American Airlines

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Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
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mardi 5 juillet 2022

Lisez Babelio ! Epaulard, Editions Jigal : le web, Babelio et Bibliosuf parlent du roman policier de Thierry Brun.

 

 ⭐⭐⭐⭐⭐

 

Une critique élogieuse sur le web. Babelio, L'évasion et les Mots. Magazine Littéraire.

"Engagée pour protéger une mère de famille et ses deux enfants dans un transfert vers l'Italie, les choses ne vont pas du tout se passer comme elles auraient du l'être. Un attentat va coûter la vie aux protégées et meurtrir physiquement et psychiquement Béatrice.

 

Après une très longue rééducation , elle va décider de se réfugier dans un petit village du Morvan pour tenter de se reconstruire, loin de tout et surtout des autres. Mais c'est sans compter avec le curé Pol qui va la pousser dans ses retranchements et l'obliger à mettre le doigt sur les stigmates de son passé qui se répercutent dans sa vie et bouchent son avenir.

 

Encore une héroïne magnifique proposée par Thierry Brun, une femme à la fois forte et terriblement fragile.  C'est vraiment un merveilleux portrait d'une femme qui doit se reconstruire pour pouvoir avancer car le destin ne l'a pas vraiment gâtée.

 

L'écriture est comme toujours ciselée et prenante.

 

Bref une nouvelle réussite à mettre à l'actif de cet auteur dont je persiste à dire et à penser qu'il mériterait une reconnaissance beaucoup plus importante.

 

Un immense merci aux Éditions Jigal et à Thierry Brun pour leur confiance".

 Bibliosuf, Babelio

https://delcyfaro.blogspot.com/search/label/Brun%20Thierry 

 


 



 

jeudi 4 février 2021

Origine Paradis, Thierry Brun, Marie Claire Critique

 Origine Paradis est à l'honneur dans Marie Claire de Février, sous la plume de Gilles Chenaille !


      

 

"Derrière le titre ironique se dévoile une histoire d’enfer, menée avec une rage froide par Thierry Brun, l’auteur talentueux de Surhumain et Ce qui reste de candeur, romans noirs mais scintillants et profonds. Ici, son narrateur enfant voit ses parents se défenestrer main dans la main. Et, dans sont parcours chaotique d’adulte plus tenté par la violence que par les pleurs, n’aura de cesse que de remonter à l’origine de ce drame fondateur. Une écriture ciselée dans la simplicité, directe, hypnotique. "

 Marie Claire Magazine. G.C. Ed. Hors d’Atteinte.

 

"Encore une fois, Thierry Brun nous offre un roman dans lequel les personnages sont le point fort.
Ce ne sont pas des anges, pas davantage des démons mais des êtres vrais, cabossés, agaçants parfois mais également touchants.
L'histoire elle même oscille entre émotion et rage. On est embarqué complètement, se demandant comment Thomas va t'il gérer tout ce qu'il va découvrir et où tout cela va t'il l'emmener.
Je le redis une nouvelle fois, si vous ne connaissez pas l'auteur, vous devez le découvrir absolument et si vous le connaissez déjà, lisez son nouveau roman il en vaut vraiment la peine".


https://delcyfaro.blogspot.com/2021/02/origine-paradis-thierry-brun.html


" L'intrigue singulière de ce roman renvoie à l'incapacité du choix. Elle place Thomas, enfant perdu hanté par le deuil entre le "couteau et la cible". et dévoile comment, à l'image des parents, il peut encore être englouti par la domination qu'exerce un proche de la famille. Thomas est un rêveur. Lui et ses amis grandissent dans un internat et aiment regarder les étoiles par un vasistas en fumant des cigarettes. ,
Ce roman parle de la vulnérabilité, des endeuillés. Il parle d'une histoire familiale terrible qui peut tuer et comment Thomas fera pour s'en sortir. Roman douloureux et aussi portrait de la mère, femme magnifique amoureuse d'un voyou "

 Babelio. https://www.babelio.com/livres/Brun-Origine-paradis/1279038 

 

Une très belle découverte à travers cette lecture où la place des émotions est importante, le chagrin, la rage et la colère sont bien représentés, parfois même personnifiés. L'Amour ou son absence fait également partie intégrante de ce récit.

