American Airlines

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Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines

vendredi 8 août 2014

Truands French Violent Polar.

TRUANDS

"Frédéric Schoendorffer est un réalisateur qui s'intéresse visiblement aux faits divers pour trouver les bases de ses sujets de films. Cela est évident à la vision de ses deux premières oeuvres: SCÈNES DE CRIME, un film policier d'enquête basée sur une affaire criminelle. Et AGENTS SECRETS, un film d'espionnage s'inspirant d'une histoire de sabotage d'un navire de GREENPEACE par les services secrets français"

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"Son troisième long-métrage, TRUANDS, raconte l'histoire de Claude Corti qui est à l'heure actuelle le caïd parisien le plus redouté du Milieu. Prostitution, trafic de drogue ou de fausse monnaie ne sont pas un secret pour lui, et il n'hésite pas à recourir à la plus grande violence pour s'imposer à ses rivaux. Pour exécuter ses contrats, il peut compter sur un tueur à gages indépendant et efficace, Franck, qu'il aimerait bien intégrer à son équipe régulière.

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Ce dernier tient toutefois à garder sa liberté, préférant travailler en freelance avec son copain Jean-Guy. Arrêté pour possession de faux papiers et condamné à 3 ans de prison, Claude remet temporairement ses affaires entre les mains de ses bras droits, en attendant sa libération. Certains de ses associés voient alors l'occasion de se libérer de la tutelle de leur chef, et une guerre de gangs éclate où Franck et Jean-Guy devront choisir leur camp.
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Le récit s'inspire en partie de la vie d'un parrain du Milieu parisien: Claude Genova. Sauf que le style de Schoendorffer dans ses deux premières œuvres sacrifiait parfois quelques concessions vers des données fictives ou des recettes éprouvées, ce qui occasionnait par moments des scènes incongrues plus ou moins crédibles dans un ensemble exposée en termes généralement documentés et réalistes.

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TRUANDS
opte pour cette même approche, Schoendorffer cherche visiblement à présenter aux spectateurs un portrait actuel du grand banditisme parisien, tout en rendant un petit peu hommage aux classiques du cinéma de gangsters français d'après-guerre des années 50-60 dans l'emploi de l'argot par exemple.
Ce qui frappe, c'est d'abord la grande violence sordide qui y est illustrée sans retenue: scène de torture avec une perceuse électrique dans les parties sexuelles, scènes de viols, tueries et fusillades diverses etc., qui n'est pas sans nous rappeler les œuvres de Scorsese, mais avec une touche urbaine stylisée à la Michael Mann.

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http://www.coteblogue.ca/articles/truands-un-polar-violent-mais-pas-assez-innovant/

Schoendorffer n'est cependant pas aussi ambitieux que ces deux cinéastes, et sa mise en scène bien que nerveuse, a des arêtes beaucoup plus rugueuses car il n'a pas peur d'en faire trop à force de vouloir tout montrer. Seulement voilà, l'intrigue ne propose pas grand chose de neuf pour le genre, puisque cette histoire de guerre de gangs et de trahisons entre criminels où la police est plutôt absente, respire le déjà-vu."

Second point de vue :
"Truands est un film dont on ne ressort pas indemne. Tout simplement parce que durant 1h50, il plonge la tête du spectateur sous l'eau et ne lui permet de la redresser qu'une fois la projection terminée, quand certaines images ne reviennent pas le hanter."
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http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/truands.html

"Le film souffre déjà et souffrira encore de nombreuses critiques quant à son manque d'intrigue, ainsi qu'à la violence et au machisme qu'il présente. Sans vouloir se faire l'avocat du diable, il est cependant nécessaire de pointer du doigt la cohérence dont fait preuve Schoendoerffer tout au long du film.

