American Airlines

American Airlines
Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
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samedi 29 août 2015

No Neo Polar

Jean Patrick Manchette Social et No Neo Polar. Chronique


Au début du XXe siècle, dans le roman de détective, l'enquêteur (Hercule Poirot ou un autre) incarne le triomphe du Bien sur le Mal, et n'est que la métaphore de l'ordre politique (r)établi.

 
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En 1929, la crise économique, la prohibition et l'explosion d'Hollywood avaient permis a un nouveau genre littéraire de percer : un roman noir et social qui, explosant les frontières du polar, devenait le genre de la part sombre de l'être humain. Le narrateur n'était plus forcément du côté de la loi. Et le style behavioriste (suivre le personnage non par ce qu'il pense, mais par ce qu'il fait) faisait autorité. Agatha Christie prenait une méchante claque.

 
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En 1968, le situationnisme et les évènements sociaux en France allaient devoir trouver une traduction littéraire. Ce serait le "néo-polar”. L'héritage du behaviorisme yankee se trouverait dans une froideur psychologique très " anti-Simenon” . Manchette, situ, graphomane, révolutionnaire méfiant, invente cette écriture clinique, romancée et référentielle, qui dépeindrait froidement le comportement des flics et des tueurs sans s'embarrasser de psychologie. Le "néo-polar français” est né.

 
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On trouverait des romanciers encore actifs : Daeninckx, Pouy, Raynal, Bastid, Vilar et Villard. Dans le roman français d'aujourd'hui, les héritiers de Manchette sont en dehors du genre : Dantec, Houellebecq, ou encore Bénier-Bürckel (dont nous vous parlerons à la rentrée).
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http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2008/08/16/manchette-le-pape-du-neo-polar-is-not-dead
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  • Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

Thriller. Maxime parle de Chattam à K Libre

Thriller. 

Maxime parle de Chattam à K Libre. Chronique sur l'écriture.

Fabien Hérisson :

"k-libre : Maxime, vous en êtes à treize romans publiés en moins de dix ans. Est-ce, comme vous l'évoquez dans votre biographie, par le besoin de ne pas être "qu'un individu de plus parmi les milliards passés et présents" que vous êtes si prolifique ? 


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Maxime Chattam : Non, je ne crois pas que ce soit la raison pour laquelle je suis prolifique. Les raisons pour lesquelles j'écris beaucoup :
 
1 - je ne sais faire que ça.
2 - j'adore ça.
3 - j'ai besoin d'écrire.


J'ai des sujets en tête. Je vois le monde au travers de ma fenêtre. Je vois des choses qui m'interpellent. J'ai envie d'en parler. J'ai envie de me servir du prétexte du divertissement littéraire pour le faire. Me viennent tout un tas d'intrigues qui peuvent m'amuser et m'apporter du plaisir. Je me dis que si j'ai du plaisir à travailler dessus, à l'écrire, alors peut-être que le lecteur aura du plaisir à le lire.
Et le fait est que, livre après livre, j'ai toujours de plus en plus de choses à dire, et qu'il y a des choses qu'on ne peut pas raconter toujours de la même manière. C'est-à-dire qu'il y a les thrillers - dans lesquels je peux mettre ce que je veux -, et de temps en temps il y autre chose qui m'appelle, qui m'interpelle, et je me dis que je ne peux pas y répondre dans un thriller. Et comme j'aime lire autre chose que des thrillers - je suis un grand passionné de littérature en général -, il y a un moment où je me dis que je vais faire une série, que ça fait longtemps que ça me titille, et c'est comme ça que je fais "Autre Monde".

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J'ai trouvé le moyen de raconter ces deux choses-là en parallèle, et au lieu d'écrire six-huit heures par jour de façon intensive pendant sept-huit mois, j'écris six-huit heures par jour toute l'année. Donc, oui j'écris beaucoup, mais parfois c'est un besoin...."


La suite ici : http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=interview&id=81
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Genre Thriller Le Boudoir Littéraire


Le boudoir littéraire. Le Signe.

Ma vie de lectrice!

 
Le signe - Raymond Khoury
Quatrième de couverture :
Alors qu'une équipe de télévision effectue un reportage en direct sur les conséquences du réchauffement climatique en Antarctique, une gigantesque sphère de lumière apparaît au-dessus des glaces, avant de se volatiliser au bout de quelques minutes. 


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Les images, diffusées dans le monde entier, mettent la planète en émoi. Est-ce le présage d'une catastrophe écologique imminente ? Un message divin ? Un ovni ? Une gigantesque supercherie ? Tandis que la communauté scientifique se mobilise pour tenter d'interpréter cette apparition, en Egypte, un moine reconnaît le signe : il s'agit du motif que dessine inlassablement le père Jérôme, un célèbre ermite.

