American Airlines

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Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
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samedi 29 août 2015

Sa vie est un enfer

Traqué par la Mafia. Sa vie est un enfer. Chronique d'un roman noir ordinaire.


"...Le jeune journaliste italien Roberto Saviano, 29 ans et auteur de « Gomorra », était ce vendredi à Paris pour un colloque européen sur la lutte contre l'argent de la drogue. Dans son livre, il dévoile les activités de la mafia napolitaine, la Camorra. Un récit qui a fait grand bruit en Italie, où il fait depuis l'objet de menaces de mort de la part de la mafia. Des menaces réitérées en octobre, qui vont le contraindre à quitter l'Italie prochainement.

 
Le livre a été vendu à 2 millions d'exemplaires en Italie (record historique), et traduit en 15 langues. Le film, qui en est inspiré, a obtenu le prix du jury au dernier festival de Cannes et  représentera l'Italie aux Oscars..."


http://rmc.bfmtv.com/info/64819/traque-mafia-vie-est-un-enfer/


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"...5 carabiniers le protègent en permanence  

Giovanni Demauro, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Internazionale (équivalent de Courrier International en Italie) et ami de Roberto Saviano, témoignait ce vendredi sur RMC : « Je le connais bien, c'est un ami, on a mangé ensemble à Rome la semaine dernière, à coté de la rédaction du journal. Les gens le reconnaissent au restaurant, dans la rue. Certains le félicitent, lui demandent un autographe ». 





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Suite à ces menaces de mort, un imposant dispositif de sécurité a été mis en place autour de l'auteur, comme en témoigne Giovanni Demauro : « Il est accompagné en permanence de 5 carabiniers (gendarmes italiens, ndlr) en civil, qui étaient d'ailleurs avec nous dans le restaurant. C'est un corps d'élite, ses gardes du corps sont des Napolitains, ils se sont même portés volontaires pour protéger Saviano. Il me disait que ses gardes du corps sont devenus sa nouvelle famille. Il a deux véhicules blindés à sa disposition. Il faut bien comprendre que ces mesures sont imposées par l'Etat italien. Ce n'est pas Saviano qui a choisi »..." 


  • Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

Le Thriller en Ebook.


Surhumain Thriller Polar Noir Aricie Blog chronique

 

Un regard sur Surhumain


http://aricie.canalblog.com/ :
"...Je ne connaissais ni l'auteur, ni le livre. Mais lorsque j'ai lu le quatrième de couverture, je me suis laissé tenter.
Et je n'ai pas été déçue un seul instant. Comment aurait-il pu en être autrement ? J'ai accroché à ce livre dès les premières pages.
Dans Surhumain, Thierry Brun additionne tous les éléments qui me plaisent dans un thriller. L'alternance des personnages, leur présentation par à-coup. Jusqu'à la dernière page, cette impression de ne pas connaître complètement un personnage. Des éléments de leur passé qui ressurgissent jusqu'à la fin. Et puis cet enchaînement. Des chapitres généralement brefs. On ne s'attarde pas sur du superflus. Le texte est fluide, avec beaucoup de phrases qui n'en sont pas. Des expressions, des mots. On est pris par la vitesse du déroulement du texte. L'écriture de Thierry Brun me plaît."
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"...Et l'histoire. Un thriller d'un auteur français et qui se déroule en France. Ce n'est pas pour faire dans le chauvinisme, mais il faut avouer que ce n'est pas monnaie courante parmi les grands noms d'auteurs de thriller. Et en plus celui-là est réussi.
Sans oublier les personnages détruits, vivants mais morts. Au cours de mes lectures, j'ai tendance à m'attacher aux personnages qui sèment le chaos et la mort sur leur passage. Encore plus s'ils sont des âmes brisées. Et là je suis servie. J'aurais aimé être amie avec Thomas Asano, découvrir son univers. Si c'était une chose possible. La psychologie de certains des personnages de Surhumain pourrait probablement être un sujet de thèse pour des futurs psychanalystes. Mais d'un côté, heureusement que l'autodestruction n'est pas incurable.
Je vais me répéter, mais ce livre est vraiment une réussite à mon goût. Il est indiqué sur la couverture que c'est le troisième thriller de Thierry Brun. Il me tarde de connaître les deux autres.
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20609868.