J'ai vraiment adoré ce procédé qui tient parfaitement en haleine la tension du lecteur, qui essaie par jeu de deviner la suite. La manipulation et l'emprise sont omniprésentes, parfois très flagrantes, à d'autres moments, plus insidieuses. L'auteur a jonglé très habilement avec ces notions.
Doit-on rester dans l'interrogation ou essayer de percer les mystères ? Les non-dits ou mensonges peuvent détruire mais la vérité est-elle toujours acceptable ? 

https://leslecturesdemaud.com/2021/02/11/origine-paradis-de-thierry-brun/ 


Un texte à la fois classique, très dialogué, des personnages et des situations ou événements forts et atypiques font que ce roman se suit avec un grand intérêt, je dirais même avec un intérêt grandissant au fur et à mesure qu'on tourne les pages.

https://www.lyvres.fr/2021/01/origine-paradis.html 


Qu'est-ce qu'un homme ? Qu'est-ce qu'une vie ? Amples questions dont il serait souvent bien vain de chercher une réponse, surtout que de nombreux philosophes s'y sont cassés les dents. Toujours est-il qu'être un homme c'est à la fois son passé et ce qu'on fait de sa vie. C'est un peu la trajectoire que nous propose ici Thierry Brun.
... nous sommes dans la vie réelle, dans la recherche d'un homme qui se souvient de son enfance en même temps qu'il essaie de se construire. Comme tout construction, Thomas (et à travers lui Thierry Brun) utilise les matériaux dont il dispose. Il agence les éléments comme il peut. Il dépose du béton un peu laid dans un coin, mais au moins il sait que ça tiendra. Thomas agit ainsi, car c'est un homme normal, qui ne possède pas forcément toutes les clés de sa vie.

http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=5957

lundi 17 août 2020

Mehdi Charef Editions Hors d'Atteinte Livres Hebdo

 

"Le romancier et réalisateur né en Algérie reçoit son premier prix littéraire majeur pour un récit autobiographique sur son enfance et son émigration en France.

Le Prix littéraire de la Porte Dorée 2020 a été attribué à Mehdi Charef pour Rue des pâquerettes, paru en janvier 2019 aux éditions Hors d’Atteinte.  Le livre sera publié en poche chez Pocket le 3 septembre. Le livre avait été sélectionné pour le prix Marcel Pagnol et le prix Hors-Concours l'an dernier.


Le prix récompense chaque année une œuvre écrite en français ayant pour thème l’exil, l’immigration, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires. Il est doté de 4000 euros.


Rue des Pâquerettes est le récit de l'arrivée de Mehdi Charef en France, en 1962, dans le bidonville de Nanterre. Le petit Mehdi, ses frères, ses sœurs et sa maman arrivent tout droit de la région de Tlemcen pour retrouver le père de famille, travailleur en France depuis plusieurs années et installé dans un baraquement de fortune, au sein d’un environnement quasi uniformément algérien. Il décrit le froid, la boue, l'humiliation et le racisme ordinaire, mais aussi cet instituteur qui l'initie à la littérature ou la douceur d'une voisine. Du haut de ses dix ans, Mehdi observe et commente ce qui l’entoure avec acuité, intelligence, parfois même avec humour.


"C’est un enfant algérien qui parle de son itinéraire et de son rapport à ses parents mais dans un espace surprenant, celui d’un bidonville de Nanterre. C’est un texte très émouvant. Il y a une écriture transparente, sans emphase, mais qui finit par toucher le lecteur" déclare Nedim Gürsel, président du jury"

Le dernier roman de Mehdi Charef :


 

 

 

 Source : Livres Hebdo

dimanche 16 août 2020

Origine Paradis, Editions Hors d'Atteinte

 Les Éditions Hors d'Atteinte publieront mon nouveau roman en Février. Paraitront également  "Le Parti des Communistes", le dernier ouvrage de  Julian Mischi, sociologue et " La dernière Amazone" de Nina Almberg, réalisatrice.

 Quelques mots sur la maison  :

"Fondées en 2018, par Ingrid Balazard et Marie Hermann, les éditions Hors d’Atteinte propose de nouvelles grilles d’analyse d’un monde contemporain en pleine mutation, de donner de l’espoir à ceux qui luttent et d’offrir un espace à des voix inaudibles ailleurs. Féminisme, environnement, urbanisation, racisme, médias, populismes sont quelques-uns des thèmes abordés dans nos livres, dont beaucoup sont conçus comme des boîtes à outils. Hors d’atteinte, comme ce qui ne peut être touché, saisi – ce qui est subtil et souple, indépendant et fugace ; mais aussi ce qu’on met à l’abri, dans un endroit inattaquable, inabordable" 




jeudi 7 mai 2020

Boojum, Magazine Littéraire. Ce qui reste de candeur, entretien avec Thierry Brun

Boojum, le magazine de la culture sous toutes ses formes, de la série Tales from the Loop aux travaux de l'historienne Marie Boutier-Bitan, propose un entretien avec Thierry Brun pour la publication de son roman, Ce qui reste de Candeur, éditions Jigal.

 

Extraits

Loïc Di Stefano:

"Ce qui reste de candeur est d’abord l’ancrage de l’humain dans la noire tourmente d’un témoin protégé, si peu protégé… C’est une ambiance, poignante, servie par une écriture acérée, sèche, qui ne négocie rien.

Thierry Brun, dans ce roman tant attendu, montre combien il maîtrise l’art d’aligner tous les poncifs et de les tordre un par un. Thomas est installé dans un rôle et très tôt on sait qu’il est voué à mourir. Et chaque pas qu’il fait est une avancée vers cette issue. Et pourtant, en même temps, chaque étape franchie laisse entrevoir un peu de lumière, à laquelle s’accrocher pour continuer à vivre, malgré tout."


