American Airlines

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Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
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dimanche 16 août 2020

Thierry Brun un roman aux Editions Hors d'Atteinte

 A paraitre en Février 2021 

 


 
 
 
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Marie Hermann, éditrice depuis plusieurs années, a créé en 2018, avec son associée Ingrid Balazard, les éditions Hors d’atteinte. Une maison d’édition qui se donne pour but de proposer de nouvelles grilles d’analyse d’un monde contemporain en pleine mutation, de donner de l’espoir à ceux qui luttent et d’offrir un espace à des voix inaudibles ailleurs. Féminisme, environnement, urbanisation, racisme, médias, populismes sont quelques-uns des thèmes abordés à travers des ouvrages de littérature et de non fiction.

« La maison d’édition est aussi née du constat qu’on ne pouvait pas faire ce qu’on voulait là où on était et qu’en tant que femmes il fallait créer des structures pour pouvoir travailler comme on le voulait » nous explique Marie qui nous reçoit chez elle, dans son appartement marseillais acheté à crédit il y a plusieurs années. Pour Marie cet appartement qui n’appartient qu’à elle, c’est une chance immense, un gage d’indépendance, de femme forte. Une chambre à soi, un refuge dont l’idée fait joliment écho à Hors d’atteinte définit comme « ce qui ne peut être touché, saisi (…) mais aussi ce qu’on met à l’abri, dans un endroit inattaquable, inabordable. »

 

 

lundi 12 août 2019

Thriller et Roman Noir. François Angelier et Elise Lépine nous parlent des Rapaces, éditions Le Passage.


La colère de Sandra. Polar



Elle se roula en boule dans le lit avec l'infime espoir d'étouffer cette colère en elle, ou bien de trouver assez courage pour se jeter dans un brasier. Elle ouvrit les yeux, mais aussitôt les referma. Elle se réveillait toujours avec la présence, là, à l’endroit le plus chaud, dans son ventre, ou bien sur la chaise, à la tête du lit.

Les gens. Les vivants. Pour les côtoyer, elle descendait encore dans l’arène. Elle se frottait aux comptoirs, levait le coude. C’était sa façon de briser le sortilège, de se sentir femme parmi les femmes, femme parmi les hommes. Mais, c'était un leurre, un faux semblant. Au bout du compte, un échec.


Du coin de l’œil, elle surprit un mouvement. De l’autre côté de la rue, un reflet dans l’ombre d’une fenêtre. Une silhouette qui s’effaçait. Des mains invisibles repoussèrent les battants. Ce n'était rien. Juste une histoire de voisin masturbateur qui matait pendant des heures et des heures.


Cette nuit là, ils avaient surgi dans la maison, armés et saouls. Ils étaient rentrés dans la chambre. Enivrés, attirés par l’odeur de son corps. Ce corps qui lui appartenait encore. Elle s’était enfoncée sous la couette pour échapper à la peur. La peur... longtemps dans les oreilles en un interminable phénomène acouphène. Et cette présence, entêtante, écœurante. Celle du sang.  Son sang sur leurs mains, arabesques, le sang en une peinture magique. Elle  les savait stupides et indignes. Indignes, ils l'ont été. Stupides, ils s'étaient retirés comme une marée, comme une armée repue, victorieuse et honteuse. Stupides, ils l'avaient laissée vivante. Encore vivante. Enfin, plus tout à fait.

Elle était  maintenant liée à son secret. Le secret de sa domination sur l’homme. Désormais, il ne pouvait plus l'atteindre. Il essaierait, en vain. Chaque seconde de sa vie serait une étape. Non par la pensée comme les philosophes, mais dans l’action. Les conséquences n'avaient plus aucune espèce d'importance. Sa colère, elle en faisait sa créature. Un Golem. Une divinité.