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S'il avait voulu réaliser un thriller, il aurait mis en place une intrigue autour d'un personnage, un mystère à percer. Mais là n'était pas son ambition. Son ambition était de dépeindre le milieu des truands avec le plus de véracité possible, de les saisir dans leur vie quotidienne, leurs habitudes, leur mode de fonctionnement. En s'attachant à décrire au quotidien cette micro-société, il passe certainement à côté d'une histoire plus trépidante et enlevée."
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"le personnage le plus intéressant du film est sans doute celui qu'interprète Benoît Magimel, Franck, le petit préféré de Corti. Le film s'ouvre sur lui, la caméra reculant tandis qu'il marche vers elle, et se referme sur lui, figure solitaire et mystérieuse qui s'éloigne et prend du recul par rapport à ses activités."

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mercredi 6 août 2014

Thriller de toutes les couleurs. Genre : Romance de l'assassin.

Dans les pas de l'assassin

Leslie Tentler

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Le cauchemar recommence…

" En découvrant Reid Novak, profileur au FBI, sur le seuil de sa porte, Caitlyn sent la peur l'enserrer comme un étau. Pourquoi Reid est-il venu la trouver, alors qu'elle ne l'a pas revu depuis deux ans – depuis ce jour terrible où il a arrêté son frère Joshua, qu'elle avait été contrainte de dénoncer après avoir compris qu'il était un dangereux tueur en série ? Joshua est pourtant emprisonné à vie, dans un quartier de haute sécurité."

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"Bientôt, son angoisse se mue en pure panique quand Reid lui annonce que plusieurs jeunes femmes ont été étranglées, et qu'on leur a enfoncé une pièce d'échiquier dans la bouche. Se pourrait-il qu'un fou ait décidé d'imiter la mortelle signature de Joshua ?
C'est en tout cas ce dont semble convaincu le séduisant Reid. Tout comme il semble persuadé que Caitlyn est en danger, et qu'il doit la protéger."

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"On ne peut reprocher qu'un vrai défaut à cette intrigue : son classicisme. Honnêtement, le scénario est très convenu, celui d'une série B qui passerait l'après-midi sur une chaîne de télévision. Le bon point, c'est qu'il y a plusieurs pistes qui se croisent, et que l'identité du copycat n'est pas si évidente que cela. Toutefois on regrettera deux héros "biens" sous tous rapports, ce qui affadit un peu ces deux personnages."

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Hormis donc cette ligne de conduite bons contre méchants, où tout est un peu trop blanc d'une part et un peu trop noir d'autre part, l'intrigue est impeccablement menée. Les péripéties s'enchaînent comme un métronome. L'introduction est par contre moderne, notamment nos deux héros se connaissent déjà et nous arrivons pour prendre le train en marche, la relation sentimentale pourtant ni avouée d'un côté comme de l'autre, étant latente entre eux."

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http://blue-moon.fr/spip.php?article8903
"La seconde bonne idée de Leslie Tentler est d'avoir rendu son héros vulnérable. En effet, Reid Novak n'est pas encore remis d'une ablation d'une tumeur au cerveau. Là encore, cet élément tient une forte place dans le déroulement de l'enquête et interfère avec les capacités de profileur de notre héros. L'auteur maîtrise tout cela parfaitement."

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Thriller et poudre sur Ecran. Genre : Déconcertant Cartel.

Cartel de Ridley Scott

"Il est effectivement vrai que le Cartel de Ridley Scott sent à foison l'âme de son frère décédé, film poissard dans lequel l'on discute philosophie pour mettre en exergue des exemples concrets et faire de l'avertissement d'une mort douce une vérité inaltérable. "

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"Ridley Scott est un cinéaste de l'étrange, dont l'étalage de tout son talent esthétique est parfois, et Prometheus l'avait prouvé, une véritable tare pour le récit et le propos que celui-ci essaye de présenter. "

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"Ecrit avec la plume de l'immense Cormac McCarthy, dont les livres tels que la Route ou No Country for Old Men avaient poussé John Hillcoat et les frères Coen à les adapter pour le succès qu'on leur connaît, Cartel est un film assez singulier, particulièrement bavard et dont l'empreinte visuelle en fait un film hors du temps. Hors des normes que le cinéaste s'était fixées et dont le récit, éclaté, elliptique, produit un effet immédiat sur le spectateur, celui de le déranger."

