American Airlines

American Airlines
Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
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samedi 12 mars 2016

Les meilleures listes de livres.


BABELIO 



A l'occasion de la fête de la librairie indépendante, je vous propose une petite liste d'ouvrages où il est question de livres, le libraires et de librairies !

1 Lettres à mon libraire
François Busnel
3 critiques 12 citations

"Le livre que vous tenez entre les mains est une ode au plus beau métier du monde. Une reconnaissance de dette, par des écrivains conscients que les artisans de leur réussite sont aussi ceux qui permettent à une ?uvre de papier de survivre au sein de cette jungle moderne qu'est devenue la vie. Car il ne suffit pas d'être publié pour être lu. Soyons honnêtes : il n'y a pas de livre sans librairie, pas d'écrivain sans libraire." François Busnel Ajouter à mes livres
2 Mon libraire, sa vie, son oeuvre
Patrick Cloux
2 critiques 9 citations

Ce lexique (80 entrées) est écrit sur un ton tour à tour précis, attendri, grave, primesautier. Bien que délibérément subjectif, il est assez documenté, nourri d'expériences vécues et de franches rencontres pour permettre aux lecteurs d'attachement de mieux saisir les quelques beaux enjeux d'un métier assez peu célébré. Depuis hier, aujourd'hui, mais également pour demain, le livre - qui est, plus que jamais, en question - a tout à gagner à être mis entre de bonnes mains par des gens de généreuse compagnie pour qui la lecture est, plus encore que la profession, une véritable façon d'être. Ajouter à mes livres
3 Le Libraire
Régis de Sá Moreira
70 critiques 73 citations

- Vous l'avez lu ? - Oui, dit le libraire. - Moi aussi, répondit le jeune homme. Le libraire lui sourit. Le jeune homme prit confiance : - Mais je l'ai offert à quelqu'un? à qui je n'aurais pas dû l'offrir. - C'est difficile d'être sûr de ces choses-là, répondit le libraire. - Oui, dit le jeune homme. - Ne désespérez pas, dit encore le libraire. Certains livres sont à retardement? Ajouter à mes livres
4 Meurtres à livre ouvert
Steve Rosa
1 critique

Eve Morton, une jeune femme ayant quitté Paris pour celui qu'elle croyait aimer, décide pour surmonter une profonde déception sentimentale d'ouvrir au coeur de Metz une librairie spécialisée dans le roman policier. Le jour même de l'inauguration, le cadavre d'un inconnu poignardé est retrouvé dans sa librairie... Bientôt, Eve s'aperçoit que le mystérieux assassin en veut également à sa vie. Aidée du lieutenant de police Nicolas Reynaud, la jeune femme frôlera la mort de près avant de découvrir l'identité du coupable... et peut-être plus. Dans la veine des grands romanciers français et anglo-saxons, l'énigme de chambre close se double ici d'un suspense haletant qui a pour cadre la ville de Metz, et d'une étude de caractère sans concession des milieux artistiques.


La suite ici  : http://www.babelio.com/liste/2468/Autour-de-la-librairie

samedi 3 octobre 2015

Michel Houellebecq. Le français le plus lu dans le monde




" L'histoire se déroule dans un futur proche : François, un professeur de littérature parisien spécialiste de Huysmans, sent venir la fin de sa vie sexuelle et sentimentale, avec pour seule perspective la vacuité et la solitude. L'environnement décrit au début du roman des affrontements réguliers entre jeunes identitaires cagoulés et jeunes salafistes : les médias semblent — par crainte d'un embrasement généralisé — ne pas relayer toutes les informations, le pays paraît être au bord de la guerre civile.
Les bouleversements politiques de l'élection présidentielle française de 2022 amènent au pouvoir un leader intelligent et charismatique d'un nouveau parti politique. Après qu'il a réussi de justesse à se hisser au second tour de l'élection présidentielle, Mohammed Ben Abbes, président de ce nouveau parti nommé « La Fraternité musulmane », réussit, grâce au soutien au second tour de tous les anciens partis politiques traditionnels face au Front national lui aussi présent au deuxième tour, à être aisément élu."


















samedi 29 août 2015

No Neo Polar

Jean Patrick Manchette Social et No Neo Polar. Chronique


Au début du XXe siècle, dans le roman de détective, l'enquêteur (Hercule Poirot ou un autre) incarne le triomphe du Bien sur le Mal, et n'est que la métaphore de l'ordre politique (r)établi.

