American Airlines

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Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
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vendredi 3 septembre 2021

Pour Seul Pardon, Editions Jigal. Rentrée Littéraire 2021

  

Il y avait eu un blanc dans sa tête. 

Il avait répondu : « Je sens que le  problème est là : certainement depuis toujours »

 

 

Thomas Asano a trouvé refuge dans une petite ville nichée au pied des Vosges. Ici, la vie y est âpre. 



Homme à tout faire, il a la réputation d’être travailleur et bon chasseur. Il est surtout décidé à se faire oublier. En liberté conditionnelle, c’est un homme brisé par la culpabilité qui tente de se reconstruire. 

Son seul souhait, ne plus laisser la violence le submerger. Une vie simple au plus près des forêts, en harmonie avec la nature, traquer le sanglier, faire l’amour à Élise, la fille du patron. 

Mais, chaque jour il envoie des messages à la femme qui l’a quitté. Celle qui le visite dans ses rêves, celle à qui il parle encore quand les nuits sont trop longues. Pourtant quand le père d’Élise se retrouve en possession d’une livraison de cocaïne qui ne lui est pas destinée, le passé d’Asano le rattrape. 

Cet homme simple et discret n’a désormais plus le choix. Il redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un homme de guerre. C’est le prix à payer pour protéger Élise.

 

Éditions Jigal, Pour Seul Pardon, Sept 2021


dimanche 16 août 2020

Thierry Brun un roman aux Editions Hors d'Atteinte

 A paraitre en Février 2021 

 


 
 
 
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Marie Hermann, éditrice depuis plusieurs années, a créé en 2018, avec son associée Ingrid Balazard, les éditions Hors d’atteinte. Une maison d’édition qui se donne pour but de proposer de nouvelles grilles d’analyse d’un monde contemporain en pleine mutation, de donner de l’espoir à ceux qui luttent et d’offrir un espace à des voix inaudibles ailleurs. Féminisme, environnement, urbanisation, racisme, médias, populismes sont quelques-uns des thèmes abordés à travers des ouvrages de littérature et de non fiction.

« La maison d’édition est aussi née du constat qu’on ne pouvait pas faire ce qu’on voulait là où on était et qu’en tant que femmes il fallait créer des structures pour pouvoir travailler comme on le voulait » nous explique Marie qui nous reçoit chez elle, dans son appartement marseillais acheté à crédit il y a plusieurs années. Pour Marie cet appartement qui n’appartient qu’à elle, c’est une chance immense, un gage d’indépendance, de femme forte. Une chambre à soi, un refuge dont l’idée fait joliment écho à Hors d’atteinte définit comme « ce qui ne peut être touché, saisi (…) mais aussi ce qu’on met à l’abri, dans un endroit inattaquable, inabordable. »

 

 

mardi 23 juin 2020

Thierry Brun, selection Grand Prix des Littératures Policières 2020

Le jury de la sélection des romans éligibles au Grand Prix des Littératures Policières 2020 a rendu la liste des auteurs qui rejoignent leurs illustres prédécesseurs,  Philip Le Roy, Caryl Ferey et Brigitte Aubert pour ne citer qu'eux. Thierry Brun a l'honneur, avec son roman Ce qui reste de Candeur, éditions Jigal, d'être nommé dans la catégorie Littérature Française. Il est en compétition avec les prestigieuses maisons Gallimard,  Actes Sud, Le Seuil. Souhaitons-lui bonne chance.


La sélection :


- La Meute de Thomas Bronnec (Les Arènes)
- Ce qui reste de candeur de Thierry Brun (Jigal)
- Atmore Alabama d’Alexandre Civico (Actes Sud)
- Les Aigles endormis de Danü Danquigny (Gallimard)
- Le Sourire du Scorpion de Patrice Gain (Le Mot et le reste)
- Nos secrets jamais de Cyril Herry (Le Seuil)
- L’homme qui dépeuplait les collines d’Alain Lallemand (JC Lattès)
- Somb de Max Monnehay (Le Seuil)
- La deuxième femme de Louise Mey (Le Masque)
- Taches rousses de Morgane Montoriol (Albin Michel)
- Trilogie : La guerre est une ruse de Frédéric Paulin (Agullo)
- Les Militantes de Claire Raphaël (Rouergue)
- Les Abattus de Noëlle Renaude (Rivages)
- Dieu pardonne, moi pas de Claude-Michel Rome (Albin Michel)
- Mictlan de Sébastien Rutes (Gallimard)
- Des gens comme eux de Samira Sedira (Rouergue)
- Une femme de rêve de Dominique Sylvain (Viviane Hamy)

jeudi 7 mai 2020

Boojum, Magazine Littéraire. Ce qui reste de candeur, entretien avec Thierry Brun

Boojum, le magazine de la culture sous toutes ses formes, de la série Tales from the Loop aux travaux de l'historienne Marie Boutier-Bitan, propose un entretien avec Thierry Brun pour la publication de son roman, Ce qui reste de Candeur, éditions Jigal.

 

Extraits

Loïc Di Stefano:

"Ce qui reste de candeur est d’abord l’ancrage de l’humain dans la noire tourmente d’un témoin protégé, si peu protégé… C’est une ambiance, poignante, servie par une écriture acérée, sèche, qui ne négocie rien.