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"Ce qui intéresse davantage le cinéaste n'est finalement pas l'intrigue, anecdotique à souhait, qui joue sur une complication intentionnelle des destinées de chaque personnage, mais le verbiage avec lequel il les présente, la manière dont Ridley Scott annonce la menace à venir. Les dialogues sont en effet savoureux, incisifs, appuyés par la mise en scène, car l'écriture de Cormac McCarthy épouse complètement les formes de l'art filmique et sont mis en avant avec un plaisir convenu entre le cinéaste et l'écrivain."

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"En effet, le métrage apporte son lot de suspense, de métaphores, d'anaphores et une structure elliptique qui amplifie la sensation d'une noirceur sépulcrale, mais Cartel n'apporte malheureusement rien au genre tant l'implication de ses protagonistes à l'ouvrage semble inégale. Cameron Diaz est éblouissante en femme fatale, ose et embrasse la caméra d'une attitude sauvage qui, dans les séquences où elle apparaît, rend le film plus léger, tout en maximisant la moiteur."

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"Cartel traite l'aspect irrévocable de la sentence des mortels à affronter leurs démons intérieurs et les actes qui ont guidé leur vie, Ridley Scott ne réitère pas l'exploit de films comme Blade Runner où le cinéaste prouvait, malgré le discours sombre, nihiliste, au travers d'une tirade, sa capacité à créer de l'émotion, à faire d'une séquence le symbole d'un film où l'humain, le discours traité dans les profondeurs, demeurait l'ultime quête du film."

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http://imwtlaredac.wordpress.com/2013/11/17/cartel-de-ridley-scott/

"Assurément, Cartel est un film déconcertant, pourtant, il n'en demeure pas moins plaisant et intemporel pour ceux dont la vision ne se limite pas à la vue d'un casting aussi imposant. Ridley Scott se fait désormais cinéaste du déclin et son cinéma s'en ressent. La puissance sidérale de ses anciens films a désormais laissé place à une frustration existentialiste, un mépris pour l'Homme, une force nihiliste qui désarçonne le spectateur. L'Homme n'a jamais été aussi près des thèmes du réalisateur et pourtant sa mise en scène s'en éloigne de plus en plus, tout comme le style s'étire, l'épure plus présente (la photographie de Dariusz Wolski est particulièrement propre). Sans être l'immense ratage que beaucoup y ont vu, Cartel demeurera longtemps une interrogation..."

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mardi 5 août 2014

StarredpUp Thriller animal carcéral. Violente Chronique.

Les Poings contre les murs, réalisé par David Mackenzie


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"C'est officiel : David Mackenzie n'a plus du tout envie de rire. Cinéaste jusqu'alors un peu « passe-partout », au service de comédies anecdotiques (Toy Boy en est le parfait exemple), Perfect Sense annonçait déjà l'approche rêche qu'il fait et ferait du cinéma désormais. Avec les Poings contre les murs, Mackenzie s'attaque au genre carcéral, en CinemaScope. Les-Poings-contre-les-Murs-Teaser-VO_reference

Belle surprise d'ailleurs que de voir, en premier lieu, un film qui voit la prison comme un univers à part entière, duquel le spectateur ne sortira jamais et de parvenir à le sublimer.

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L'extérieur, pour les détenus, n'est d'ailleurs pas une option pour la majorité. Condamnés à perpétuité, les personnages du film luttent pour leur survie dans une asphyxiante hiérarchie des hommes que Mackenzie cherche à analyser tout du long.