 
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En 1929, la crise économique, la prohibition et l'explosion d'Hollywood avaient permis a un nouveau genre littéraire de percer : un roman noir et social qui, explosant les frontières du polar, devenait le genre de la part sombre de l'être humain. Le narrateur n'était plus forcément du côté de la loi. Et le style behavioriste (suivre le personnage non par ce qu'il pense, mais par ce qu'il fait) faisait autorité. Agatha Christie prenait une méchante claque.

 
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En 1968, le situationnisme et les évènements sociaux en France allaient devoir trouver une traduction littéraire. Ce serait le "néo-polar”. L'héritage du behaviorisme yankee se trouverait dans une froideur psychologique très " anti-Simenon” . Manchette, situ, graphomane, révolutionnaire méfiant, invente cette écriture clinique, romancée et référentielle, qui dépeindrait froidement le comportement des flics et des tueurs sans s'embarrasser de psychologie. Le "néo-polar français” est né.

 
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On trouverait des romanciers encore actifs : Daeninckx, Pouy, Raynal, Bastid, Vilar et Villard. Dans le roman français d'aujourd'hui, les héritiers de Manchette sont en dehors du genre : Dantec, Houellebecq, ou encore Bénier-Bürckel (dont nous vous parlerons à la rentrée).
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http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2008/08/16/manchette-le-pape-du-neo-polar-is-not-dead
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  • Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

Thriller. Maxime parle de Chattam à K Libre

Thriller. 

Maxime parle de Chattam à K Libre. Chronique sur l'écriture.

Fabien Hérisson :

"k-libre : Maxime, vous en êtes à treize romans publiés en moins de dix ans. Est-ce, comme vous l'évoquez dans votre biographie, par le besoin de ne pas être "qu'un individu de plus parmi les milliards passés et présents" que vous êtes si prolifique ? 


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Maxime Chattam : Non, je ne crois pas que ce soit la raison pour laquelle je suis prolifique. Les raisons pour lesquelles j'écris beaucoup :
 
1 - je ne sais faire que ça.
2 - j'adore ça.
3 - j'ai besoin d'écrire.


J'ai des sujets en tête. Je vois le monde au travers de ma fenêtre. Je vois des choses qui m'interpellent. J'ai envie d'en parler. J'ai envie de me servir du prétexte du divertissement littéraire pour le faire. Me viennent tout un tas d'intrigues qui peuvent m'amuser et m'apporter du plaisir. Je me dis que si j'ai du plaisir à travailler dessus, à l'écrire, alors peut-être que le lecteur aura du plaisir à le lire.
Et le fait est que, livre après livre, j'ai toujours de plus en plus de choses à dire, et qu'il y a des choses qu'on ne peut pas raconter toujours de la même manière. C'est-à-dire qu'il y a les thrillers - dans lesquels je peux mettre ce que je veux -, et de temps en temps il y autre chose qui m'appelle, qui m'interpelle, et je me dis que je ne peux pas y répondre dans un thriller. Et comme j'aime lire autre chose que des thrillers - je suis un grand passionné de littérature en général -, il y a un moment où je me dis que je vais faire une série, que ça fait longtemps que ça me titille, et c'est comme ça que je fais "Autre Monde".