LDS : Le récit est à la première personne, comme en immersion. Pourquoi choisir ce temps très personnel ? 

 

"Quand l’évidence de l’intime est là, on ne se pose pas de questions. Thomas Boral ne pouvait vivre à la troisième personne. Il n’y aurait aucun regard extérieur. Ce serait pulsionnel, sans aucune analyse. Rien n’est vraiment expliqué, on découvre peu à peu les ressorts de l’histoire, la psychologie des personnages. Tout passe par Thomas. Ce qu’il est apte à comprendre, ce qui n’est pas dit, dans les silences, les ellipses. Il n’entend pas bien, pas tout. C’est un homme ordinaire. Il n’a rien de ces personnages de fiction capables de recul sur ce qu’ils vivent et d’en tirer des conclusions qui vont les tirer du mauvais pas. Il avance comme il peut et trébuche. Il est attiré par les gens bizarres. Thomas en mode Jese fait avoir, n’est pas plus malin que son voisin. Il va vers des choses qui peuvent paraitre négligeables dans un roman policier, mais terrifiantes en profondeur : les sentiments, les relations qu’entretiennent les gens entre eux, les hommes et les femmes, C’est la vraie vie" 

La suite de l'entretien est à découvrir ici :

Entretien Boojum


mercredi 18 mars 2020

Polar Ce qui reste de Candeur, éditions Jigal. Extraits.


"...Delphine soupira en travaillant des jambes vers mon côté du lit. Je l’enlaçai, bouleversé par la finesse et la douceur de sa peau, caressai ses fesses en me disant que tout ça était éminemment stupide. Je refusai de l’interroger au sujet de son mari. Elle avait préparé son truc, je lui faisais confiance.
Elle me tourna le dos en se cambrant pour me faciliter les choses…
À chaque fois, c’était la même chose, je ne pouvais m’empêcher de me souvenir du temps où Anne peinait à ramper hors du lit, où elle se sentait trop faible pour nous faire un en-cas digne de ce nom. Jouir nous épuisait au point que nous ne pouvions faire le moindre mouvement.
 Je me cramponnai aux hanches de Delphine à les briser. Elle manquait de m’échapper, jouissait en donnant des coups de reins dans une espèce de roulis spasmodique. Elle m’encourageait, me remerciait. Au final, elle s’effondra sur l'oreiller en grognant.
— Eh bien maintenant, je sais, lâcha-t-elle. Je sais… Je n’en étais pas absolument sûre. Maintenant, je le sais.
Ses cernes se détendaient. Elle soupira d’aise en s’étirant. M’ausculta du regard, de la tête au pied.
— Dis donc, t’es en forme.
Je me retournai de mon côté du lit pour m’asseoir au bord.
— Rentre chez toi.
— Je t’en prie. On ne peut rien y faire, tu m’entends ? Je savais qu’on matcherait.
— Il n’y a pas de On. C’est arrivé, une fois. Mais, c’est fini.
— Tu aurais pu me renvoyer.
— J’aurais pu.
— T’en avais autant envie que moi. J’ai bien vu comment tu me matais.
Je la regardai, éberlué. Cette fille allait me causer les pires ennuis.
Elle se redressa mollement en soupesant ses seins encore durs ; elle souriait. Puis, elle alluma une cigarette. Je compris confusément que dans sa tête, elle s’installait, elle allait devenir ma galante, je comblerai ses prochaines parenthèses adultères. Je vis bien à son sourire qui refusait de disparaître qu’elle concoctait déjà un scénario qui allait plus ou moins dans ce sens.
 Je l’observai. Et voilà que la bête se réveillait, à en juger par le violent désir qui me submergea de nouveau, qui me tordit le ventre. J’étais incorrigible. Incapable de la plus petite réflexion cohérente face à la nouveauté d’un corps. Je me jetai sur elle, lui emprisonnai les bras. Elle me toisa sans desserrer les dents. Il y avait quelque chose dans son regard, comme un défi, une autorité qu’elle pensait, à juste titre, exercer sur moi. Et, je crus aussi entrevoir une forme de colère rentrée, mais je n’y pris garde. Puis tout à coup, je compris que Delphine avait dû me surveiller, ou du moins roder dans les parages. Attendre le bon moment… Et, j’en restai interdit. Mais non, elle avait certainement agi sur un coup de tête, après deux trois verres.
Quelque chose en moi avait tout déclenché, en quelques secondes. C’était du moins ce qu’elle m’expliquait en se versant un café. Elle ne se décidait pas à rentrer chez elle. Chez eux ! Je venais de faire l’amour à une femme mariée, avec tout ce que ça comportait comme conséquences possibles. Je tournai autour d’elle. Le soleil joua avec sa blondeur ébouriffée.
— Faut que t’y ailles, là..."