Dans le sang. Elle avait bien compris. La force décidait et le reste, la morale, l'empathie, l'amour n'étaient que des mensonges, des carcans. Aujourd'hui, il y avait cette chose lovée dans son ventre, son cœur. Une chose terrible, convaincante. Il lui suffisait de l'écouter en secret pour s'affranchir du monde. Pour elle, la joie et la douleur, l’illusion et la vérité jouaient, inséparables, dans le même espace, un miroir à quatre faces. Avant, elle subissait. C'était fini. Il y avait en elle cette sauvagerie antique, irréductible et une parole qui ne parlaient pas le langage de ce siècle. Oui, grandissait dans son cœur une flamboyante fureur qui surpassait en force, en chaleur, en évidence le dogme humain.
Thierry Brun. La colère.



Le crime de Bartoc. Polar


Ça s’était mal passé. Le riche salaud lui avait proposé de l’argent pour qu'il oublie Sandra. Bartoc en avait besoin de ce fric. Alors, il avait accepté, prenant les liasses comme on consent à pointer au resto du cœur, et, il avait tourné le dos à son misérable donateur. Misérable. Oui, mésirable parce que personne ne devrait se payer le silence et l'oubli. Le silence, ça se méritait. Quant à l'oubli, il appartenait au Temps, pas à un enfoiré de richard. Quant à Sandra.... Il ne savait plus. Il était perdu.

Alors, il était revenu, le cerveau retourné par la honte, par la rage, par la haine qu’il vouait à ceux qui pouvaient s’acheter la colère des pauvres. Le salaud lui avait ouvert, confiant, et lui, il avait frappé un seul coup, dans le front, avec son marteau. Le salaud était tombé tout raide en se tenant le crâne, en gémissant des trucs comme " vous êtes fou" " mais pourquoi? ". Bartoc avait donné d'autres coups. Il n'avait pas compté. Les cris du salaud étaient insupportables. Bartoc avait volé tout le cash qu’il avait pu trouver. Vite. Tout ramasser, empocher, mettre à l’abri.

Quelques semaines avaient suffit. Bartoc était allé se dénoncer, parce qu’il était comme ça, Bartoc. Condamné pour crime passionnel. Il était parti faire sa peine. Son pécule l’attendait dans un container du port qui sentait l’acier et l’eau. Et, c'est bien connu, l'eau et le papier ne font pas bon ménage.
Pauvre Bartoc 
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Thierry Brun. Le crime de Bartoc.



mardi 30 septembre 2014

Roman Noir Racines Thriller Histoire

Histoire du roman noir, les racines

21 mai 2010 christophe siébert
Les racines du roman noir, style littéraire.



Il est possible de remonter loin. Jusqu'au roman gothique du dix-neuvième siècle. Et même se dire qu'Oedipus Rex, la tragédie de Sophocle, est le prototype du roman noir.
Dans la foulée d'un tel raisonnement il n'y a plus qu'à ouvrir un grand sac, y fourrer Dostoïevski, Hemingway, les Mystères de Paris et secouer un grand coup. Pour autant ni Chandler ni Hammet n'en sortiront.

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Noir


De toutes les causes engendrant le roman noir aucune n'est d'ordre littéraire. Le roman noir n'est ni la continuation d'une école ni le travail d'intellectuels ou d'esthètes. Mêmes si intellectuels et esthètes s'en empareront très tôt.

Non, les causes sont techniques, historiques et sociales.

La diffusion en masse de la chose imprimée d'abord, qui rendra possible une littérature bon marché et populaire.
L'échec des révolutions ensuite. Marxisme, anarchisme, toutes les utopies se prennent le retour de bâton de la crise de 29. L'occident sombre dans la corruption, la pauvreté, la violence ; il commence de fabriquer les conditions de la seconde guerre mondiale et du nazisme ; il entre dans une dépression tenace. .

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La mort de Dieu enfin, abondamment théorisée depuis. Le capitalisme comme seul horizon. Le nihilisme matérialiste et le désespoir qui en découlent. L'idée que la vie est bornée, que l'éternité était un mensonge et que la mort ruine tout. Le sentiment que durant ce bref moment appelé la vie les chances de se marrer un coup sont proches de zéro et que c'est de la faute des politiciens, des flics, des hommes d'affaire et du crime organisé. Les cendres des dernières révolutions sont encore tièdes et la réalité de la répression encore sous les yeux. Plus personne n'envisage l'action directe. Il est davantage question de trouver du boulot, de nourrir sa famille, de courber l'échine.
Une telle situation produit une frustration terrible. Cette frustration demande d'être compensée.

