American Airlines
Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
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lundi 17 août 2020
Mehdi Charef Editions Hors d'Atteinte Livres Hebdo
Le dernier roman de Mehdi Charef :
Source : Livres Hebdo
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dimanche 16 août 2020
Thierry Brun un roman aux Editions Hors d'Atteinte
A paraitre en Février 2021
1
Marie Hermann, éditrice depuis plusieurs années, a créé en 2018, avec son associée Ingrid Balazard, les éditions Hors d’atteinte. Une maison d’édition qui se donne pour but de proposer de nouvelles grilles d’analyse d’un monde contemporain en pleine mutation, de donner de l’espoir à ceux qui luttent et d’offrir un espace à des voix inaudibles ailleurs. Féminisme, environnement, urbanisation, racisme, médias, populismes sont quelques-uns des thèmes abordés à travers des ouvrages de littérature et de non fiction.
« La maison d’édition est aussi née du constat qu’on ne pouvait pas faire ce qu’on voulait là où on était et qu’en tant que femmes il fallait créer des structures pour pouvoir travailler comme on le voulait » nous explique Marie qui nous reçoit chez elle, dans son appartement marseillais acheté à crédit il y a plusieurs années. Pour Marie cet appartement qui n’appartient qu’à elle, c’est une chance immense, un gage d’indépendance, de femme forte. Une chambre à soi, un refuge dont l’idée fait joliment écho à Hors d’atteinte définit comme « ce qui ne peut être touché, saisi (…) mais aussi ce qu’on met à l’abri, dans un endroit inattaquable, inabordable. »
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mercredi 17 août 2016
Le réseau de la Place des Libraires.
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samedi 23 avril 2016
Trailer Roman Noir Policier.
Voici la bande annonce du roman noir Les Rapaces, publié par les éditions Le Passage dans la collection Ligne Noire :
samedi 5 septembre 2015
Les vampires. Sang sous la Toile
Les vampires étaient en réalité des créatures parfaitement adaptées à un cinéma limité et défini par la censure. Créatures à sang froid, commettant leurs forfaits sans être vues (discrétion remarquable), métaphore de (donc détour, allusion à) l'emprise amoureuse et de (à) la possession sexuelle, elles savaient incarner et provoquer l'effroi dans le cadre assigné par la décence et les convenances d'une époque puritaine.
Mais dès que la violence et la sexualité obtiennent le droit d'être représentées sans tabou, le vampire perd ce qui faisait sa pertinence, et se trouve très rapidement "ringardisé" : le maniérisme rigide de ses pratiques et le raffinement de sa sauvagerie ne fonctionnent plus aux yeux d'un public désormais habitué à une débauche d'hémoglobine généralisée. Le sang versé (ou, plutôt, qui gicle tous azimuts) dans les images de cinéma a dissout sans espoir de retour la figure racée du vampire de naguère : elle ne perdure qu'à travers les manières débrailléees et orgiaques des séries Z. Blade (1998, 2002, 2004) n'est pas du très bon cinéma, mais est assez carré (à commencer par l'interprétation de Wesley Snipes) et maîtrisé pour sembler en fin de compte plutôt malin.
Cela n'empêche pas que depuis maintenant presque 50 ans, le moindre geste, le moindre coup de feu peuvent (cf. le récent et impressionnant Killing Fields de Ami Canaan Mann, mais aussi les derniers films de Jacques Audiard, où le corps est le lieu de toutes les pulsions et violences, de tous les accidents et outrages) faire plus de ravages et avoir plus de portée dramatique (ou horrifique) que les actes nocturnes et contre-nature du fier chiroptère qui passait par là. Le vampire est le symbole de la part monstrueuse des êtres humains ; or, de symbole il n'y a plus besoin depuis qu'il est permis de tout montrer : aujourd'hui un tueur est scénariquement envisagé comme pleinement monstrueux et l'est effectivement bien plus que les monstres du cinéma pudique, romanesque et elliptique d'autrefois. Dracula et ses frères de sang sont la marque d'une époque, d'une sensibilité, d'une manière de raconter et de ressentir totalement disparues dans le cinéma populaire.
Filmo :
Les Prédateurs. Tony Scott. 1983.
Bien
que ce film n'échappe pas à certains travers kitsch du cinéma des
années 80 (un côté un peu trop facilement clip), sa démarche
stylistique surprend, et impose son panache. Tout un visuel pastel et
écru se déploie au gré d'une série de séquences qui, revues 25 ans
plus tard, tiennent encore la route ; Tony Scott a
su en réalité renouveler dans cette série B un univers depuis
longtemps desséché.