 

  • Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.

Le Point magazine chronique Thriller. La Ligne de Tir.

La Ligne de Tir

Editions Le Passage.
  " ...C'est un roman original, facétieux dans sa facture. Pas le sujet, qui est plutôt grave. L'habit est « policier », mais c'est juste une forme qui déplie une histoire selon les codes du genre... "
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" Du temps où je relisais des manuscrits (non ça ne fait pas si longtemps. Le facteur hasard m'en a apporté un dont il était évident qu'il serait publié (c'est rare). Il a été publié.
Le 18 mai « sort » le roman suivant du même auteur, Thierry Brun,
Aux éditions Le Passage, titre : "La ligne de tir".
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C'est un roman original, facétieux dans sa facture. Pas le sujet, qui est plutôt grave. L'habit est « policier », mais c'est juste une forme qui déplie une histoire selon les codes du genre (et encore, le narrateur, qui au fond n'est jamais celui qu'on croit, tantôt cameraman, tantôt instance narrative classique, tantôt relayé par un personnage qui tire toutes les ficelles - observer le narrateur ça mange déjà une lecture complète ! – joue énormément avec les codes.

L'histoire est ramassée dans la vie, elle s'appuie sur des références historiques (scènes inspirées d'Action directe, des guerres en RDCongo, en Serbie, des mafias ordinaires…). Mais si les scènes sont réalistes, « visuelles », il n'y a pas de reconstitution, ce n'est pas le sujet.

B B D
Le sujet est dans la doublure de l'histoire : une quête méthodique et implacable de l'humain derrière les comportements auxquels les usages sociaux réduisent les êtres et même souvent la conscience qu'ils ont d'eux-mêmes.
Ce roman perce ses personnages pour aller aux pulsions, aux logiques "primitives" qui nourrissent les motivations des actes et des rêves, une traque des lieux intimes de la personne où se gravent les expériences, et une réflexion sur ce qu'elles déterminent ensuite dans la vie. Dans la ligne de Bachelard quand il dit : "Toutes les grandes forces humaines, même lorsqu'elles se déploient extérieurement, sont imaginées, forgées dans une intimité."
Remontées ainsi à leurs sources, les violences, les amours, les forces et les faiblesses sont entières, brutes - et non sauvages - sinon par métaphore, car c'est bien de l'humain qu'il s'agit. Comme dans les récits mythologiques.
En ce sens, je le classerais dans les romans d'apprentissage. Un de ces romans qui (mots de Char sur la poésie) « révèle à ses lecteurs ce qu'ils ne savent pas d'eux ».

Tableau
Une construction en speed, des choix behaviouristes dans l'écriture, qui parfois, entre les salves de mots, étire les phrases dans un lyrisme orphique, des personnages qui se débattent dans leurs ombres et pénombres, une action principale tendue au cordeau, et jamais les choses ne se passent comme prévu. Un chouette roman.
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Marie Christine Poncet. Le Point Fr.

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vendredi 26 septembre 2014

Meilleur roman noir. Genre : Damné par le crime







Analyse. Les Racines du mal. 

On decrypte du Maurice G Dantec.

"...Tendre vers la connaissance du mal, c'est aussi y participer. »

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"Ainsi dans sa narration le polar en arrive-t-il très souvent à faire intervenir le lecteur, c'est-à-dire qu'il modélise ses interventions de manière à inclure ce dernier, par maints clins d'oeil entendus ou apartés directs, au sein du monde damné par le crime."

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"Cette stratégie narrative, malheureusement banalisée par une utilisation excessive en littérature populaire (les pulps surtout), vise à l'origine un autre but que le simple racolage. C'est à vrai dire tout un travail de contamination qui s'y développe, une contamination du réel non pas simplement par la fiction mais par les implications morales de celle-ci.   On tend ni plus ni moins à faire du lecteur un juge des événements relatés, à le projeter au sein de dilemmes moraux, ou plus spécifiquement au sein d'un univers dénué de toute morale."