Panique sur florida beach scénariste
 


J'ai trouvé le moyen de raconter ces deux choses-là en parallèle, et au lieu d'écrire six-huit heures par jour de façon intensive pendant sept-huit mois, j'écris six-huit heures par jour toute l'année. Donc, oui j'écris beaucoup, mais parfois c'est un besoin...."


La suite ici : http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=interview&id=81
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Genre Thriller Le Boudoir Littéraire


Le boudoir littéraire. Le Signe.

Ma vie de lectrice!

 
Le signe - Raymond Khoury
Quatrième de couverture :
Alors qu'une équipe de télévision effectue un reportage en direct sur les conséquences du réchauffement climatique en Antarctique, une gigantesque sphère de lumière apparaît au-dessus des glaces, avant de se volatiliser au bout de quelques minutes. 


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Les images, diffusées dans le monde entier, mettent la planète en émoi. Est-ce le présage d'une catastrophe écologique imminente ? Un message divin ? Un ovni ? Une gigantesque supercherie ? Tandis que la communauté scientifique se mobilise pour tenter d'interpréter cette apparition, en Egypte, un moine reconnaît le signe : il s'agit du motif que dessine inlassablement le père Jérôme, un célèbre ermite.

 

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La journaliste Gracie Logan décide de se rendre dans le désert égyptien afin d'élucider le mystère... Sur fond de menace écologique et de montée des fanatismes religieux, le nouveau best-seller de Raymond Khoury met en scène les liaisons dangereuses entre politique, science et religion dans un thriller à l'efficacité redoutable.





La suite ici : http://lecturefeetish.canalblog.com/archives/genre_thriller_polar/index.html
Mon avis :


Un coup de coeur pour cette fin d'année   ! Et pourtant j'avais un peu hésité à l'acheter ce livre... Néanmoins, après Le dernier templier et Eternalis, les deux précédents livres de cet auteur que j'avais vraiment beaucoup aimés, je me suis dit qu'il fallait que je lise celui-ci. Et je lirais les prochains croyez-moi !
Ce livre est avant tout un bon polar : une mystérieuse apparition dans le ciel de l'Antarctique, des personnes disparues depuis deux ans et voilà que l'intrigue est lancée. La lectrice amatrice de polar que je suis à trouver son compte ici. Pourtant pas de morts violentes, pas de sang, pas de flics... Oui mais attention ! En plus d'une histoire vraiment attrayante, Raymond Khoury nous livre une réflexion à la fois sur l'écologie et le besoin de sauver notre planète..."

 
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L’Opération diabolique.

Polar Thriller Chronique organisation secrète. Seconds - L’Opération diabolique.

Seconds - L’Opération diabolique
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"...Arthur Hamilton, banquier d'âge mûr, éteint par sa routine professionnelle comme conjugale, accepte la proposition d'une organisation secrète qui lui propose de changer de vie, de nom et de visage. Il devient ainsi Tony Wilson, plus jeune, plus beau, plus athlétique, plus talentueux... mais pas forcément plus heureux..."
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"..Seconds - L’Opération diabolique pourrait être vu, dans la carrière de John Frankenheimer, comme l’ultime volet d’une impressionnante « trilogie de la paranoïa » débutée avec le célèbre Un crime dans la tête (The Manchurian Candidate - 1962) et poursuivie avec le plus méconnu mais non moins génial 7 jours en mai (Seven Days in May - 1964). "