Dracula
. Francis Ford Coppola. 1992. [B.S.]
Avec
ce film virtuose (par sa mise en scène) et sincère (une exploration du
deuil) Francis Ford Coppola rend ici tout autant hommage au Septième Art
qu'à la figure complexe, romantique, maléfique,
révoltée, du héros des Carpates. Le comédien Gary Oldman est
impressionnant (rage, désespoir, séduction, sentiments, vice,
déchaînement animal). Wynona Rider (comédienne météore) est une Mina
Murray tendre et adorable.
Entretien avec un vampire
. Neil Jordan. 1994.
Ce
film a au moins un intérêt : séparer l'ivraie du bon grain. Pour qui
avait jusque-là un doute, Neil Jordan apporte la preuve que Tom Cruise
est un comédien largement insuffisant, tandis que Brad Pitt est, quant à
lui, capable d'insuffler à ses rôles une dimension intérieure proprement troublante.
Par ailleurs, ce beau film est certainement avec celui de
Coppola celui qui a su le mieux explorer un univers, avec la part de
ténèbres, de poésie, de romanesque et de romantisme qui manquent en
règle générale aux autres œuvres
Eyes wide shut
. Stanley Kubrick. 1999.
Il
n'est pas question ici de vampires. Mais la métaphore est opérante :
quelles forces cachées (et néanmoins effectivement à
l'oeuvre) vampirisent la société, la vie conjugale, la
solitude de chacun ? A la presque-fin de ce récit étrange, Stanley
Kubrick emprunte à Murnau et fait du personnage que
joue Tom Cruise un nouveau Nosferatu :
incapable d'assumer les fantasmes qui le hantent, de vivre ses désirs
refoulés, il se sent perdu, dépossédé de lui-même. Vivant, et
non-vivant.
Morse
. Tomas Alfredson. Suède. 2009.
Tiré d'un roman de John Ajvide Lindquist, le film de Tomas Alfredson marque par sa grande délicatesse de traitement
: il fonctionne comme une chronique sociale (l'action se déroule dans
une banlieue pauvre, dépressive, de Stockholm) et adolescente (un garçon
de 12 ans, Oskar, est confronté à la méchanceté de certains de ses
camarades de classe, à un père attentif quand il ne boit pas, et à une
fille de son âge, Eli, qui est En réalité un vampire). Par ailleurs, le
film déploie par moments (les scènes horrifiques) la
maestria et le délire farfelu des meilleurs films de série Z :
impossible par exemple d'oublier la scène où une poivrote défraîchie se
fait agresser par un bataillon de chats domestiques, ni celle où (étant
devenue une créature de la nuit) elle s'embrase au petit matin dans la chambre d'hôpital où elle avait été admise.
Philippe Cloarec,
Film et culture 2011-2012. http://www.clairobscur.info/files/429/2012lesvampires_PC_filmetculture.pdf
dimanche 30 août 2015
Delphine de Vigan - Histoire Vraie
News des blogs littéraires :
Delphine de Vigan – D’après une histoire vraie
Delphine, la narratrice, est romancière. Elle a connu un immense succès, qu'elle n'attendait pas, avec son dernier livre où elle évoquait sa famille et sa mère bipolaire. Courant de librairie en bibliothèque à travers toute la France, submergée par les réactions de ses lecteurs, qui ont trouvé dans son récit un écho à leurs propres vies et lui font des confidences poignantes, elle n'en peut plus.
Elle n'arrive plus à écrire la moindre ligne, complètement tétanisée devant son ordinateur. D'ailleurs, que pouvez-vous écrire après ça ? ne cesse-t-on de lui dire. C'est alors que L., une femme de son âge rencontrée chez des amis, entre dans sa vie. Elle travaille comme nègre dans l'édition, écrivant des autobiographies signées par des chanteuses ou comédiennes célèbres.
Delphine est vite fascinée par cette femme dont elle se sent très proche, lui confie son désarroi. Elle voudrait maintenant revenir à la fiction, élaborer une intrigue détachée de sa propre vie. L. est en en total désaccord et cherche à imposer son point de vue à Delphine, parfois de façon véhémente. Il n'y a d'écriture que l'écriture de soi. C'est pour ça que ton livre a rencontré un tel écho. Tu as quitté le territoire du romanesque, tu as quitté l'artifice, le mensonge, les faux semblants. Tu es revenu au Vrai et tes lecteurs ne s'y sont pas trompés. Ils attendent de toi que tu persévères, que tu ailles plus loin.
Delphine se sent perdue, elle se raccroche à cette amitié nouvelle. Ses enfants, qu'elle adore, vont quitter la maison, François, le journaliste littéraire qui partage sa vie, est souvent absent à cause de son métier, et elle reçoit de terrifiantes lettres anonymes qui lui reprochent de s'enrichir sur le malheur de ses proches. Heureusement L. est là, personne ressource, quelqu'un de fiable, d'une rare disponibilité, sur qui elle peut compter. Peu à peu, L. se rend indispensable.
Lasuite ici : http://enfinlivre.blog.lemonde.fr/
Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.
lundi 1 septembre 2014
Roman. Amuse-Bec. Thierry Girandon. Crispation Éditions.
Amuse-Bec. Thierry Girandon. Crispation Éditions.