mal 3

" Protagoniste et lecteur sont deux frères participant d'un même monde en perdition. Les polars les plus efficaces convient le lecteur à la vivisection de ses propres conceptions éthiques, ou plus généralement humaines, par la culpabilité proportionnellement induite au coeur de son plaisir de lecture. Avec Les racines du mal de Maurice Dantec, on s'approche dangereusement du point d'impact de La chute amorcée par Camus."

mal 4

" La récupération d'un modèle esthétique fait sens ici. Dantec organise sur les bases canoniques du polar un univers où peuvent se déployer certaines des facettes les plus répugnantes du crime (post)moderne: le meurtre aléatoire d'abord, avec Schaltzmann dans la première partie du roman, puis le meurtre systématisé par la famille, jusqu'à la torture et la mise à mort théâtrale devenues les bases d'une forme de secte matérialiste ct dionysiaque. « Le meurtre en série c'est, quoi qu'on en dise, le loisir absolu. Satisfaction immédiate et répétitive des désirs les plus élémentaires. Sexe-destruction»
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" Rarement le roman policier arrive à dire ce qui sommeille en son centre et rarement, en fait, s'y essaie-t-il. Pourtant, cette abjection est ce qui justifie son existence. Dantec pour sa part envisage la notion de vérité en toute connaissance de cause. C'est pour lui « l'organisation systémique des illusions qui nous protègent du néant' ». Le problème, dit-il, n'est pas tant d'arriver à trouver le langage pour nommer l'innommable, mais d'en pointer l'existence au sein du récit par le biais de sa constitution en système. La lecture proposée s'opère alors en cercles concentriques, sans cesse plus rapprochés d'un centre inaccessible'. Donner au mal l'image d'un système toujours offert au parcours de la pensée; voilà ce que suggère Dantec dans Les racines du mal. Mentionnons d'ailleurs que Deleuze et Guanari, séparant l'expérience humaine en trois axes de pensée, associent la science à une production de fonctions opérant justement à l'intérieur d'un système de référence. La perversion est rusée. Le travail du scientifique/enquêteur chez Dantec devient celui d'un dévoilement du mal, opérant à l'intérieur d'un système qui est le mal lui-même. »

mal 8


« ...Le monde déployé dans Les racines du mal est alors bien au-delà de ce que la connaissance humaine peut produire. Construire un roman deleuzien (relativiste, car substituant le chaos à l'absolu) sur les bases essentiellement positivistes et rationnelles du récit policier classique, et même hard-boiled, serait donc le projet à l'origine du roman de Dantec."

mal 6

" Que devient le dévoilement de la vérité dans un tel contexte? Peut-il simplement être celui d' une culpabilité aisément identifiable, isolée ou plutôt incarnée en un individu qu'on châtierait, qu'on écarterait aussitôt de la marche du monde? Avant même Foucault et Hitchcock, le catholique obsessionnel, savait bien que tout ceci n'est qu'entreprise de sublimation sociale du mal, et particulièrement de la culpabilité"

mal 7

" Contentons-nous pour notre part d'émettre une hypothèse quant au roman de Dantec. Dans l'univers où il nous convie, le mal peut être l'objet de la connaissance, mais cette même connaissance ne peut exister en elle-même. Elle implique aussi le sujet qui y tend dans un entrelacement qui est celui de l'observateur donnant sens à son objet et inversement, de l'objet donnant sens à son observateur par la connaissance que celui-ci en retire. De cet amalgame ressort une constatation à l'effet brutal: tendre vers la connaissance du mal, c'est aussi y participer. »
http://oic.uqam.ca/sites/oic.uqam.ca/files/documents/cf5-8-laforest-considerations_sur_les_racines_du_mal.pdf

mal 9





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mardi 9 septembre 2014

Top French Thriller. Genre : Damné par le crime


Analyse.
Les Racines du mal. 

On decrypte du Maurice G Dantec.

