American Airlines

American Airlines
Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
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mercredi 22 janvier 2020

Thierry Brun. Ce qui reste de Candeur. Jigal

L'éditeur en parle

Dans ce roman, Thierry Brun confronte un individu venant d'un milieu usant d'une violence ordinaire à celle des éléments naturels et du dysfonctionnement humain, le désir et la folie. Opposer une violence raisonnée à son pendant anarchique, opposer le désordre organisé et hiérarchisé au pur chaos de la nature... Et, dans ce contexte de perte de repères, il introduit la lente montée de la menace exogène à ce milieu...

Avec le risque qu'il ne vous tue, ou même qu'il ne vous absorbe puis vous digère. Violence, désir, officine de l'ombre, pulsions, folie... Le chemin sera long, et la candeur encore plus belle ! Un très troublant roman noir.

On dit aussi de Delphine qu'elle est si belle que les hommes pourraient tuer pour elle...

Thierry Brun. Ce qui reste de candeur

lundi 12 août 2019

La colère de Sandra. Polar



Elle se roula en boule dans le lit avec l'infime espoir d'étouffer cette colère en elle, ou bien de trouver assez courage pour se jeter dans un brasier. Elle ouvrit les yeux, mais aussitôt les referma. Elle se réveillait toujours avec la présence, là, à l’endroit le plus chaud, dans son ventre, ou bien sur la chaise, à la tête du lit.

Les gens. Les vivants. Pour les côtoyer, elle descendait encore dans l’arène. Elle se frottait aux comptoirs, levait le coude. C’était sa façon de briser le sortilège, de se sentir femme parmi les femmes, femme parmi les hommes. Mais, c'était un leurre, un faux semblant. Au bout du compte, un échec.


Du coin de l’œil, elle surprit un mouvement. De l’autre côté de la rue, un reflet dans l’ombre d’une fenêtre. Une silhouette qui s’effaçait. Des mains invisibles repoussèrent les battants. Ce n'était rien. Juste une histoire de voisin masturbateur qui matait pendant des heures et des heures.


Cette nuit là, ils avaient surgi dans la maison, armés et saouls. Ils étaient rentrés dans la chambre. Enivrés, attirés par l’odeur de son corps. Ce corps qui lui appartenait encore. Elle s’était enfoncée sous la couette pour échapper à la peur. La peur... longtemps dans les oreilles en un interminable phénomène acouphène. Et cette présence, entêtante, écœurante. Celle du sang.  Son sang sur leurs mains, arabesques, le sang en une peinture magique. Elle  les savait stupides et indignes. Indignes, ils l'ont été. Stupides, ils s'étaient retirés comme une marée, comme une armée repue, victorieuse et honteuse. Stupides, ils l'avaient laissée vivante. Encore vivante. Enfin, plus tout à fait.

Elle était  maintenant liée à son secret. Le secret de sa domination sur l’homme. Désormais, il ne pouvait plus l'atteindre. Il essaierait, en vain. Chaque seconde de sa vie serait une étape. Non par la pensée comme les philosophes, mais dans l’action. Les conséquences n'avaient plus aucune espèce d'importance. Sa colère, elle en faisait sa créature. Un Golem. Une divinité.


Dans le sang. Elle avait bien compris. La force décidait et le reste, la morale, l'empathie, l'amour n'étaient que des mensonges, des carcans. Aujourd'hui, il y avait cette chose lovée dans son ventre, son cœur. Une chose terrible, convaincante. Il lui suffisait de l'écouter en secret pour s'affranchir du monde. Pour elle, la joie et la douleur, l’illusion et la vérité jouaient, inséparables, dans le même espace, un miroir à quatre faces. Avant, elle subissait. C'était fini. Il y avait en elle cette sauvagerie antique, irréductible et une parole qui ne parlaient pas le langage de ce siècle. Oui, grandissait dans son cœur une flamboyante fureur qui surpassait en force, en chaleur, en évidence le dogme humain.
Thierry Brun. La colère.



Le crime de Bartoc. Polar


Ça s’était mal passé. Le riche salaud lui avait proposé de l’argent pour qu'il oublie Sandra. Bartoc en avait besoin de ce fric. Alors, il avait accepté, prenant les liasses comme on consent à pointer au resto du cœur, et, il avait tourné le dos à son misérable donateur. Misérable. Oui, mésirable parce que personne ne devrait se payer le silence et l'oubli. Le silence, ça se méritait. Quant à l'oubli, il appartenait au Temps, pas à un enfoiré de richard. Quant à Sandra.... Il ne savait plus. Il était perdu.

Alors, il était revenu, le cerveau retourné par la honte, par la rage, par la haine qu’il vouait à ceux qui pouvaient s’acheter la colère des pauvres. Le salaud lui avait ouvert, confiant, et lui, il avait frappé un seul coup, dans le front, avec son marteau. Le salaud était tombé tout raide en se tenant le crâne, en gémissant des trucs comme " vous êtes fou" " mais pourquoi? ". Bartoc avait donné d'autres coups. Il n'avait pas compté. Les cris du salaud étaient insupportables. Bartoc avait volé tout le cash qu’il avait pu trouver. Vite. Tout ramasser, empocher, mettre à l’abri.

Quelques semaines avaient suffit. Bartoc était allé se dénoncer, parce qu’il était comme ça, Bartoc. Condamné pour crime passionnel. Il était parti faire sa peine. Son pécule l’attendait dans un container du port qui sentait l’acier et l’eau. Et, c'est bien connu, l'eau et le papier ne font pas bon ménage.
Pauvre Bartoc 
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Thierry Brun. Le crime de Bartoc.



samedi 29 août 2015

L U C Y, 0. Le Cinquième Elément, 2.


