American Airlines

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Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
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mercredi 28 octobre 2020

Thierry Brun, roman Origine Paradis, éditions Hors d'Atteinte

 

" J’ai dix ans. C’est un dimanche, tôt le matin, l’été, et il fait beau"

 

Orphelin, Thomas grandit entre un internat à la discipline étouffante et l’appartement d’une tante mutique. Une fois adulte, croyant tourner le dos à son milieu d’origine et à la vie qui lui était destinée et après quelques errances, il se voit embauché par une entreprise dénommée France réelle. Celle-ci s’avère bien plus liée que prévu à ce milieu dont il croyait se détourner et à ses propres parents. Il a un seul ami, Laurent, et s’est choisi un nouvel oncle, Roger. S’il préfère s’éloigner de son milieu d’origine, son nouveau travail chez France réelle, une entreprise de conseil, l’amène à se confronter à sa famille et à son passé

lundi 17 août 2020

Mehdi Charef Editions Hors d'Atteinte Livres Hebdo

 

"Le romancier et réalisateur né en Algérie reçoit son premier prix littéraire majeur pour un récit autobiographique sur son enfance et son émigration en France.

Le Prix littéraire de la Porte Dorée 2020 a été attribué à Mehdi Charef pour Rue des pâquerettes, paru en janvier 2019 aux éditions Hors d’Atteinte.  Le livre sera publié en poche chez Pocket le 3 septembre. Le livre avait été sélectionné pour le prix Marcel Pagnol et le prix Hors-Concours l'an dernier.


Le prix récompense chaque année une œuvre écrite en français ayant pour thème l’exil, l’immigration, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires. Il est doté de 4000 euros.


Rue des Pâquerettes est le récit de l'arrivée de Mehdi Charef en France, en 1962, dans le bidonville de Nanterre. Le petit Mehdi, ses frères, ses sœurs et sa maman arrivent tout droit de la région de Tlemcen pour retrouver le père de famille, travailleur en France depuis plusieurs années et installé dans un baraquement de fortune, au sein d’un environnement quasi uniformément algérien. Il décrit le froid, la boue, l'humiliation et le racisme ordinaire, mais aussi cet instituteur qui l'initie à la littérature ou la douceur d'une voisine. Du haut de ses dix ans, Mehdi observe et commente ce qui l’entoure avec acuité, intelligence, parfois même avec humour.


"C’est un enfant algérien qui parle de son itinéraire et de son rapport à ses parents mais dans un espace surprenant, celui d’un bidonville de Nanterre. C’est un texte très émouvant. Il y a une écriture transparente, sans emphase, mais qui finit par toucher le lecteur" déclare Nedim Gürsel, président du jury"

Le dernier roman de Mehdi Charef :


 

 

 

 Source : Livres Hebdo

dimanche 16 août 2020

Thierry Brun un roman aux Editions Hors d'Atteinte

 A paraitre en Février 2021 

 


 
 
 
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Marie Hermann, éditrice depuis plusieurs années, a créé en 2018, avec son associée Ingrid Balazard, les éditions Hors d’atteinte. Une maison d’édition qui se donne pour but de proposer de nouvelles grilles d’analyse d’un monde contemporain en pleine mutation, de donner de l’espoir à ceux qui luttent et d’offrir un espace à des voix inaudibles ailleurs. Féminisme, environnement, urbanisation, racisme, médias, populismes sont quelques-uns des thèmes abordés à travers des ouvrages de littérature et de non fiction.

« La maison d’édition est aussi née du constat qu’on ne pouvait pas faire ce qu’on voulait là où on était et qu’en tant que femmes il fallait créer des structures pour pouvoir travailler comme on le voulait » nous explique Marie qui nous reçoit chez elle, dans son appartement marseillais acheté à crédit il y a plusieurs années. Pour Marie cet appartement qui n’appartient qu’à elle, c’est une chance immense, un gage d’indépendance, de femme forte. Une chambre à soi, un refuge dont l’idée fait joliment écho à Hors d’atteinte définit comme « ce qui ne peut être touché, saisi (…) mais aussi ce qu’on met à l’abri, dans un endroit inattaquable, inabordable. »

 

 

samedi 25 janvier 2020

Polar. Ce que reste de Grandeur. Thierry Brun chez Criminocorpus

J'ai eu le plaisir d'être interviewé par Philippe Poisson qui mène la barque du site : Criminocorpus. Il propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice. Nous évoquons ce qui a provoqué l'écriture.

 
Polar

Voici un extrait de cet entretien : 


"...Alors, vient la rencontre avec un professeur de musique au profil atypique ; ancien musicien professionnel passé au professorat et avec une prof de lettres. Ils lui apprennent le respect et le bonheur de l’atelier, de faire son travail avec passion et de se servir de sa colère pour nourrir son écriture. Ils lui inculquent aussi l’envie d’apprendre, de ne pas trébucher, de ne pas abandonner à chaque écueil rencontré. S’il continue à écrire, il prend enfin les études au sérieux et décroche un diplôme dans une école de commerce. Se sentant à l’étroit dans le monde qui s’ouvre à lui, il part à l’aventure, fait mille petits boulots et en 1985 découvre la Bourse de Paris, le Palais Brongniart. C’est un chaudron. On doit apprendre vite. C’est aussi l’école le la fraternité, avant que les banques ne rachètent tout et virent les Agents de Change. Personne n’est innocent...".