"...Tendre vers la connaissance du mal, c'est aussi y participer. »

mal

"Ainsi dans sa narration le polar en arrive-t-il très souvent à faire intervenir le lecteur, c'est-à-dire qu'il modélise ses interventions de manière à inclure ce dernier, par maints clins d'oeil entendus ou apartés directs, au sein du monde damné par le crime."

mal 2

"Cette stratégie narrative, malheureusement banalisée par une utilisation excessive en littérature populaire (les pulps surtout), vise à l'origine un autre but que le simple racolage. C'est à vrai dire tout un travail de contamination qui s'y développe, une contamination du réel non pas simplement par la fiction mais par les implications morales de celle-ci.   On tend ni plus ni moins à faire du lecteur un juge des événements relatés, à le projeter au sein de dilemmes moraux, ou plus spécifiquement au sein d'un univers dénué de toute morale."

mal 3

" Protagoniste et lecteur sont deux frères participant d'un même monde en perdition. Les polars les plus efficaces convient le lecteur à la vivisection de ses propres conceptions éthiques, ou plus généralement humaines, par la culpabilité proportionnellement induite au coeur de son plaisir de lecture. Avec Les racines du mal de Maurice Dantec, on s'approche dangereusement du point d'impact de La chute amorcée par Camus."

mal 4

" La récupération d'un modèle esthétique fait sens ici. Dantec organise sur les bases canoniques du polar un univers où peuvent se déployer certaines des facettes les plus répugnantes du crime (post)moderne: le meurtre aléatoire d'abord, avec Schaltzmann dans la première partie du roman, puis le meurtre systématisé par la famille, jusqu'à la torture et la mise à mort théâtrale devenues les bases d'une forme de secte matérialiste ct dionysiaque. « Le meurtre en série c'est, quoi qu'on en dise, le loisir absolu. Satisfaction immédiate et répétitive des désirs les plus élémentaires. Sexe-destruction»
 mal 5
" Rarement le roman policier arrive à dire ce qui sommeille en son centre et rarement, en fait, s'y essaie-t-il. Pourtant, cette abjection est ce qui justifie son existence. Dantec pour sa part envisage la notion de vérité en toute connaissance de cause. C'est pour lui « l'organisation systémique des illusions qui nous protègent du néant' ». Le problème, dit-il, n'est pas tant d'arriver à trouver le langage pour nommer l'innommable, mais d'en pointer l'existence au sein du récit par le biais de sa constitution en système. La lecture proposée s'opère alors en cercles concentriques, sans cesse plus rapprochés d'un centre inaccessible'. Donner au mal l'image d'un système toujours offert au parcours de la pensée; voilà ce que suggère Dantec dans Les racines du mal. Mentionnons d'ailleurs que Deleuze et Guanari, séparant l'expérience humaine en trois axes de pensée, associent la science à une production de fonctions opérant justement à l'intérieur d'un système de référence. La perversion est rusée. Le travail du scientifique/enquêteur chez Dantec devient celui d'un dévoilement du mal, opérant à l'intérieur d'un système qui est le mal lui-même. »

mal 8


« ...Le monde déployé dans Les racines du mal est alors bien au-delà de ce que la connaissance humaine peut produire. Construire un roman deleuzien (relativiste, car substituant le chaos à l'absolu) sur les bases essentiellement positivistes et rationnelles du récit policier classique, et même hard-boiled, serait donc le projet à l'origine du roman de Dantec."

mal 6

" Que devient le dévoilement de la vérité dans un tel contexte? Peut-il simplement être celui d' une culpabilité aisément identifiable, isolée ou plutôt incarnée en un individu qu'on châtierait, qu'on écarterait aussitôt de la marche du monde? Avant même Foucault et Hitchcock, le catholique obsessionnel, savait bien que tout ceci n'est qu'entreprise de sublimation sociale du mal, et particulièrement de la culpabilité"

mal 7

" Contentons-nous pour notre part d'émettre une hypothèse quant au roman de Dantec. Dans l'univers où il nous convie, le mal peut être l'objet de la connaissance, mais cette même connaissance ne peut exister en elle-même. Elle implique aussi le sujet qui y tend dans un entrelacement qui est celui de l'observateur donnant sens à son objet et inversement, de l'objet donnant sens à son observateur par la connaissance que celui-ci en retire. De cet amalgame ressort une constatation à l'effet brutal: tendre vers la connaissance du mal, c'est aussi y participer. »
http://oic.uqam.ca/sites/oic.uqam.ca/files/documents/cf5-8-laforest-considerations_sur_les_racines_du_mal.pdf

mal 9


  • Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.