L U C Y,   0. Le Cinquième Elément, 2. lucy 3
Une critique dénichée au hasard de mes pérégrinations sur le net :
" Lucy s'ouvre sur la présentation de l'héroïne éponyme, une jolie blonde pas très futée qui vit à Taiwan. On sait pas trop ce qu'elle fout là, si elle voyage, étudie ou a gagné un voyage au dos d'une boîte de raviolis. Toujours est-il qu'elle fait rapidement la connaissance d'un loquedu quelconque avec qui elle se met à fricoter. Un beau matin, le loquedu en question lui demande un tout petit service : remettre le contenu d'une valise à l'hôtel devant lequel ils se trouvent."
" Devant son refus, il finit par la menotter purement et simplement à la valise. « Ah ah, ricane-t-il, maintenant tu va devoir faire ce que je dis, parce que seul le destinataire de cette valise a la clé des menottes. »
lucy 5
" Les menottes ayant eu l'air d'être achetées à la Foir'fouille, tu te dis que Lucy va avoir le bon sens de se rendre dans le commissariat le plus proche, balancer Loquedu et leur emprunter une scie à métaux avant d'oublier cette mésaventure."
" Bin non. Tu oublies qu'elle a dépassé son quota d'actions cohérentes qui était de un."
" L'on se retrouve dans une université dans laquelle un professeur ‘achement connu (Samuel Norman qu'il s'appelle) fait une conférence sur la neurologie. Il s'agit soi-disant de la sommité mondiale en la matière mais, par décence, j'éviterai de vous résumer le contenu de sa conférence, je ne veux pas me retrouver avec l'Amicale des Neurologues aux fesses. Pour faire simple, Norman explique que hou là là, les humains n'utilisent que 10% de leurs cerveaux et que les dauphins, eux sont à 20%, ce qui leur a permis de développer un sonar intégré. Les questions fusent. Naïvement, je pensais que lesdites questions seraient du genre « Eeeeuh, si les dauphins utilisent le DOUBLE de leurs capacités cérébrales, pourquoi n'ont-ils pas bêtement asservi la Terre ? » ou bien « Les dauphins ? Ces sympathiques bestioles qui violent leurs femelles en réunion ? »
lucy 4
"..Après avoir génocidé un nombre impressionnant de figurants (mais on s'en fout, dans le 1er il n'y a que des touristes), Lucy arrive à l'hosto et récupère les sachets de drogue. Alors oui, elle bat encore des méchants mais bon, elle est invincible, les scènes de combat ont donc tout l'intérêt d'une déclaration d'impôts..."
lucy 2
"...C'est à ce moment que le « plan » de notre héroïne est dévoilé : elle va demander au professeur Samson de lui injecter toute la drogue restante afin d'atteindre son plein potentiel et de transmettre toute sa connaissance à l'humanité. Le tout pendant que des figurants français défendent le bâtiment contre des figurants taïwanais, dans une grande bataille de « qui joue le plus mal » ? Mention spéciale à Del Rio qui se prend une balle dans le cou et qui 8 secondes plus tard, n'arbore plus la moindre cicatrice. Chapeau la police française..."

"...plutôt que de chercher bêtement un sens à ce film, regardez la belle histoire d'amour entre le cadreur et Scarlett Johansson. Il y a plus de poésie dans quelques plans volés que dans toutes les recherches esthétisantes de Besson."


Toute la série ici  : http://loliveetlesamovar.wordpress.com/2014/08/17/lucy-la-critique-bete-et-mechante/
lucy

Thriller. Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

Meilleur film 2014. Thriller.


inter
" Christopher Nolan fait partie des grands cinéastes du moment. Pas pour un univers visuel immédiatement identifiable ou des thèmes obsessionnels récurrents. Nolan est avant tout un scénariste, un directeur d'acteurs hors pair et un excellent conteur. Avec des films aussi millimétrés et diaboliquement orchestrés qu'Inception, Memento et The Dark Knight, le réalisateur a prouvé sa capacité à rendre passionnante une approche géométrique, scientifique, et obsessive du septième art. Interstellar ne déroge pas à la règle et fait plaisir à voir, rappelant qu'Hollywood sait aussi produire ces blockbusters « visionnaires » qui ont cruellement manqué cette année. Interstellar est un film profondément intelligent, conscient de ses effets, de ses choix et de ses références. Des maladresses sont sont bien présentes, dans une dernière partie très perchée qui déconcertera les plus rationnels d'entre nous, mais aussi dans la gestion de l'émotion qui n'a jamais été le fort de Nolan.
Le film est interminable mais fascine pourtant de bout en bout. Interstellar est à la fois un drame humain sur la séparation entre un père et une fille. Une réflexion métaphysique sur l'évolution et la perception du temps. Une aventure intergalactique exploratoire. Et un suspens spatial à la Gravity ou Appollo 13. Prises séparément, toutes ces facettes ont déjà été traitées de manière plus convaincantes chez d'autres. Mais leur entremêlement est unique. L'élégance de la réalisation, la perfection du jeu d'acteur, la pertinence de la vulgarisation scientifique sur le concept de relativité et sur l'extinction de l'espèce. Tout participe à la réussite d'un film jamais tape à l'œil, intimiste, dont le budget est au service de l'histoire. Christopher Nolan n'égale peut être pas son Dark Knight qui reste la référence absolue. Mais Interstellar est un bonheur pour les spectateurs curieux, qui veulent apprendre, être émerveillés, surpris, décontenancés, bousculés et divertis. A voir absolument." 
http://toutelaculture.com/cinema/a-laffiche/critique-interstellar-christopher-nolan-ne-decoit-pas-avec-un-grand-film-de-science-fiction-metaphysique/
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Thriller. Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.