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Le choix du format anamorphique met en avant les ambitions du cinéaste britannique à faire de son film une expérience sensitive et immersive. Porté par la force du jeune Jack O'Connell, les Poings contre les murs fait le choix de ne pas traiter le quotidien de cette prison anglaise mais bien ce qu'il s'y passe, de ces quelques hommes qui y cherchent une rédemption.

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Le film, à l'instar de ces personnages, prend le temps de poser son postulat, d'accumuler la violence de chacun des êtres pour l'expulser dans des scènes de violence époustouflantes et terrifiantes. Brillamment mises en scène, elles accumulent avec audace des plans-séquences et un montage fluide qui en font des séquences, jusqu'alors, rarement vus dans des films carcéraux.

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N'accumulant jamais les effets de sensationnalisme, la mise en scène de David Mackenzie joue sur l'idée d'une corde que l'on tend à l'infini. Les regards menaçants durent, les scènes de violence verbale peuvent éclater à tout moment. Les Poings contre les murs ne ressemble à rien qu'on n'ait vu auparavant, dans le genre. Ne se servant jamais de thématiques politiques ou sociales, à l'instar des quelques films du genre sortis récemment (les magnifiques Dog Pound de Kim Chapiron et Un Prophète de Jean-Jacques Audiard), le film de Mackenzie joue la carte d'un plaisir à demi-avoué.
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On y expie nos pulsions de violence, on rigole inconsciemment un peu de l'outrance de certaines scènes, à la manière du chef d'œuvre du genre, Bronson de Nicolas Winding Refn. La prison est ici un théâtre dans lequel chacun y cherche sa place, le rôle qu'on souhaite interpréter mais surtout qui l'on est véritablement. Malgré la noirceur habituelle des films de prison, David Mackenzie privilégie la lumière dans ce décor qui résonne comme dans une église.

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Les lumières, braquées sur chacun comme sur une scène, symbolisent la construction à la fois très maîtrisée et sauvage du film. Les plans sont millimétrés mais Mackenzie semble aussi prendre grand plaisir à filmer des situations qui dérivent, pour manier différentes thématiques dans un seul et même plan. On y parle des parents, de désirs et d'une animosité qu'il faut savoir maîtriser. Les discussions entre les protagonistes sont la cure face à une nature qui peut reprendre le dessus.


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Acteur animal, intraitable pendant toute la durée du métrage, Jack O'Connell, dans le rôle de Eric Love, crève l'écran. Sa performance est vaste, imprévisible et constamment entre deux registres, entre la violence extrême et une émotion contenue, prête à être expulsée.
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Heureusement, l'écriture admirable des seconds rôles (Rupert Friend est époustouflant) lui permet aussi de s'exprimer par l'intermédiaire des seconds rôles dont la présence de chacun est primordiale dans la reconstruction de Eric Love. Ben Mendelsohn, définitivement génial dans tous ses rôles, maîtrise aussi sa composition, au travers d'un rôle complexe du père absent. Les Poings contre les murs demeure avant tout un film sur la reconstruction. Rebâtir ce qui est encore possible, filmer des éléments éparses qu'il faut recoller malgré un contexte qui incite à la fragmentation et au silence."

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Top thriller Télérama . Genre Spectre Melvillien. Collatéral

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"Max travaille comme taxi de nuit à Los Angeles. Un soir, un homme élégant, prénommé Vincent, monte dans son véhicule.


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Max conduit son passager à un premier arrêt. Vincent lui demande de l'attendre. Quelques instants plus tard, un coup de feu retentit, un corps tombe sur le capot du taxi et Vincent se précipite dans le véhicule.

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Max comprend alors que son client peu ordinaire est en fait un tueur à gages, qui travaille pour le compte d'un caïd de la drogue. L'assassin est chargé d'exécuter pas moins de cinq contrats en une seule nuit. Vincent, qui ne dispose que de quelques heures pour remplir sa mission, demande à louer les services de Max pour 600 dollars..."

