American Airlines

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Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
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dimanche 16 février 2020

Lisez! Romans policiers. Thierry Brun. Ce qui reste de Candeur.



K-Libre Magazine, Laurent Greusard :  " Tout est un piège potentiel, une mort prévisible. Chaque porte qui s'entrouvre pourrait être celle qui laissera passer un revolver"

 


Extrait, Ce qui reste de Candeur :

"... Je la fixai sans rien dire... Elle semblait transfigurée. Son visage était d’une pureté totale. Elle avait l’air d’une sainte touchée par la grâce, lavée des souillures du quotidien, vierge de tout passé.
Elle écarquillait les yeux. Des larmes y perlaient, noyant le regard... Comme une matière vivante, la nuit absorbait le paysage autour de nous.... Delphine s’arcbouta pour se lever et alla s’asseoir au bord de la piscine, sa robe en un amas mousseux sur la margelle. Elle semblait flotter au bord du bassin, dans l’univers luminescent des spots, perdue dans une aura blanche et bleue, les fesses baignées par un léger clapotis. Cette soirée devenait irréelle..."








mercredi 17 août 2016

l'Ombre de Fantomas sur le Roman et le cinéma Populaire

        



" Allongeant son ombre immense / Sur le monde et sur Paris, / Quel est ce spectre aux yeux gris..." 

« Je n'aurai jamais l'imprudence, / Fantômas, de parler de toi. / J'ai trop peur de ton ombre immense / Se dressant sur mon propre toit. »

" Mais Fantômas les surclasse sous le masque..."


Sur l’affiche devenue mythique du film Fantômas de Louis Feuillade et des premiers romans signés Souvestre et Allain, une silhouette sombre, haut de forme et frac, dont le visage, masqué d’un loup restera insaisissable, écrase Paris et la Seine sous son joug. C’est Fantômas. Le maître de l’horreur et du crime diffuse la terreur dans la capitale. Voleur, assassin, bandit, roi du déguisement et de la fuite, Fantômas, l’anti-Arsène Lupin, est aussi l’un des plus impressionnants succès de librairie du début de siècle. 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Souvestre

En 1911, Paris vibre aux amours impossibles de Fandor et de la Belle Hélène, à l’odeur du sang et à la traque sans fin de Juve. Sous les déguisements de banquiers ou de manutentionnaires des halles, de la rue de l’université, d’Auteuil jusqu’aux hauteurs de Belleville, le mal est partout. 

https://www.youtube.com/watch?v=4_5ca8_Jhu4

Si au fil des trente-deux volumes écrits de concert par Marcel Allain et Pierre Souvestre puis des douze menés en solitaire par Allain, Fantômas sous le nom de Gurn est venu du lointain Transvaal avant d’étendre le champ d’action de ses forfaits au monde entier, Paris, où nul n’est plus à l’abri, reste le lieu principal et l’héroïne de cette aventure au pays du mal. De plus, les films qui, dès 1913, portent à l’écran les aventures du maître de l’effroi contribuent aussi à véhiculer au delà des frontières une certaine image de la ville des Lumières, trouble, onirique, dangereuse et excitante.


Fantômas à Paris est d’abord une histoire d’auteurs parisiens. Marcel Allain et Pierre Souvestre se rencontrent en 1907 par l’entremise de Mariette Lemoine.

 
http://www.telerama.fr/cinema/films/le-genie-du-mal,32319.php

La signature de Fantômas chez Fayard naît en avril 1910 d’un quiproquo. Les deux compères et la presse de l’époque pratiquaient en effet les techniques marketing toujours actuelles en terme de lancement avant la parution d’un nouveau roman-feuilleton. Nous avions alerté les lecteurs de L’Auto, avec des notes qui passaient dans le journal et qui étaient vraiment assez amusantes. 

http://www.letelegramme.fr/histoire/pierre-souvestre-le-breton-pere-de-fantomas-23-11-2014-10435167.php


Nous disions : deux de nos collaborateurs sont sur la piste d’un scandale effroyable, nous sommes décidés à faire toute la vérité, nous publierons quoiqu’il arrive, les découvertes qu’ils ont faites, se souvient Marcel Allain. Bunau-Varilla, alors directeur du célèbre et influent quotidien.

https://belphegor.revues.org/286


               
A la recherche d’un titre, Souvestre et Allain se mettent d’accord sur “Fantomus” ; lors de la présentation du carnet de notes sur lequel sont griffonnés les différentes possibilités, Fayard - myope peut-être - se trompe et s’exclame Fantômas… c’est épatant ! Le héros est né. 

Le lancement même du roman aboutit selon les souvenirs de Marcel Allain à une chute au moins aussi rocambolesque et surprenante que celle des aventures du maître du crime. À la sortie de Fantômas, Fayard rémunérait les auteurs mille cinq cent francs par manuscrit, soit trois centimes par volume vendu. Cependant, quand les deux auteurs se présentèrent à la caisse après la parution des deux premiers volumes, le caissier de Fayard refusa de les payer. 

http://www.sauramps.com/rapaces-les-4595810.html#tab_reviews

Reçus chez le directeur, les voilà prêts à défendre bec et ongle leur dû, quand Arthème Fayard leur tend un chèque. Dans son émotion, Marcel Allain lit deux mille deux cent francs et s’étonne qu’il y ait eu des droits qui ne figuraient pas au contrat. Il s’agit en fait non pas d’un chèque de 2 200 francs, ni de 22 000 francs mais d’un chèque d’un montant total de 220 000 francs : le premier volume ayant en effet été tiré à 800 000 exemplaires. 

La suite ici : http://www.terresdecrivains.com/Le-Paris-des-Apaches-dans-Fantomas

http://www.sauramps.com/rapaces-les-4595810.html#tab_reviews