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" Dans ces trois films, le trouble et l’effroi, intimement liés au contexte de Guerre Froide, viennent en effet naître, conjointement, d’une forme impétueuse et du sentiment de malaise provoqué par une menace impalpable, inexplicite.
Mais si dans les deux premiers films cités, c’était l’administration américaine, à travers son Président ou son Etat-major, qui était visée par cette menace sourde, Seconds soumet l’Américain moyen, l’individu lambda, à un questionnement pour le moins angoissant : et si Je était un autre ?..."
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"...Fidèle à son habitude - on se souvient par exemple de la sidérante émeute d’ouverture de 7 jours en mai -, John Frankenheimer attaque (le terme est probablement le bon) son film avec une énergie et une débauche d’effets peu communes. "
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" Si on arrivait à définir les contours d’un « expressionnisme américain » dans l’histoire du 7ème art, nul doute que John Frankenheimer devrait, en tout cas à ses débuts, être considéré comme l’un de ses chefs de file : déformant ou stylisant la réalité par des biais purement cinématographiques (angles de prises de vues, jeux sur les focales ou les objectifs, resserrement du cadre, montage syncopé...), il parvient en effet comme peu de ses pairs à susciter chez le spectateur une émotion immédiate, quelque part entre la fascination et le vertige. "



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" Plusieurs séquences de Seconds s’avèrent parfaitement emblématiques de ce style éminemment personnel : la séquence d’ouverture, donc, dans Grand Central Station - faisant, qui plus est, suite à un générique durant lequel Saul Bass et Jerry Goldsmith auront, chacun à leur manière, contribué à faire naître le malaise - saisit d’emblée par la diversité des moyens mis en œuvre pour faire naître une tension sourde à partir de bien peu (un homme suit un autre dans une gare) : photographie vaporeuse, ambiance sonore indistincte, mouvements de caméra vifs (avec des zooms ou des panoramiques inquisiteurs), cadrage au niveau des pieds ou encore, et de façon assez inattendue, utilisation du procédé de SnorriCam..."


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"... Seconds, à son tour, témoigne avec force ironie des illusions d’une Amérique qui, sous prétexte d’accomplir ses rêves, se recroqueville alors dangereusement sur des principes chimériques, sur sa frustration et sur ses peurs.
Seconds - comme son titre original l’indique - parle du mythe consumériste de la seconde chance, de cette idée que l’on peut racheter sa réussite, racheter son bonheur ou racheter sa vie. "



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L'opération secrète en détail ici : http://www.dvdclassik.com/critique/l-operation-diabolique-frankenheimer


"...Pour ce faire, Frankenheimer imagine donc une société mystérieuse, nommée l’Organisation, et lui fait adopter tous les contours de la compagnie prospère, allégorie souriante et sinistre à la fois du capitalisme triomphant : « Je voulais qu’ils soient très gentils, comme une banque ou une compagnie d’assurances. Tout à l’air d’être étudié pour vous faciliter la vie, jusqu’au jour où vous refusez de payer la note. »..."


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Le Point magazine chronique Thriller. La Ligne de Tir.

La Ligne de Tir

Editions Le Passage.
  " ...C'est un roman original, facétieux dans sa facture. Pas le sujet, qui est plutôt grave. L'habit est « policier », mais c'est juste une forme qui déplie une histoire selon les codes du genre... "
  sISTA
" Du temps où je relisais des manuscrits (non ça ne fait pas si longtemps. Le facteur hasard m'en a apporté un dont il était évident qu'il serait publié (c'est rare). Il a été publié.
Le 18 mai « sort » le roman suivant du même auteur, Thierry Brun,
Aux éditions Le Passage, titre : "La ligne de tir".
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C'est un roman original, facétieux dans sa facture. Pas le sujet, qui est plutôt grave. L'habit est « policier », mais c'est juste une forme qui déplie une histoire selon les codes du genre (et encore, le narrateur, qui au fond n'est jamais celui qu'on croit, tantôt cameraman, tantôt instance narrative classique, tantôt relayé par un personnage qui tire toutes les ficelles - observer le narrateur ça mange déjà une lecture complète ! – joue énormément avec les codes.

L'histoire est ramassée dans la vie, elle s'appuie sur des références historiques (scènes inspirées d'Action directe, des guerres en RDCongo, en Serbie, des mafias ordinaires…). Mais si les scènes sont réalistes, « visuelles », il n'y a pas de reconstitution, ce n'est pas le sujet.