" Thierry Girandon est un écrivain unique. Son roman ne l'est pas moins. Modèle, Antoine Chainas, version " Versus" et "Aime-Casanova".
Comment bien parler de ce roman sans le dénaturer ? Le lire est une décision, celle de sauter par une fenêtre qui ne s'ouvre pas sur une verte prairie, non. Regardez bien, à vos pieds, ce puits, ce trou creusé par l'homme. Voilà, dès la première page, vous vous y précipitez.
Alice n'est pas loin.
En écrivant Amuse-bec, Thierry Girandon s'est approprié le vide qui d'ordinaire peuple l'espace entre les lignes de nombre de romans. L'écrivain donne la parole au silence dont on recouvre pudiquement nos frénésies, le mot retrouve son unité sémantique. Attention, danger : le signifié peut tuer ! D'où la comparaison avec Antoine Chainas."

"Loin, très loin des faux outrages en forme de pornos soft vomis outre-Atlantique, des excitations pré pubères d'imberbes bien membrés, les hommes qui peuplent ce roman rêvent de forniquer la tête dans les étoiles, mais demeurent englués dans la gangue écarlate de la faute originelle et au-delà de leurs espoirs inavouables ou non, ils luttent contre leur héritage.
S'il n'est plus choquant de lire qu'un cul est un cul, il est encore obscène d'oser évoquer le désespoir du pervers innocent... Le terme de vérité crue est galvaudé, Thierry Girandon lui redonne toute sa représentation, mentale et physique.
Oui, mais ça parle de quoi?
D'hommes et de femmes dépourvus de ce tissu à la parfaite cohésion, qui procure chaleur et fraîcheur, ferme et esthétique, qui offre une protection efficace contre les effets exogènes ; la peau. Les protagonistes d' Amuse-Bec sont écorchés, immondes ou lumineux.
Parfois, les deux."
Th Brun.

http://www.crispation-editions.fr/?page_id=7

" Thierry Girandon est un écrivain unique. Son roman ne l'est pas moins. Modèle, Antoine Chainas, version " Versus" et "Aime-Casanova".
Comment bien parler de ce roman sans le dénaturer ? Le lire est une décision, celle de sauter par une fenêtre qui ne s'ouvre pas sur une verte prairie, non. Regardez bien, à vos pieds, ce puits, ce trou creusé par l'homme. Voilà, dès la première page, vous vous y précipitez.
Alice n'est pas loin.
En écrivant Amuse-bec, Thierry Girandon s'est approprié le vide qui d'ordinaire peuple l'espace entre les lignes de nombre de romans. L'écrivain donne la parole au silence dont on recouvre pudiquement nos frénésies, le mot retrouve son unité sémantique. Attention, danger : le signifié peut tuer ! D'où la comparaison avec Antoine Chainas."

"Loin, très loin des faux outrages en forme de pornos soft vomis outre-Atlantique, des excitations pré pubères d'imberbes bien membrés, les hommes qui peuplent ce roman rêvent de forniquer la tête dans les étoiles, mais demeurent englués dans la gangue écarlate de la faute originelle et au-delà de leurs espoirs inavouables ou non, ils luttent contre leur héritage.
S'il n'est plus choquant de lire qu'un cul est un cul, il est encore obscène d'oser évoquer le désespoir du pervers innocent... Le terme de vérité crue est galvaudé, Thierry Girandon lui redonne toute sa représentation, mentale et physique.
Oui, mais ça parle de quoi?
D'hommes et de femmes dépourvus de ce tissu à la parfaite cohésion, qui procure chaleur et fraîcheur, ferme et esthétique, qui offre une protection efficace contre les effets exogènes ; la peau. Les protagonistes d' Amuse-Bec sont écorchés, immondes ou lumineux.
Parfois, les deux."
Th Brun.

http://www.crispation-editions.fr/?page_id=7
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