La compensation viendra de la fiction.

Là voilà la nouveauté.
Voilà ce que le vingtième siècle apporte. Des héros sans peur, des histoires violentes et sexy où la mort et le danger rodent et où le bien triomphe.
Ce siècle offre aux masses écrasées et vaincues Rouletabille, Superman et même James Bond.
Et ce siècle apporte également, comme un contre-exemple, le roman noir.
Le roman noir est une littérature populaire qui entend décrire sans détourner les yeux, sans enjoliver, sans mentir, le monde dans lequel il éclot. La fonction du roman noir n'est pas de détourner le lecteur des problèmes réels mais de le distraire en utilisant les problèmes réels comme matériau de base.

L'enjeu du roman noir est de produire une fiction populaire qui parle de la violence, de la corruption, du chômage, du crime organisé et de l'impossibilité faite à l'homme de la rue d'obtenir les conditions matérielles d'une vie agréable. L'idée du roman noir est de dépeindre des individus qui observent cette crasse et de temps à autres se dressent, avec héroïsme mais sans illusion, et tentent à la petite cuillère de nettoyer les écuries d'Augias.

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La beauté du roman noir est de montrer dans le même moment la réussite ponctuelle de ces individus (c'est sa fonction compensatoire) et l'échec de leur geste (c'est sa fonction réaliste). Sa beauté, et sa tristesse, c'est de montrer la jouissance qu'il y a à abattre un flic corrompu et de montrer dans le même mouvement que celui qui fait ça mourra à son tour et que son geste ne changera rien à la corruption généralisée.

Sa beauté et sa poésie, c'est de montrer qu'il est possible de démanteler un réseau de drogue et de rendre plus propre une portion de la ville cependant qu'ailleurs dans la ville, la drogue est toujours là et les enfants meurent toujours.

C'est pour cela qu'il faut aimer le roman noir.
Dans une prochaine causerie, il sera question plus précisément du contenu propre à ce genre.
. http://polar.suite101.fr/article.cfm/histoire-du-roman-noir-1.




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Thriller. Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

vendredi 26 septembre 2014

Thriller Epub. A découvrir.

Sortie de La Ligne de Tir en numérique. Thierry Brun. Editions Le Passage.



"... C'est surprenant, la lecture de Surhumain m'a rappellé celle de Profondeurs de Mankel, alors j'ai fouillé et j'ai retrouvé l'avis que j'avais donnée à la lecture de ce livre :
Une sacré réflexion sur le mensonge... dans un huis clos parfois oppressant. Il m'a fallu du temps pour entrer dedans, mais une fois prise dans la tourmente du mensonge, on veut savoir où cela va le mener... A quelle profondeur il va plonger... tout est là avec ce fond de guerre et la profondeur de la mer, le froid de la glace... Des phrases courtes, brutales parfois... l'horreur de certains actes, de certains mots... A lire..."



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"... il m'a fallu du temps pour entrer dans le livre mais une fois dedans, je n'ai pas lâché prise. Là, ce n'est pas le mensonge mais les atrocités vécues par les personnages principaux qui font mal. Mais idem, phrases courtes, qui percutent tout de suite. Sur un fond de guerre également mais pas la même. Je ne pensais pas en le prenant faire autant de similitudes, mais c'est plutôt positif j'avais beaucoup aimé.
Je conclus donc en disant que j'ai apprécié l'écriture et que je vais m'empresser de faire tourner mon livre..."

Celine Marion.

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LITTERATURE Romans policiers français. Frederic Dard

Une bonne initiative des éditions Fleuve Noir, la réédition des romans noirs de Frederic Dard. Le maître savait écrire du soir de chez noir. Du vrai.