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Le sujet est dans la doublure de l'histoire : une quête méthodique et implacable de l'humain derrière les comportements auxquels les usages sociaux réduisent les êtres et même souvent la conscience qu'ils ont d'eux-mêmes.
Ce roman perce ses personnages pour aller aux pulsions, aux logiques "primitives" qui nourrissent les motivations des actes et des rêves, une traque des lieux intimes de la personne où se gravent les expériences, et une réflexion sur ce qu'elles déterminent ensuite dans la vie. Dans la ligne de Bachelard quand il dit : "Toutes les grandes forces humaines, même lorsqu'elles se déploient extérieurement, sont imaginées, forgées dans une intimité."
Remontées ainsi à leurs sources, les violences, les amours, les forces et les faiblesses sont entières, brutes - et non sauvages - sinon par métaphore, car c'est bien de l'humain qu'il s'agit. Comme dans les récits mythologiques.
En ce sens, je le classerais dans les romans d'apprentissage. Un de ces romans qui (mots de Char sur la poésie) « révèle à ses lecteurs ce qu'ils ne savent pas d'eux ».

Tableau
Une construction en speed, des choix behaviouristes dans l'écriture, qui parfois, entre les salves de mots, étire les phrases dans un lyrisme orphique, des personnages qui se débattent dans leurs ombres et pénombres, une action principale tendue au cordeau, et jamais les choses ne se passent comme prévu. Un chouette roman.
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Marie Christine Poncet. Le Point Fr.

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Thriller noir.

Quand la ville dort nuit1  "
Très remarqué avec son premier long, Bullhead, Michaël R. Roskam a le bon goût de s’effacer derrière le matériau de l’écrivain-scénariste et de s’en tenir à une mise en scène feutrée, prenant le temps d’installer ses personnages et l’environnement dans lequel ils évoluent avec une belle économie d’effets. C’est plutôt malin : en suscitant l’empathie pour ses anti-héros fatigués, le cinéaste resserre son étau en nous perdant subtilement dans les méandres d’une intrigue-puzzle dont toutes les pièces finissent par s’agencer de façon aussi inattendue que jubilatoire. C’est aussi probablement parce que dans ses deux premiers tiers, Quand vient la nuit (très joli titre français, une fois n’est pas coutume) s’intéresse moins aux enjeux du polar qu’à ceux de la chronique d’un quartier et de ses habitants : bar d’habitués perdu au coin d’une rue, maisons trop remplies des vestiges de familles éparpillées, parcs anonymes entourés de barres d’immeubles, docks tristes bordés d’entrepôts vides… Roskam filme la communauté irlandaise de Boston, ses habitudes (religieuses, sociales, familiales) et ses valeurs, avec moins de lyrisme qu’un James Gray lorsqu’il représente la communauté russe, mais en se tenant toujours à la bonne distance." nuit3 Le suite ici :http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/quand-vient-la-nuit.html nuit2
Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

"Millénium 4". Thriller d'Outre Tombe.