Thierry Brun, dans ce roman tant attendu, montre combien il maîtrise l’art d’aligner tous les poncifs et de les tordre un par un. Thomas est installé dans un rôle et très tôt on sait qu’il est voué à mourir. Et chaque pas qu’il fait est une avancée vers cette issue. Et pourtant, en même temps, chaque étape franchie laisse entrevoir un peu de lumière, à laquelle s’accrocher pour continuer à vivre, malgré tout."


LDS : Le récit est à la première personne, comme en immersion. Pourquoi choisir ce temps très personnel ? 

 

"Quand l’évidence de l’intime est là, on ne se pose pas de questions. Thomas Boral ne pouvait vivre à la troisième personne. Il n’y aurait aucun regard extérieur. Ce serait pulsionnel, sans aucune analyse. Rien n’est vraiment expliqué, on découvre peu à peu les ressorts de l’histoire, la psychologie des personnages. Tout passe par Thomas. Ce qu’il est apte à comprendre, ce qui n’est pas dit, dans les silences, les ellipses. Il n’entend pas bien, pas tout. C’est un homme ordinaire. Il n’a rien de ces personnages de fiction capables de recul sur ce qu’ils vivent et d’en tirer des conclusions qui vont les tirer du mauvais pas. Il avance comme il peut et trébuche. Il est attiré par les gens bizarres. Thomas en mode Jese fait avoir, n’est pas plus malin que son voisin. Il va vers des choses qui peuvent paraitre négligeables dans un roman policier, mais terrifiantes en profondeur : les sentiments, les relations qu’entretiennent les gens entre eux, les hommes et les femmes, C’est la vraie vie" 

La suite de l'entretien est à découvrir ici :

Entretien Boojum


jeudi 9 avril 2020

Coup de coeur 2020, Ce qui reste de Candeur, Thierry Brun, éditions Jigal

La blogueuse littéraire Delcyfaro qui a les honneurs des services de presse pour des auteurs tels que Barbara Abel, Alexis Aubenque, Philippe Besson, on ne peut  les citer tous, accorde un Coup de Coeur pour Ce qui reste de Candeur


" Histoire totalement addictive... magistralement mise en scène et écrite"

Pour en savoir plus, suivez ce lien :

mercredi 18 mars 2020

Polar Ce qui reste de Candeur, éditions Jigal. Extraits.


"...Delphine soupira en travaillant des jambes vers mon côté du lit. Je l’enlaçai, bouleversé par la finesse et la douceur de sa peau, caressai ses fesses en me disant que tout ça était éminemment stupide. Je refusai de l’interroger au sujet de son mari. Elle avait préparé son truc, je lui faisais confiance.
Elle me tourna le dos en se cambrant pour me faciliter les choses…
À chaque fois, c’était la même chose, je ne pouvais m’empêcher de me souvenir du temps où Anne peinait à ramper hors du lit, où elle se sentait trop faible pour nous faire un en-cas digne de ce nom. Jouir nous épuisait au point que nous ne pouvions faire le moindre mouvement.
 Je me cramponnai aux hanches de Delphine à les briser. Elle manquait de m’échapper, jouissait en donnant des coups de reins dans une espèce de roulis spasmodique. Elle m’encourageait, me remerciait. Au final, elle s’effondra sur l'oreiller en grognant.
— Eh bien maintenant, je sais, lâcha-t-elle. Je sais… Je n’en étais pas absolument sûre. Maintenant, je le sais.
Ses cernes se détendaient. Elle soupira d’aise en s’étirant. M’ausculta du regard, de la tête au pied.
— Dis donc, t’es en forme.
Je me retournai de mon côté du lit pour m’asseoir au bord.
— Rentre chez toi.
— Je t’en prie. On ne peut rien y faire, tu m’entends ? Je savais qu’on matcherait.
— Il n’y a pas de On. C’est arrivé, une fois. Mais, c’est fini.
— Tu aurais pu me renvoyer.
— J’aurais pu.
— T’en avais autant envie que moi. J’ai bien vu comment tu me matais.
Je la regardai, éberlué. Cette fille allait me causer les pires ennuis.
Elle se redressa mollement en soupesant ses seins encore durs ; elle souriait. Puis, elle alluma une cigarette. Je compris confusément que dans sa tête, elle s’installait, elle allait devenir ma galante, je comblerai ses prochaines parenthèses adultères. Je vis bien à son sourire qui refusait de disparaître qu’elle concoctait déjà un scénario qui allait plus ou moins dans ce sens.
 Je l’observai. Et voilà que la bête se réveillait, à en juger par le violent désir qui me submergea de nouveau, qui me tordit le ventre. J’étais incorrigible. Incapable de la plus petite réflexion cohérente face à la nouveauté d’un corps. Je me jetai sur elle, lui emprisonnai les bras. Elle me toisa sans desserrer les dents. Il y avait quelque chose dans son regard, comme un défi, une autorité qu’elle pensait, à juste titre, exercer sur moi. Et, je crus aussi entrevoir une forme de colère rentrée, mais je n’y pris garde. Puis tout à coup, je compris que Delphine avait dû me surveiller, ou du moins roder dans les parages. Attendre le bon moment… Et, j’en restai interdit. Mais non, elle avait certainement agi sur un coup de tête, après deux trois verres.
Quelque chose en moi avait tout déclenché, en quelques secondes. C’était du moins ce qu’elle m’expliquait en se versant un café. Elle ne se décidait pas à rentrer chez elle. Chez eux ! Je venais de faire l’amour à une femme mariée, avec tout ce que ça comportait comme conséquences possibles. Je tournai autour d’elle. Le soleil joua avec sa blondeur ébouriffée.
— Faut que t’y ailles, là..."