 

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La journaliste Gracie Logan décide de se rendre dans le désert égyptien afin d'élucider le mystère... Sur fond de menace écologique et de montée des fanatismes religieux, le nouveau best-seller de Raymond Khoury met en scène les liaisons dangereuses entre politique, science et religion dans un thriller à l'efficacité redoutable.





La suite ici : http://lecturefeetish.canalblog.com/archives/genre_thriller_polar/index.html
Mon avis :


Un coup de coeur pour cette fin d'année   ! Et pourtant j'avais un peu hésité à l'acheter ce livre... Néanmoins, après Le dernier templier et Eternalis, les deux précédents livres de cet auteur que j'avais vraiment beaucoup aimés, je me suis dit qu'il fallait que je lise celui-ci. Et je lirais les prochains croyez-moi !
Ce livre est avant tout un bon polar : une mystérieuse apparition dans le ciel de l'Antarctique, des personnes disparues depuis deux ans et voilà que l'intrigue est lancée. La lectrice amatrice de polar que je suis à trouver son compte ici. Pourtant pas de morts violentes, pas de sang, pas de flics... Oui mais attention ! En plus d'une histoire vraiment attrayante, Raymond Khoury nous livre une réflexion à la fois sur l'écologie et le besoin de sauver notre planète..."

 
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L’Opération diabolique.

Polar Thriller Chronique organisation secrète. Seconds - L’Opération diabolique.

Seconds - L’Opération diabolique
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"...Arthur Hamilton, banquier d'âge mûr, éteint par sa routine professionnelle comme conjugale, accepte la proposition d'une organisation secrète qui lui propose de changer de vie, de nom et de visage. Il devient ainsi Tony Wilson, plus jeune, plus beau, plus athlétique, plus talentueux... mais pas forcément plus heureux..."
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"..Seconds - L’Opération diabolique pourrait être vu, dans la carrière de John Frankenheimer, comme l’ultime volet d’une impressionnante « trilogie de la paranoïa » débutée avec le célèbre Un crime dans la tête (The Manchurian Candidate - 1962) et poursuivie avec le plus méconnu mais non moins génial 7 jours en mai (Seven Days in May - 1964). "

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" Dans ces trois films, le trouble et l’effroi, intimement liés au contexte de Guerre Froide, viennent en effet naître, conjointement, d’une forme impétueuse et du sentiment de malaise provoqué par une menace impalpable, inexplicite.
Mais si dans les deux premiers films cités, c’était l’administration américaine, à travers son Président ou son Etat-major, qui était visée par cette menace sourde, Seconds soumet l’Américain moyen, l’individu lambda, à un questionnement pour le moins angoissant : et si Je était un autre ?..."
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"...Fidèle à son habitude - on se souvient par exemple de la sidérante émeute d’ouverture de 7 jours en mai -, John Frankenheimer attaque (le terme est probablement le bon) son film avec une énergie et une débauche d’effets peu communes. "
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" Si on arrivait à définir les contours d’un « expressionnisme américain » dans l’histoire du 7ème art, nul doute que John Frankenheimer devrait, en tout cas à ses débuts, être considéré comme l’un de ses chefs de file : déformant ou stylisant la réalité par des biais purement cinématographiques (angles de prises de vues, jeux sur les focales ou les objectifs, resserrement du cadre, montage syncopé...), il parvient en effet comme peu de ses pairs à susciter chez le spectateur une émotion immédiate, quelque part entre la fascination et le vertige. "



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" Plusieurs séquences de Seconds s’avèrent parfaitement emblématiques de ce style éminemment personnel : la séquence d’ouverture, donc, dans Grand Central Station - faisant, qui plus est, suite à un générique durant lequel Saul Bass et Jerry Goldsmith auront, chacun à leur manière, contribué à faire naître le malaise - saisit d’emblée par la diversité des moyens mis en œuvre pour faire naître une tension sourde à partir de bien peu (un homme suit un autre dans une gare) : photographie vaporeuse, ambiance sonore indistincte, mouvements de caméra vifs (avec des zooms ou des panoramiques inquisiteurs), cadrage au niveau des pieds ou encore, et de façon assez inattendue, utilisation du procédé de SnorriCam..."