LA PELOUSE 

7.55EUR


Cliqupour agrandir
Disponibilité : En stock
Auteur : FREDERIC DARD

Editeur : FLEUVE NOIR

214 pages


Quoi de plus charmant qu'une idylle nouée sous le soleil de la Côte d'Azur ? C'est ce qui arrive à un voyageur de commerce sans histoire, Jean. Marie Valaise, tombé fou amoureux d'une jeune Anglaise. Mais la douce ingénue est mariée, hélas. Malheureuse, mais mariée.

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Et elle repart bientôt pour la pluvieuse Edimbourg, trois fois hélas ! Qu'importe, bravant les bruines d'Ecosse, encouragé par la belle, il part la rejoindre. Aussi, lorsque Marjorie feint de ne pas le reconnaître dans la rue, il reste perplexe. Quand il constate la présence inattendue du mari jaloux, il s'angoisse. Et quand le rendez-vous qu'elle lui a fixé derrière un théâtre en plein près d'une pelouse, tourne au drame, il a désormais toutes les raisons de s'affoler : il vient de tuer un homme !

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Ce produit a été ajouté à notre catalogue le mercredi 12 mai 2010.
http://www.lespontsdumarais.be/la-pelouse-p-15765.html

Polar Historique. Thriller Au bord des cendres. Chronique amour.

Au bord des cendres - Grand Prix Femme Actuelle 2009

Au bord des cendres - Grand Prix Femme Actuelle 2009 - Bouygues Jean-François - Libristo


 
Une petite histoire indispensable pour comprendre la Grande

De la Dordogne au Limousin, de Paris à la province, Jean-François Bouygues nous fait voyager en France entre 1936 et 1944. Une saga familiale conduite par les destins croisés de deux soeurs. Une chronique villageoise entre bonheur et souffrance, entre amour et trahison, au coeur d'une époque mouvementée et sombre, celle du régime de Vichy, de l'Occupation et de la Résistance.

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De sa famille, Vincent ne sait rien, ou presque. Aussi, à la mort de sa femme et de son fils, se tourne-t-il vers ses racines, ses origines - vers le passé, faute d'avenir...
Malgré la réprobation tacite de son père, Vincent se jette donc à la recherche de cette grand-mère, Valentine, disparue en juin 1944, sans laisser de trace. Se pourrait-il que ce soit cette vieille dame, au nom inconnu, internée depuis cinquante ans dans un asile charentais ? « Ces salauds nous trouveront pas », se borne-t-elle à répéter. Mais la boîte de la mémoire ne tarde pas à s'entrouvrir.

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Et les souvenirs, heureux, malheureux, affluent : c'était en mai 1936. Il était une fois deux sœurs... Une famille. La guerre. Des cendres et des braises. Car rien n'est éteint...


Une galerie de personnages authentiques, attachants et criants de vérité... Un crescendo captivant... L'espoir renaît du drame…

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"Des personnages si vrais que nous pouvons nous reconnaître en chacun d'eux"

Paulo Coelho
Président du jury
.
http://www.libristo.com/

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Meilleur Thriller avec un James Bond.

 






Présentation de l'éditeur : Tout commence par une étourdissante partie de baccara. Le Chiffre, mystérieux et puissant agent au service des Russes, joue au casino de Royale-les-eaux pour financer ses sinistres projets. Mais un adversaire aux nerfs d'acier vient s'asseoir en face de lui.
Son nom est Bond. James Bond.

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Mais cette partie endiablée n'est que la première épreuve. L'agent secret va devoir déployer toute son habileté et son courage pour mettre fin aux machinations des ennemis du monde libre. A moins qu'une épreuve plus diabolique que toutes les autres n'ait raison de lui : l'amour… Mon avis : après avoir vu le film, j'avais envie de lire un James Bond, pour connaître le "James Bond littéraire".

Et bien ce que je peux dire, c'est que le film n'est vraiment "qu'une" adaption du livre. D'une part, tout ce qui se passe avant le Casino a été ajouté (casino qui se situe près du Touquet et non pas au Montenegro), d'autre part, l'histoire se situe dans les années 1950, vous imaginez le décalage avec la version cinématographique. Cela n'a pas été pour me déplaire, au contraire.