Après la vie. mill 2
Mais cette résurrection est un leurre. Si Stieg Larsson, peu avant sa disparition, avait commencé l'ébauche de ce quatrième volume, c'est un autre écrivain, David Lagercrantz, qui a été choisi en 2013 par la maison d'édition Nordstedts pour poursuivre cette saga au succès mondial. Un choix, d'un auteur qui a écrit un livre à succès "Je suis Zlatan Ibrahimovic" sur la vedette suédoise de football, mais qui crée toutefois une polémique qui perdure.
"Stieg aurait été blessé et surpris"
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La veuve de Larsson, sa concubine Eva Gabrielsson, 61 ans, accuse l'éditeur d'opportunisme et de cupidité. "Je croyais que c'était une plaisanterie", commentait-elle à l'annonce de la nouvelle d'une continuation de la trilogie. Ne pouvant, juridiquement, s'y opposer, car n'étant pas mariée à Stieg Larsson dont elle avait partagé la vie pendant 30 ans, elle n'avait aucun droit sur son héritage - revenu, faute de testament, aux héritiers de l'auteur, son père et son frère.
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Très critique envers ce qu'elle considère comme "une saloperie", elle persiste et signe. "Stieg aurait été surpris et blessé en apprenant cela", dit-elle au journal anglais "Sunday Times", quelques jours avant la publication du livre. En 2009 déjà, elle indiquait, sur le site Rue89, que Stieg avait écrit 320 pages d'un quatrième tome, une intrigue se déroulant au Canada, qu'elle gardait en un lieu sûr.
"J'aurais peut-être pu poursuivre moi-même son travail, d'une manière presque ressemblante", confiait-elle récemment au quotidien suédois "Svenska Dagbladet". "Mais ça aurait été idiot. On ne peut commettre une telle agression contre l'œuvre d'un autre. Stieg est mort. Que les lecteurs veuillent la suite de l'aventure ne joue aucun rôle (argument avancé par l'éditeur, NdlR) " pour justifier une telle initiative. "Laisser d'autres poursuivre son œuvre c'est comme demander, par exemple, à un autre peintre de terminer un tableau de Picasso." mille 4
Rejoignant le flot de critiques, des amis d'enfance du défunt, Svante Brandén et Anders Lindblom, crient au scandale, dans une chronique dans "Dagens Nyheter", dénonçant "le pillage de la tombe" de leur ami. Le suite ici : http://www.lalibre.be/culture/livres/millenium-4-suite-controversee-de-la-saga-de-stieg-larsson-55db53193570b5465374a009
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Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

Mission : Impossible – Vogue Nation Thriller

Rogue Nation


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"C’est ici vrai du comique keatonien qui agite Tom Cruise, dont la mine ahurie est aussi celle du magicien pris à ses propres tours par une assistante plus habile que lui. Il faut dire qu’en Rebecca Ferguson, il a peut-être retrouvé l’alter ego féminin qu’il avait perdu avec Nicole Kidman. Aux avant-postes de l’action, d’où elle use de son regard comme d’une arme de précision, Ilsa Faust n’a rien du faire-valoir auquel le personnage d’Emily Blunt se réduisait encore dans Edge of Tomorrow. Comme Charlize Theron, qui traînait Tom Hardy dans le sillage de Fury Road, c’est après elle que court Cruise d’un plan à l’autre, cherchant à comprendre ce qu’elle a déjà élucidé. Leur aventure terminée, son mystère ne s’est pas dissipé."

L’espion qui en savait trop

"De l’intrigue, emberlificotée au possible, il ne faut retenir qu’une chose : l’Impossible Mission Force est dissoute et Ethan Hunt (Cruise) entre dans la clandestinité pour traquer, de Londres à La Havane, en passant par Vienne et Casablanca, une organisation secrète formée d’agents tenus pour morts. " fury 6
"On aura à juste titre l’impression de lire le script paranoïaque du précédent Mission : Impossible ou du prochain James Bond, et les circonvolutions du récit sont avant tout à mettre sur le compte d’une déformation professionnelle : avant de passer derrière la caméra, McQuarrie fut l’auteur de Usual Suspects, inaugurant un engouement momentané des studios pour les twists et autres retournements de situation. Ici, les dialogues ne sont que le liminaire de l’action à venir, à laquelle ils s’efforcent de donner un peu de sens, à grands renforts d’explications bavardes et souvent superflues. Une séquence fait cependant exception, faisant de la parole l’instrument à part entière d’un jeu de dupes magistralement orchestré par l’espion-illusionniste. À ce moment précis, le scénariste un peu vain rencontre un cinéaste de genre en pleine possession de ses moyens."

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La suite ici : http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/mission-impossible-rogue-nation.html
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samedi 6 septembre 2014

Thriller à voir. Genre : Rage boulversante.