En savoir plus sur http://television.telerama.fr/tele/films/collateral,3253604.php#1XPUTiwXj7C1t5ep.99

 "Pour Le film d'action revisité Un chauffeur de taxi dévoué mais incapable de conduire sa propre vie doit affronter un génie du mal qui l'a pris en otage. Tel pourrait être le résumé de cette folle nuit de violence, de peur, de chantage, de comédie aussi, à travers highways, artères, parkings et buildings de Los Angeles, ruban urbain qui s'étend à perte de vue.


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Une ville « déconnectée », un dédale sillonné comme en rêve, observé de partout, du bitume comme du ciel, depuis l'oeil plongeant de ces fameux anges (Los Angeles). Cinq témoins gênants à liquider, c'est le boulot que doit accomplir Vincent au cours de cette nuit, avant de reprendre sereinement son avion du matin. Ignorant ces projets présentés comme des rendez-vous de business, Max accepte, en échange d'une poignée généreuse de dollars, d'accompagner ce passager très bien sapé, costume gris et chemise blanche nickel.

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La chute imprévue de la première victime sur le toit du taxi lève brutalement toute ambiguïté, Max doit maintenant s'exécuter sous peine d'y passer lui aussi. « C'est quoi votre truc ? » demande-t-il un moment. « L'indifférence », répond l'impérieux Vincent, spectre melvillien en plus loquace. Car entre deux meurtres, le flingueur taoïste et le chauffeur consciencieux vont deviser jusqu'à l'aube, de tout et de rien. Action, discussion, c'est le moteur à deux temps de ce thriller crépusculaire, largement au-dessus des films américains actuels.

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Le talent de Michael Mann
(Heat, Révélations, Ali) n'est plus à démontrer. Il s'impose une fois encore comme l'un des meilleurs sinon le meilleur outre-Atlantique, celui qui apporte à chaque genre visité (film noir, biographie, film-dossier) une forme nouvelle de lyrisme mélancolique.

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Extrême précision du regard, alternance de plans courts et longs, confiance dans les acteurs : Collateral n'échappe pas à la règle et s'imposera comme un nouveau modèle. Briser la glace du film d'action, apporter un peu d'échange fût-il dérisoire, c'est contre toute attente l'objectif du réalisateur et de son scénariste (Stuart Beattie).

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Un comble quand on sait que Mann a toujours aimé s'attarder sur ce qui fait écran, même les surfaces transparentes. Elles abondent ici ­ ce qu'on voit des fenêtres du taxi ou du métro, ces buildings fuyants de verre sur un ciel changeant, forme un défilé fascinant d'images irréelles. Mais à l'intérieur, confiné dans l'habitacle, on évolue dans un autre espace-temps, moins anonyme, où les masques tombent. Bulle, cocon, confessionnal des temps nomades, le taxi bichonné par Max est le dernier refuge d'où paradoxalement peut surgir un peu de consistance et de vérité."

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" Tom Cruise, entre samouraï impassible et panthère grise, impose une présence minérale et animale. Son personnage vient de nulle part, il est juste de passage. C'est un monstre de sang-froid, mais capable de varier les registres. Amateur de jazz, grand seigneur (lorsqu'il s'occupe de la mère de Max mieux que le chauffeur de taxi lui-même), chaman un peu fumeux, il brouille les pistes en cumulant les rôles. Collateral, on le voit, est surtout un jeu avec les codes du genre, les rôles et les apparences, un film plus ludique et moins pénétrant sans doute que Heat ou Ali, mais rudement bien orchestré."

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lundi 4 août 2014

Classement Culture Livre AuFeminin.Com. Thriller.

"Souviens-toi de demain" : le thriller que vous n'êtes pas près d'oublierGiftele-inter

Charlie se réveille un matin à l'hôpital, amnésique. Que fait-elle ici ? En quête de vérité - sa vérité - elle va tenter de reconstruire le puzzle de sa vie tant bien que mal. Parce qu'en plus d'avoir perdu la mémoire, elle est incapable d'enregistrer de nouveaux souvenirs. Comment va-t-elle s'en sortir et surtout, que va-t-elle découvrir ? Une écriture poignante pour un thriller psychologique palpitant.