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J'ai eu l'impression de découvrir d'autres personnages, une autre histoire, un autre univers. Ce n'est pas de la grande littérature, mais on se laisse prendre au jeu. Connaissant pourtant le dénouement de chaque grand moment d'action, je me suis laissée emportée par l'histoire.

On apprécie d'autant plus le livre, que grâce à la préface de Pierre Pevel, on n'est ni choqué ni surpris par certains aspects de celui-ci qui sont le reflet d'une époque (ex : beaucoup de clichés sur les différentes nationalités, un certain machisme dans les paroles des personnages masculins, les méchants ne sont pas des terroristes, mais les communistes du bloc soviétique [guerre froide oblige] etc.). En gros, un bon moment de lecture que je ne regrette pas d'avoir entrepris.

Meilleur Polar Fred Vargas.

Salut et Liberté de Fred Vargas


salut_et_libert_    Parce que j'en ai lu et aimé plusieurs déjà de l'auteur, je n'ai pas résisté à l'appel de Pimprenelle proposant une lecture de Fred Vargas. Et comme j'en avais un sur ma PAL, l'occasion a fait le larron.
    La particularité de ce Librio est de proposer deux nouvelles dans lesquelles le lecteur retrouve Adamsberg et Danglard. J'étais donc curieuse de voir comment l'auteur s'en sortait avec le genre bref.
   
Salut et liberté est donc la nouvelle qui ouvre ce petit livre. Adamsberg reçoit d'étranges lettres anonymes qui à la fois le flattent, l'insultent et lui annoncent qu'un meurtre a été commis. Avec son flegme habituel et des recoupements dont lui seul a le secret, il va mener son petit bout d'enquête devant un Danglard perplexe comme à son habitude.
    J'ai bien aimé cette petite enquête même si en grande fan d'Adamsberg, j'ai forcément trouvé que ça avait un goût de trop peu.
   
La nuit des brutes est la deuxième nouvelle, encore plus courte, qui clôt l'ouvrage. Le soir de Noël, Adamsberg explique à son collègue comment les cadavres du réveillon ressurgissent quelques jours après. Et c'est ainsi qu'il voit au premier coup d'oeil que le corps de cette femme dissimule un secret et que ce ne peut être un suicide.
    Une très courte enquête sur fond d'usurpation d'identité qui nous permet d'observer une fois de plus le talent tout particulier d'Adamsberg.
    Et j'ai bien aimé le petit passage dans lequel est défini le rôle de Danglard auprès de son collègue : "Contrarier Adamsberg, c'était son boulot. Un petit boulot, sans doute. Mais le petit truc du dérisoire sonde le grand truc du truc. Une histoire comme ça. Et cette histoire, Danglard la savait depuis longtemps."
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Thriller. Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

Roman Noir Racines Thriller Histoire

Histoire du roman noir, les racines

21 mai 2010 christophe siébert
Les racines du roman noir, style littéraire.



Il est possible de remonter loin. Jusqu'au roman gothique du dix-neuvième siècle. Et même se dire qu'Oedipus Rex, la tragédie de Sophocle, est le prototype du roman noir.
Dans la foulée d'un tel raisonnement il n'y a plus qu'à ouvrir un grand sac, y fourrer Dostoïevski, Hemingway, les Mystères de Paris et secouer un grand coup. Pour autant ni Chandler ni Hammet n'en sortiront.

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De toutes les causes engendrant le roman noir aucune n'est d'ordre littéraire. Le roman noir n'est ni la continuation d'une école ni le travail d'intellectuels ou d'esthètes. Mêmes si intellectuels et esthètes s'en empareront très tôt.

Non, les causes sont techniques, historiques et sociales.

La diffusion en masse de la chose imprimée d'abord, qui rendra possible une littérature bon marché et populaire.
L'échec des révolutions ensuite. Marxisme, anarchisme, toutes les utopies se prennent le retour de bâton de la crise de 29. L'occident sombre dans la corruption, la pauvreté, la violence ; il commence de fabriquer les conditions de la seconde guerre mondiale et du nazisme ; il entre dans une dépression tenace. .