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"... Seconds, à son tour, témoigne avec force ironie des illusions d’une Amérique qui, sous prétexte d’accomplir ses rêves, se recroqueville alors dangereusement sur des principes chimériques, sur sa frustration et sur ses peurs.
Seconds - comme son titre original l’indique - parle du mythe consumériste de la seconde chance, de cette idée que l’on peut racheter sa réussite, racheter son bonheur ou racheter sa vie. "



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L'opération secrète en détail ici : http://www.dvdclassik.com/critique/l-operation-diabolique-frankenheimer


"...Pour ce faire, Frankenheimer imagine donc une société mystérieuse, nommée l’Organisation, et lui fait adopter tous les contours de la compagnie prospère, allégorie souriante et sinistre à la fois du capitalisme triomphant : « Je voulais qu’ils soient très gentils, comme une banque ou une compagnie d’assurances. Tout à l’air d’être étudié pour vous faciliter la vie, jusqu’au jour où vous refusez de payer la note. »..."


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Mission : Impossible – Vogue Nation Thriller

Rogue Nation


fury " Loin d’égaler la puissance visionnaire de Mad Max : Fury Road – l’ambition d’entertainer de McQuarrie se rabat sur des enjeux plus modestes –, Rogue Nation présente néanmoins avec le récent opus magnum de George Miller quelques affinités électives. Outre une conception du blockbuster aux antipodes des productions Marvel, les deux films sont travaillés de manière obsessionnelle par les motifs du burlesque et du muet."
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"C’est ici vrai du comique keatonien qui agite Tom Cruise, dont la mine ahurie est aussi celle du magicien pris à ses propres tours par une assistante plus habile que lui. Il faut dire qu’en Rebecca Ferguson, il a peut-être retrouvé l’alter ego féminin qu’il avait perdu avec Nicole Kidman. Aux avant-postes de l’action, d’où elle use de son regard comme d’une arme de précision, Ilsa Faust n’a rien du faire-valoir auquel le personnage d’Emily Blunt se réduisait encore dans Edge of Tomorrow. Comme Charlize Theron, qui traînait Tom Hardy dans le sillage de Fury Road, c’est après elle que court Cruise d’un plan à l’autre, cherchant à comprendre ce qu’elle a déjà élucidé. Leur aventure terminée, son mystère ne s’est pas dissipé."

L’espion qui en savait trop

"De l’intrigue, emberlificotée au possible, il ne faut retenir qu’une chose : l’Impossible Mission Force est dissoute et Ethan Hunt (Cruise) entre dans la clandestinité pour traquer, de Londres à La Havane, en passant par Vienne et Casablanca, une organisation secrète formée d’agents tenus pour morts. " fury 6
"On aura à juste titre l’impression de lire le script paranoïaque du précédent Mission : Impossible ou du prochain James Bond, et les circonvolutions du récit sont avant tout à mettre sur le compte d’une déformation professionnelle : avant de passer derrière la caméra, McQuarrie fut l’auteur de Usual Suspects, inaugurant un engouement momentané des studios pour les twists et autres retournements de situation. Ici, les dialogues ne sont que le liminaire de l’action à venir, à laquelle ils s’efforcent de donner un peu de sens, à grands renforts d’explications bavardes et souvent superflues. Une séquence fait cependant exception, faisant de la parole l’instrument à part entière d’un jeu de dupes magistralement orchestré par l’espion-illusionniste. À ce moment précis, le scénariste un peu vain rencontre un cinéaste de genre en pleine possession de ses moyens."

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La suite ici : http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/mission-impossible-rogue-nation.html
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samedi 6 septembre 2014

Gangsters. Polar à découvrir. Genre : Anarchiste


Public Enemies

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"Public Enemies
raconte l'histoire du braqueur de banques John Dillinger, dans les années 30 à Chicago, poursuivi par le FBI en la personne de Melvin Purvis."
 
" Un plan central de Public Enemies montre Bale et Depp, (Purvis, le flic et Dillinger le criminel) chacun dans un coin de l'image, se mouvant symétriquement par rapport à une ligne verticale, l'un en prison, l'autre en dehors, comme si l'un était le reflet de l'autre. De ce plan, on pourrait en déduire que Public Enemies est un remake années 30 de Heat. Pourtant à la sortie du cinéma, Dillinger apparaît comme le vrai héros et Purvis n'a jamais de part équivalente dans le film."