La suite à découvrir ici : 

https://criminocorpus.hypotheses.org/115025

Pour le découvrir


mercredi 22 janvier 2020

Polar Social. Ce qui reste de Candeur. Thierry Brun

« Je vis le fantasme hideux d'un homme se lever, puis, par le travail de quelque machine puissante, montrer des signes de vie, et bouger en un mouvement malaisé et à moitié vivant... »
(Introduction de Mary Shelley de l'édition de 1831 de Frankenstein, Le Prométhée moderne.

Ce qui reste de Candeur. Thierry Brun
Ce qui reste de Candeur.


 

« Chaque jour sans exception, on doit se considérer comme mort »
Hagakuré, le livre secret des Samouraïs

 « Je ne sens plus mon visage… Enfin, je le touche, mais je ne sens rien à l’intérieur » Bobcat Goldthwait, Blow


Extrait

" J’avais bien essayé d’échapper à tout ça. Au bout du compte, j’avais fini par coller le canon d’un pistolet contre ma tempe. Comme dans les films, les chansons dramatiques, comme un policier ou un criminel de romans. Encore aujourd’hui, je ressens le contact froid sur mon épiderme. À genoux contre la baignoire, le menton posé sur le rebord glacé, je m’étais essayé à faire le vide, ne pas visualiser cette balle, à quelques centimètres de mon cerveau, qui allait subir une percussion, briser l’os de mon crâne et tout détruire sur son passage… "

https://www.furet.com/livres/ce-qui-reste-de-candeur-thierry-brun-9782377220946.html

lundi 12 août 2019

Thriller et Roman Noir. François Angelier et Elise Lépine nous parlent des Rapaces, éditions Le Passage.


La colère de Sandra. Polar



Elle se roula en boule dans le lit avec l'infime espoir d'étouffer cette colère en elle, ou bien de trouver assez courage pour se jeter dans un brasier. Elle ouvrit les yeux, mais aussitôt les referma. Elle se réveillait toujours avec la présence, là, à l’endroit le plus chaud, dans son ventre, ou bien sur la chaise, à la tête du lit.

Les gens. Les vivants. Pour les côtoyer, elle descendait encore dans l’arène. Elle se frottait aux comptoirs, levait le coude. C’était sa façon de briser le sortilège, de se sentir femme parmi les femmes, femme parmi les hommes. Mais, c'était un leurre, un faux semblant. Au bout du compte, un échec.


Du coin de l’œil, elle surprit un mouvement. De l’autre côté de la rue, un reflet dans l’ombre d’une fenêtre. Une silhouette qui s’effaçait. Des mains invisibles repoussèrent les battants. Ce n'était rien. Juste une histoire de voisin masturbateur qui matait pendant des heures et des heures.


Cette nuit là, ils avaient surgi dans la maison, armés et saouls. Ils étaient rentrés dans la chambre. Enivrés, attirés par l’odeur de son corps. Ce corps qui lui appartenait encore. Elle s’était enfoncée sous la couette pour échapper à la peur. La peur... longtemps dans les oreilles en un interminable phénomène acouphène. Et cette présence, entêtante, écœurante. Celle du sang.  Son sang sur leurs mains, arabesques, le sang en une peinture magique. Elle  les savait stupides et indignes. Indignes, ils l'ont été. Stupides, ils s'étaient retirés comme une marée, comme une armée repue, victorieuse et honteuse. Stupides, ils l'avaient laissée vivante. Encore vivante. Enfin, plus tout à fait.

Elle était  maintenant liée à son secret. Le secret de sa domination sur l’homme. Désormais, il ne pouvait plus l'atteindre. Il essaierait, en vain. Chaque seconde de sa vie serait une étape. Non par la pensée comme les philosophes, mais dans l’action. Les conséquences n'avaient plus aucune espèce d'importance. Sa colère, elle en faisait sa créature. Un Golem. Une divinité.


Dans le sang. Elle avait bien compris. La force décidait et le reste, la morale, l'empathie, l'amour n'étaient que des mensonges, des carcans. Aujourd'hui, il y avait cette chose lovée dans son ventre, son cœur. Une chose terrible, convaincante. Il lui suffisait de l'écouter en secret pour s'affranchir du monde. Pour elle, la joie et la douleur, l’illusion et la vérité jouaient, inséparables, dans le même espace, un miroir à quatre faces. Avant, elle subissait. C'était fini. Il y avait en elle cette sauvagerie antique, irréductible et une parole qui ne parlaient pas le langage de ce siècle. Oui, grandissait dans son cœur une flamboyante fureur qui surpassait en force, en chaleur, en évidence le dogme humain.
Thierry Brun. La colère.