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La mort de Dieu enfin, abondamment théorisée depuis. Le capitalisme comme seul horizon. Le nihilisme matérialiste et le désespoir qui en découlent. L'idée que la vie est bornée, que l'éternité était un mensonge et que la mort ruine tout. Le sentiment que durant ce bref moment appelé la vie les chances de se marrer un coup sont proches de zéro et que c'est de la faute des politiciens, des flics, des hommes d'affaire et du crime organisé. Les cendres des dernières révolutions sont encore tièdes et la réalité de la répression encore sous les yeux. Plus personne n'envisage l'action directe. Il est davantage question de trouver du boulot, de nourrir sa famille, de courber l'échine.
Une telle situation produit une frustration terrible. Cette frustration demande d'être compensée.

La compensation viendra de la fiction.

Là voilà la nouveauté.
Voilà ce que le vingtième siècle apporte. Des héros sans peur, des histoires violentes et sexy où la mort et le danger rodent et où le bien triomphe.
Ce siècle offre aux masses écrasées et vaincues Rouletabille, Superman et même James Bond.
Et ce siècle apporte également, comme un contre-exemple, le roman noir.
Le roman noir est une littérature populaire qui entend décrire sans détourner les yeux, sans enjoliver, sans mentir, le monde dans lequel il éclot. La fonction du roman noir n'est pas de détourner le lecteur des problèmes réels mais de le distraire en utilisant les problèmes réels comme matériau de base.

L'enjeu du roman noir est de produire une fiction populaire qui parle de la violence, de la corruption, du chômage, du crime organisé et de l'impossibilité faite à l'homme de la rue d'obtenir les conditions matérielles d'une vie agréable. L'idée du roman noir est de dépeindre des individus qui observent cette crasse et de temps à autres se dressent, avec héroïsme mais sans illusion, et tentent à la petite cuillère de nettoyer les écuries d'Augias.

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La beauté du roman noir est de montrer dans le même moment la réussite ponctuelle de ces individus (c'est sa fonction compensatoire) et l'échec de leur geste (c'est sa fonction réaliste). Sa beauté, et sa tristesse, c'est de montrer la jouissance qu'il y a à abattre un flic corrompu et de montrer dans le même mouvement que celui qui fait ça mourra à son tour et que son geste ne changera rien à la corruption généralisée.

Sa beauté et sa poésie, c'est de montrer qu'il est possible de démanteler un réseau de drogue et de rendre plus propre une portion de la ville cependant qu'ailleurs dans la ville, la drogue est toujours là et les enfants meurent toujours.

C'est pour cela qu'il faut aimer le roman noir.
Dans une prochaine causerie, il sera question plus précisément du contenu propre à ce genre.
. http://polar.suite101.fr/article.cfm/histoire-du-roman-noir-1.


photo-Ni-pour-ni-contre-bien-au-contraire-2002-1


Thriller. Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

Roman Noir Simonin Ellroy


Roman noir.

"... Il n'est désormais plus à prouver que le roman noir n'est plus - l'a-t-il d'ailleurs été un jour ? - une littérature de gare. Nombreux sont les écrivains qui ont prouvé qu'il est un genre littéraire à part entière et qu'il a acquis ses lettres de noblesse grâce à des auteurs comme Albert Simonin et James Ellroy.

Ellroy, James


A l'heure actuelle, a-t-il plus de choses à apporter que la littérature blanche ? Cela serait aller trop loin, mais il est frappant de constater que cette dernière le plagie de plus en plus, en ajoutant à ses propres ingrédients de la violence et du sexe, et ce d'une manière qui n'est pas toujours très heureuse. Une chose est sûre, le roman noir s'accorde très bien avec notre époque. Cela, les Editions Actes Sud l'ont bien compris en lançant une collection noire dans leur format de poche, Babel.

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Babel noir ne possède pas de manifeste, mais les six titres édités jusqu'à maintenant peuvent se reconnaître dans ce propos de Jean-François Vilar mis en exergue : "Le roman noir, parce que c'est la crise, se joue dans un état d'urgence." Les auteurs de Babel noir sont très différents les uns des autres par leurs influences et leurs styles, mais tous mettent en scène une fuite. Ils animent tous des personnages lancés dans une course désespérée afin d'échapper à une société étouffante. Nous sommes ici bien loin du polar traditionnel.