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Rencontre avec Vanessa Caffin, auteur de "Souviens-toi de demain" aux éditions Calmann-Lévy.


Pourquoi avoir choisi le thème de l'amnésie pour écrire un thriller ?

Parce que c'est un ingrédient magnifique pour le thriller qui permet de brouiller les pistes et donne une dimension profondément humaine aux personnages. L'amnésie ouvre la porte aux mensonges, à la paranoïa, aux secrets. Je voulais que l'intrigue soit haletante du début à la fin, avec un rebondissement final inattendu, dans la veine de romans comme Shutter Island de Dennis Lehane, ou de films comme Memento, Usual Suspect ou Le Sixième Sens. J'aimais aussi l'idée de plonger le lecteur dans une course contre la montre pour la survie. Comme s'il accompagnait l'héroïne dans sa quête de vérité.




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http://www.aufeminin.com/livres-a-lire/vanessa-caffin-souviens-toi-de-demain-s505983.html

Comment Charlie combat-elle son angoisse ?

Charlie, l'héroïne, souffre de deux handicaps : elle a tout oublié de son identité, mais elle est également incapable d'enregistrer de nouveaux souvenirs. Chaque nuit, tout s'efface. Elle se réveille vierge de tout passé. Pour combattre son angoisse, elle dispose d'un carnet dans lequel elle note tout : les événements des derniers jours, ses alliés, ses ennemis. Mais, privée de repères, elle se trompe évidemment d'histoire. Et c'est là que les problèmes commencent !The-Loft-la-bande-annonce-d-un-thriller-psychologique-inquietant_exact1024x768_l




Pensez-vous que les femmes ont plus besoin que les hommes de reconstruire leur passé?

Non. Nous sommes tous le fruit du passé, hommes et femmes. Les souvenirs forgent notre identité. Sans eux, nous naviguons à vue. Cette question m'a hantée pendant toute l'écriture du livre : que deviendrions-nous s'il fallait chaque jour tout réécrire, sans connaissance d'hier ?
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Meilleures ventes Polar - Roman Policier et Thriller.

La Faute. Paula Daly. Le Cherche Midi Editeur

L'auteur

 " C'est le premier roman d'une anglaise de 40 ans, qui signe avec « La faute » (titre anglais « What kind of mother you are ») un thriller familial véritablement additictif. Les droits d'adaptation ont déjà été achetés par les américains mais également par un producteur français : vous retrouverez probablement ce Thriller sur une chaîne française !

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Thème

La culpabilité sous toutes ses formes. Lisa mère de trois enfants, un mari et un métier à plein temps, est une femme débordée. A l'occasion de la disparition d'une jeune fille, amie de sa fille, dont elle avait la garde, la vie de Lisa vire au cauchemar : L'adolescente a-t-elle été enlevée, comme cette autre jeune fille, que l'on vient de retrouver par miracle ?

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A-t-elle été victime d'un pédophile signalé dans la ville ? Si on ne la retrouve pas, Lisa ne se le pardonnera jamais. Aussi n'a-t-elle pas le choix : elle doit tout faire pour retrouver la jeune fille en menant son enquête parallèlement à la Police.



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http://www.culture-tops.fr/critique-evenement/livres/la-faute#.U9-fY6P7fRg


Points forts

 D'emblée nous avons l'impression de connaitre cette femme : c'est vous, c'est moi, c'est notre voisine. Et l'on comprend au fil des pages son désarroi, son immense culpabilité et puis sa colère et sa détermination quand des enfants sont en danger : on ne peut pas lâcher le livre, qui se termine pas un coup de théâtre tout à fait saisissant "


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