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"Car c'est qu'il n'y a pas d'équivalent à Dillinger. Figure d'une forme étonnante d'anarchie, Dillinger est la faille dans le système : De jour dans la République ("il ridiculise la justice" dit un juge lors d'un procès contre Dillinger, justice dont il échappe à chaque fois par tous les moyens possibles) au point que les passants l'acclament, qu'il devient un héros ; comme de nuit, chez les criminels (l'association des gangsters qui refusent désormais de le couvrir, car il met en péril le "business" par sa célébrité). Dillinger n'a sa place nulle part et commence à faire imploser le système qui trouve un équilibre entre le bien et le mal (Le bookmaker arrose les policiers pour être tranquille, tandis qu'en surface les gens se tiennent à carreau). "


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" Or en faisant le "mal", Dillinger devient une figure héroïque et moral qui montre la face maléfique du "bien" (Hoover qui fonde le FBI sur des bases qui mettent en danger la Liberté, Purvis au méthodes interrogatoires immorales). De plus, Dillinger en volant les banques, esquisse une forme de vengeance de la part de ceux qui se laissent faire par le système (l'action se situe pendant la grande dépression) et en quelques sortes devient le voleur qui vole les voleurs."
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"De
Ali à Public Enemies en passant même par Révélations, Michael Mann, par le genre du Biopic retrace une histoire des Etats-Unis, transforme des défaites en victoires : ici chaque braquage devient un geste politique, un sursaut face au conformisme capitaliste (sur le conformisme, une séquence dans un cinéma est stupéfiante), et la mort, la défaite ultime, devient une évasion finale sanctificatrice. Surtout, il désigne de nouveaux héros, les vrais : ceux qui résistent, qu'on n'attrape pas ; ceux qui virevoltent, et qui font que le système n'aura jamais de prise sur eux et que la culture ne peut tout à fait s'en servir comme de modèle. Pour se rassurer, on les désigne parfois comme des fous. Ou des illuminés."

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"Pour cela, l'image numérique hallucinante que travaille depuis un moment Michael Mann permet de voir le monde comme il imagine que le perçoit Dillinger. Le film, comme toujours chez Mann, est "troué" de moments de sublime, d'extase contemplative, comme en vit à un moment Dillinger devant un coucher de soleil. Car les personnages de Mann sont de ceux qui savent voir (Sonny Crockett dans Miami Vice par exemple, qui regarde par la fenêtre une tempête venir au loin), ce qui replace l'action dans un univers plus grand, et les actions et motivations finalement plus modestes devant la grandeur de l'univers. Cela offre aux personnages une forme de liberté, de détachement face aux événements. En ce sens, un plan du début du film résume bien le héros "mannien" : alors qu'il va pour partir, une femme demande à Dillinger s'il ne veut pas rester à la maison."
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Le cadrage montre Dillinger, avec en arrière-fond le ciel, et un bout de la maison sur la droite qui le rattache à une situation, mais le bout de toit de la maison ne reste pas longtemps dans le champ, laissant Dillinger seul dans le ciel immense et libre."

Ceci n'est que du cinéma.

Plus ici:http://karimcharredib.blogspot.fr/search?updated-max=2009-11-03T12:58:00%2B01:00&max-results=7
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mercredi 13 août 2014

French Polar. Genre : Ambitieux Carcéral

 
Un Prophète - Jacques Audiard (2009)
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"Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus... Le jeune homme apprend vite. Au fil des « missions », il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau..."
 
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"Cinquième long-métrage de Jacques Audiard, Un Prophète est sans doute son film le plus ambitieux à ce jour, en plus d'être une date dans le cinéma hexagonal."
 
" hormis les coups d'éclats de grands anciens comme Tavernier et son L627 (voire L'Appât en élargissant un peu), Corneau avec Le Cousin. Un cinéaste capable de grandes choses en la matière comme Éric Rochant donna un excellent Total Western, mais l'échec, quelques années plus tôt, de l'ambitieux Les Patriotes avait déjà sonné le glas pour lui de l'accession à des projets personnels."
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"S'inscrivant dans un sous genre typiquement américain, le film de prison, Un Prophète propose le plus singulier des parcours initiatiques, tout en renouvelant grandement l'imagerie du gangster à la française."

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"Petite frappe juvénile et illettrée plongée au milieu de mines patibulaire, Malik est très loin de l'image du gangster bodybuildé et imposant. Rusé, observateur et ayant soif d'apprendre, c'est un diamant brut qui, en acquérant le savoir, vrai symbole de pouvoir, va s'imposer peu à peu."
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"Pour la première fois depuis bien longtemps, on sent retranscrit ici ce que les américains ont toujours su faire dans ce type d'environnement : la description des rapports de force liés à une appartenance ethnique ou raciale.
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Audiard dépeint les codes et les mœurs de ses truands avec acuité, notamment l'aspect extrêmement clanique des corses et le racisme latent qui les perdra lorsque Luciani (Niels Astrup, terrifiant parrain corse) se trouvera isolé."