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C'est dans ces dérives, ces suicides, ces destructions méthodiques de vies jusque là bien rangées et bien sages que l'on ressent la résonance véritable de ces romans. Cette résonance est tragique, un tragique que l'on peut éprouver en permanence autour de soi, en prenant le métro, en regardant la télévision... Le drame ne vient pas du conflit entre plusieurs personnages, mais apparaît sournoisement.

Il se glisse entre les lignes, en donnant l'impression que les personnages vont mourir simplement parce qu'ils ne peuvent plus supporter le monde qui les entoure. L'individu se heurtant aux objets qui devraient le rendre heureux - tel Paul tuant et se tuant au volant dans le roman de Dagory -, voilà bien où se trouve le drame moderne.


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Ainsi, les romans de Babel noir n'appartiennent pas véritablement à une école bien déterminée, et ainsi, en profitent pour éclater leurs propres formes narratives. Il semble que nous ayons affaire à une série de naufrages où sombrent les destinées individuelles. Babel noir est à l'image d'un monde sans repère. C'est cela qui fait son charme.
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http://www.chronicart.com/livres/chronique.php?id=2402

Woody-Harrelson-Films-Rampart

samedi 19 juillet 2014

Joseph Wambaugh Thriller et Polar Chronique Hollywood Thief

Joseph Wambaugh L'envers du décor
"Parmi les mastodontes du polar made in USA, Joseph Wambaugh jure. Aux rebondissements qui ne surprennent plus personne et au suspense érigé comme premier argument de vente, lui préfère des romans malins et finement construits.

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Ancien inspecteur à Los Angeles, il s'attache à raconter le bitume, les journées passées à patrouiller dans les rues, les tracas de l'administration, la pression des habitants, paranoïaques depuis le 11 Septembre. Toute la première partie du bien nommé L'Envers du décor se présente ainsi comme une immersion dans le quotidien des forces de police d'Hollywood.

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Escrocs minables, exhibitionnistes défoncés, cambrioleurs au rabais, conducteurs avec trois grammes dans le sang : ici, les méchants ne sont pas grandiloquents et les gentils ne sont pas des héros. Les acteurs ratés sont des deux côtés, tant chez les flics que chez les bandits - Hollywood oblige. S'appuyant sur sa propre expérience dans les rues californiennes, Wambaugh sait mettre le doigt sur le détail saugrenu ou l'anecdote bizarre qui donnera à son récit cet incomparable goût de vécu.


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Pourtant, L'Envers du décor n'est pas parfait, loin de là : à mi-parcours, l'écrivain américain se concentre de plus en plus sur une bande d'arnaqueurs empotés. Or en resserrant l'intrigue sur eux, il néglige la construction chorale qui rendait le roman aussi addictif qu'une série télé. Apparaissent alors quelques longueurs, et une poignée de scènes auxquelles on pourrait presque reprocher leur côté romanesque, alors que le livre reposait jusqu'ici sur son côté terre-à-terre..."

La suite ici : http://www.noircommepolar.com/f/index.php

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  • Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

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Le Prochain Passé du Futur Jour Dernier Robocop 2014.

RoboCop de José Padilha (2014)  Days of Future Past.

Synopsis

Les services de police inventent une nouvelle arme infaillible, Robocop, mi-homme, mi-robot, policier électronique de chair et d'acier qui a pour mission de sauvegarder la tranquillité de la ville. Mais ce cyborg a aussi une âme…


Critique

"... L'histoire originale de RoboCop est une vision très critique de la société, de la violence, de la corruption ambiante à tous les niveaux. C'est un constat cynique de la politique, des médias, de la place des forces de l'ordre… Cette version 2014 de RoboCop effleure à peine ces sujets.