 Locke

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"Après Under The Skin, c'est à un nouveau film au concept singulier que nous nous intéressons et qui s'avère être l'une des sorties les plus intéressantes de la semaine. Il s'agit de Locke, deuxième long métrage de Steven Knight, à qui l'on doit le mauvais Crazy Joe. Si l'on s'est tourné vers ce drame très réussi, ce n'est pas pour son metteur en scène mais son comédien, Tom Hardy, qui confirme une nouvelle fois qu'il est le meilleur acteur de sa génération. Il interprète Ivan Locke, un anti-héros qui, enfermé dans sa voiture pour un long trajet, va connaître une fin de journée bouleversante."

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"Les derniers huis clos dignes de ce nom étaient le poétique The We and The I et l'étouffant Buried. Comme dans le premier, Locke nous immerge dans un véhicule en mouvement, mais ici le cadre extérieur n'a pas énormément d'importance, à l'inverse de la ville de New York que traversait le bus de Gondry. Comme le deuxième, le long métrage de Knight se déroule en temps réel et nous présente un héros solitaire bloqué au téléphone."
"Contrairement à Buried, Locke est quasiment exempt de suspense et opte pour une intrigue anti-spectaculaire. Il n'en demeure pas moins passionnant car les enjeux sont brillamment amenés à travers les conversations téléphoniques qui retranscrivent parfaitement les réactions des interlocuteurs, partagés entre peur, désespoir et déception."

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"Tout en sobriété, Hardy contient sa rage, qui ne sera dévoilée que lors de brefs monologues durant lesquels le comédien est habité, pour tenter de recoller les morceaux d'une vie qui s'effondre. Statique, il réussit néanmoins à tenir en haleine le public sans problème. L'exercice est extrêmement difficile, d'autant plus lorsque l'on joue le rôle d'un homme ordinaire traversant une épreuve hors du commun mais totalement plausible."
"Le regard meurtri, l'acteur est bouleversant lorsqu'il comprend que le pardon sera impossible à trouver. Obligé de payer pour son honnêteté, Locke a commis une erreur et va devoir en assumer les conséquences. Hardy a lui-même connu une traversée du désert dans le passé, et c'est probablement ce qui rend sa prestation criante de vérité. Dans la scène finale, aucun mot n'est nécessaire de sa part et l'on ne peut qu'être terrassé par sa sincérité."
"On aurait aimé que la mise en scène soit plus ambitieuse, car même si l'on ressent parfaitement l'étouffement que provoque l'enfermement dans le véhicule et la monotonie de l'autoroute, jamais l'oeuvre ne nous surprend dans ses plans ou son montage. Steven Knight a clairement remporté son pari grâce à ses talents de scénariste et de directeur d'acteurs. Il manque seulement au film une touche personnelle dans la réalisation pour emporter totalement l'adhésion."

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"Locke est un drame à échelle humaine puissant. Grâce à la finesse de son écriture et surtout à son interprète, Steven Knight réussit à transcender un sujet consensuel et à captiver le spectateur. En attendant de le retrouver dans The Drop et surtout Mad Max : Fury Road, Tom Hardy nous rappelle que, peu importe la qualité des œuvres auxquelles il participe, il saura toujours leur donner un véritable intérêt."

http://brozkinos.com/page/3/


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samedi 16 août 2014

French Action Movie Thriller. Genre : On attaque le brutal.