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" L'audace du film est de placer son héros au-dessus de la mêlée, Malik découvrant les arcanes du métier et se créant des contacts par les Corses, puis manipulant les Arabes en attisant leur haine. Déshumanisé par un terrible rite initiatique imposé à son arrivée, il est traité en subalterne chez les Corses et rejetés par les Arabes, pour désormais n'agir que dans son propre intérêt. Le scénario permet à Malik de tisser progressivement sa toile, de missions en petits trafics, dans une redoutable partie d'échecs avec Luciani. "
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http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2012/02/un-prophete-jacques-audiard-2009.html

"L'horizon semble d'ailleurs s'élargir au fil de la progression du héros, au propre comme au figuré. Claustrophobe et oppressante à souhait dans la première partie, la prison devient un vrai terrain de jeu, exploré de fond en comble par Audiard, lorsque Malik y prend ses marques, sans que le sentiment de danger et la vigilance ne s'estompent pour autant (voir l'explosion de Luciani lorsqu'il découvre le business de Malik)."

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lundi 11 août 2014

Nouveautés Thriller. Livre en Poche.Ludlum

La mission Janson. Robert Ludlum

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Alors qu'il a renoncé à sa carrière d'agent secret et d'assassin pour le compte du gouvernement américain, Paul Janson se voit confier une ultime mission.

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À l'aide de sa partenaire et tireuse d'élite Jessica Kincaid, il va devoir secourir un médecin retenu prisonnier par des pirates au large des côtes d'Afrique occidentale, sur l'île de Gorée, sous le joug d'un dangereux tyran.

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Tous deux vont se retrouver plongés au coeur d'un conflit pétrolier d'envergure internationale, mêlant conspirations, magouilles politiques et mercenaires belliqueux.

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Hanté par les fantômes de son passé, Janson va tenter l'impossible pour ramener la paix sur l'île et expier ses crimes. Mais ses ennemis semblent bien avoir l'avantage sur lui... et une longueur d'avance.




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lundi 4 août 2014

Classement Culture Livre AuFeminin.Com. Thriller.

"Souviens-toi de demain" : le thriller que vous n'êtes pas près d'oublierGiftele-inter

Charlie se réveille un matin à l'hôpital, amnésique. Que fait-elle ici ? En quête de vérité - sa vérité - elle va tenter de reconstruire le puzzle de sa vie tant bien que mal. Parce qu'en plus d'avoir perdu la mémoire, elle est incapable d'enregistrer de nouveaux souvenirs. Comment va-t-elle s'en sortir et surtout, que va-t-elle découvrir ? Une écriture poignante pour un thriller psychologique palpitant.

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Rencontre avec Vanessa Caffin, auteur de "Souviens-toi de demain" aux éditions Calmann-Lévy.


Pourquoi avoir choisi le thème de l'amnésie pour écrire un thriller ?

Parce que c'est un ingrédient magnifique pour le thriller qui permet de brouiller les pistes et donne une dimension profondément humaine aux personnages. L'amnésie ouvre la porte aux mensonges, à la paranoïa, aux secrets. Je voulais que l'intrigue soit haletante du début à la fin, avec un rebondissement final inattendu, dans la veine de romans comme Shutter Island de Dennis Lehane, ou de films comme Memento, Usual Suspect ou Le Sixième Sens. J'aimais aussi l'idée de plonger le lecteur dans une course contre la montre pour la survie. Comme s'il accompagnait l'héroïne dans sa quête de vérité.




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http://www.aufeminin.com/livres-a-lire/vanessa-caffin-souviens-toi-de-demain-s505983.html

Comment Charlie combat-elle son angoisse ?

Charlie, l'héroïne, souffre de deux handicaps : elle a tout oublié de son identité, mais elle est également incapable d'enregistrer de nouveaux souvenirs. Chaque nuit, tout s'efface. Elle se réveille vierge de tout passé. Pour combattre son angoisse, elle dispose d'un carnet dans lequel elle note tout : les événements des derniers jours, ses alliés, ses ennemis. Mais, privée de repères, elle se trompe évidemment d'histoire. Et c'est là que les problèmes commencent !The-Loft-la-bande-annonce-d-un-thriller-psychologique-inquietant_exact1024x768_l




Pensez-vous que les femmes ont plus besoin que les hommes de reconstruire leur passé?

Non. Nous sommes tous le fruit du passé, hommes et femmes. Les souvenirs forgent notre identité. Sans eux, nous naviguons à vue. Cette question m'a hantée pendant toute l'écriture du livre : que deviendrions-nous s'il fallait chaque jour tout réécrire, sans connaissance d'hier ?
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