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En ce sens, on peut dire que le remake est un échec car manque cruellement de profondeur. Malgré les tentatives délivrées par un Samuel L. Jackson toujours aussi convainquant, la mayonnaise ne prend pas. Joel Kinnaman incarne un RoboCop sans substance qui s'affaire surtout à tout casser dans une première partie puis à se venger (en résolvant la tentative de meurtre sur sa propre personne)..."


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"...Le choix de rester « premier degré »,  à savoir vouloir faire un film sérieux, impose une justesse de traitement qui ne transpire pas du tout. Ce héros métallique aurait certainement été plus impactant s'il lui avait été administré une touche d'humour et de cynisme verbal..."

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"...Cette tendance montre à quel point le système des Blockbusters mades in USA est malade et sclérosé. Robocop n'échappe pas à la règle, en cause, un scénario qui bouffe à tous les râteliers, multipliant les incohérences avec des personnages bêtes à pleurer (une galerie de méchants d'une connerie à toute épreuve). Pour le rôle titre, on nous a dégoté Joel Kinnaman qui n'a pas 2 expressions du visage différentes et qui arrive à être plus inexpressif qu'un robot, bien joué! ..."
robocop_2014_movie-1920x1440Je suis sérieux.


En savoir plus sur http://www.telerama.fr/cinema/films/robocop,482976,avis-spectateurs.php#gMQwuvpAjWL5RcL3.99..."

Explication de l'éxécution ci-dessus. Retour en 1987  :

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" Figure culte du cinéma fantastique des années 80, ensuite déclinée en deux suites inégales et en nombreuses séries live ou animées, RoboCop est tout d’abord l’un des films futuristes les plus déjantés et réalistes qui n’aient jamais été faits au cinéma."

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" Partant sur l’idée d’un mélange entre les deux héros de BD Iron Man et Judge Dredd, avec une touche de violence et d’ironie bien plus présente dans cette dernière référence, le film suit la triste aventure de l’agent Alex Murphy (l’excellent Peter Weller, aux mimiques inoubliables), un jeune flic de Détroit recruté à la va-vite dans un commissariat débordé, à la limite de la grève.

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Avec l’aide de sa complice Anne Lewis (la "morte-vivante" Nancy Allen), il cherche à coincer une bande de braqueurs psychopathes qui ne tarderont pas à le descendre d’une façon plutôt sanglante. Entièrement démembré, la dépouille du policier est récupérée par une mega-société, l’Omni Consumer Product, qui désire faire de lui un super-flic robotisé, afin de faire de l’ombre aux vrais policiers, et de pouvoir ainsi entamer la rénovation de la ville, renommé Delta City, et vouée à un certain chaos des classes sociales."

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"...Un point de vue délirant de la science, dont Paul Verhoeven profite pour en faire une satire irrésistible du capitalisme américain, qui tendrait presque à se confirmer dans notre société contemporaine. Dans Robocop, pas question de voir des véhicules volants ou autres jet-packs, le seul aspect qui nous fait penser à l’anticipation est la présence de robots, dont le ED-209 à l’intelligence artificielle peu développée, soit des machines bien différentes de RoboCop. robocop4

"...En effet, le pari de Verhoeven n’était pas de filmer uniquement une machine à tuer avide de vengeance, tel un Terminator, mais bien de présenter ce dernier comme une machine aux vestiges bien humains. Et lorsque le robot-flic retrouve ses émotions humaines et sa mémoire retenant quelques aspects de sa vie d’antan, Verhoeven nous fait comprendre qu’un Homme ne pourra jamais être une machine sans réflexion, même s’il en a l’aspect extérieur, réflexion qui fout en l’air toute la thèse du capitalisme..."

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"...A l’instar de Total Recall et Starship Troopers, RoboCop est du cinéma grand public politiquement incorrect (à en juger les hilarantes publicités qui coupent le métrage) qui continue à avoir son petit effet à travers les années. Mise en scène inventive, personnage principal marginal, violence et satire qui s’entremêlent, et la musique épique de Basil Poledouris... tous les ingrédients qui marquent ce film culte et en font un spectacle définitivement jouissif..."

http://www.cinemafantastique.net/Robocop.html
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