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Colt 45

" Nouvelle production La Petite Reine, distribué par la branche française de Warner Bros dans notre pays et exporté par cette même société en plus de Wild Bunch, Colt 45 est un film mystérieux qui sort de nulle part. "

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"Armurier et instructeur de tir à la Police Nationale, Vincent Milès est expert en tir de combat. À seulement 25 ans, ses compétences sont enviées par les élites du monde entier mais dans la plus grande incompréhension de la part de ses collègues, Vincent refuse obstinément d'intégrer une brigade de terrain. Son destin bascule le jour où il fait la connaissance de Milo Cardena, un flic trouble, qui va l'entraîner dans une incontrôlable spirale de violence, plaçant Vincent au centre d'une série d'attaques à main armée, de meurtres et d'une féroce guerre des polices opposant son parrain, le commandant Chavez de la BRB, à son mentor, le commandant Denard de la BRI. Pris au piège d'une véritable poudrière, Vincent n'aura pas d'autre choix qu'embrasser son côté obscur pour survivre… "
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" Tourné en 2012, le nouveau thriller réalisé par Fabrice Du Welz sera resté dans les tiroirs du distributeur jusqu'au 25 juin 2014, date à laquelle fut annoncé que le film sortirait en salles le 6 août 2014. Les choses se sont donc précipitées pour ce film à partir de ce 25 juin, puisque s'en sont suivis quelques images, deux affiches dont une finale, ainsi qu'une simple bande-annonce qui ne fit pas parlé d'elle pendant plus de 24 heures. "
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" Retombé dans les limbes de l'internet et du cinéma, Colt 45 s'est enfin montré à nous dans les salles obscures et ce qui semblait se profiler à l'horizon concernant ce film, s'avéra être vrai. Malgré un travail indéniable de la part de nombreux techniciens et même du réalisateur, Colt 45 n'est rien de plus qu'un simple film tiroir auquel on demande de boucher un trou dans le calendrier sachant très bien qu'il ne fera pas face à la concurrence. Aucune promotion ou presque, le film fera très certainement un flop au box-office français pendant que Lucy cartonnera..."
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" Basé sur un scénario écrit par Fathi Beddiar, ancien journaliste de Mad Movie spécialisé dans le film policier, Colt 45 plonge le spectateur aux côtés de Vincent Milès, armurier à la police nationale, mais surtout expert en tir de combat, qui après avoir établit un nouveau record lors d'une compétition de tir, va voir sa vie chamboulée et remise en question."

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" Dès le générique d'introduction, on ressent la volonté de faire de ce Colt 45 un film d'action brutal et qui ne perdra pas une seconde à tenter de créer de l'émotion. L'émotion, il veut la créer sur le terrain, entre deux rafales de tirs. Malheureusement, entre ce que l'on veut faire et ce que l'on arrive à faire il y a un fossé, fossé que Fabrice Du Welz et Fathi Beddiar n'ont pas réussi à franchir. Ne faisant pas dans la dentelle, le film arrive à vous laisser sur places lors de ses scènes d'actions brutales, dynamiques et lisibles en toute circonstance grâce à un montage qui coupe astucieusement les plans afin que l'action soit constamment fluide et limpide. "
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http://cinecinephile.com/2014/08/07/critique-colt-45-realise-par-fabrice-du-welz-avec-gerard-lanvin-et-joeystarr/

" Néanmoins, afin que l'action fonctionne en termes d'émotion et que les morts ne fassent pas seulement office de figuration, il faut réussi à lier les personnages au spectateur et ça n'est pas le cas. Trop porté sur l'action et la noirceur que celle-ci comporte, le film en perd totalement son aspect émotionnel et le spectateur ne se lie à aucun moment à l'un des personnages présents à l'écran. Les gros plans sont là, la musique s'amenuise, mais rien n'y fait, les personnages ne sont pas développés correctement et leur sort aussi inévitable soit-il, n'émeut personne. Stéréotypés à souhait, les personnages de ce Colt 45 remplissent tous leur part du contrat et reprennent chacun le stéréotype qui va bien. Du gentil flic en quête de vengeance au ripou qui fait croire qu'il en est pas un jusqu'à la gentille fliquette dont on prévoit le futur dès sa première scène, ils sont tous là pour la bonne avancée de ce film dont le but principal est donc : divertir.
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  • Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.