American Airlines
Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines
dimanche 3 août 2014
Terry Richardson. Cute Charlotte.
Classement meilleur film d'action. La Planète des Singes l’Affrontement
"La Planète des Singes est une saga qui a marqué
l’histoire du cinéma. Rebootée en 2011, la licence a connu une véritable
résurrection sous la houlette de Rupert Wyatt. Cette année, la suite de
ce reboot arrive dans les salles. Cette fois, c’est Matt Reeves qui
prend les commandes. Et le réalisateur nous livre un film épique,
contemplatif et diablement intelligent. La Planète des Singes, l’Affrontement est une réussite."

La Planète des Singes, l’Affrontement se déroule 10 ans après Les Origines. La grippe simiesque, qui est apparue dans le premier film, a pratiquement anéantie l’humanité. Seuls quelques groupes de survivants ont réussi à s’en sortir et tentent de s’organiser. César et ses singes sont allés se réfugier dans la forêt près de San Francisco et ont bâti un début de civilisation. Un jour, un groupe d’humains pénètre dans cette forêt…
"Comme nous vous le disions, le film s’attarde sur la question des rapports entre différents camps. Pas de méchants ni de gentils dans L’Affrontement. Chaque personnage a ses raisons, ses motivations. Même derrière les actes les plus cruels, il y a une logique implacable, motivée par la survie de son espèce. On aurait pu craindre que les humains soient encore une fois les méchants du film. Ce serait trop facile et trop cliché, l’oeuvre de Matt Reeves ne tombe pas dans ce piège, contrairement à d’autres (c’est à toi que je parle, Avatar !).
Les représentants de notre espèce sont bien traités. Même Gary Oldman, en leader implacable des humains considérant les singes comme des animaux stupides, se montre touchant et dispose de motivations parfaitement compréhensibles.


La Planète des Singes, l’Affrontement se déroule 10 ans après Les Origines. La grippe simiesque, qui est apparue dans le premier film, a pratiquement anéantie l’humanité. Seuls quelques groupes de survivants ont réussi à s’en sortir et tentent de s’organiser. César et ses singes sont allés se réfugier dans la forêt près de San Francisco et ont bâti un début de civilisation. Un jour, un groupe d’humains pénètre dans cette forêt…

"Autant le
dire tout de suite, ce film est très différent du premier. Que ce soit
dans la construction, l’ambiance ou la relation des personnages. On peut
distinguer deux grosses parties dans ce film. La première moitié du
film se concentre avant tout sur l’interaction entre les personnages. 
Le film prend son temps en nous livrant des scènes presque contemplatives, le tout en adoptant un rythme qui ferait passer True Detective pour une série d’action. Comment se bâtit une civilisation ? Qu’est-ce qui fait de nous des êtres intelligents ? Comment un conflit peut démarrer entre deux camps qui disposent de tous les atouts pour faire la paix ? Comme toutes les grandes séries de SF, la Planète des Singes questionne notre société actuelle en utilisant un contexte fantaisiste. L’Affrontement réussi avec brio sur ce point.

http://www.journaldugeek.com/2014/07/29/critique-la-planete-des-singes-laffrontement-singe-savant/

Le film prend son temps en nous livrant des scènes presque contemplatives, le tout en adoptant un rythme qui ferait passer True Detective pour une série d’action. Comment se bâtit une civilisation ? Qu’est-ce qui fait de nous des êtres intelligents ? Comment un conflit peut démarrer entre deux camps qui disposent de tous les atouts pour faire la paix ? Comme toutes les grandes séries de SF, la Planète des Singes questionne notre société actuelle en utilisant un contexte fantaisiste. L’Affrontement réussi avec brio sur ce point.

http://www.journaldugeek.com/2014/07/29/critique-la-planete-des-singes-laffrontement-singe-savant/
Puis, vers le milieu du film, c’est une autre histoire qui commence. Une histoire plus classique, plus adaptée à un format blockbuster.
Les scènes d’actions et les situations dramatiques s’enchaînent
jusqu’au grand final explosif. Mais Matt Reeves a réussi le tour de
force de ne pas gâcher son histoire avec cette deuxième partie. En
effet, les questionnements du début ne sont jamais effacés, les
réflexions sur la guerre et le pouvoir sont toujours présentes. Bref,
c’est une réussite."


Gorilles dans la brume
"Comme nous vous le disions, le film s’attarde sur la question des rapports entre différents camps. Pas de méchants ni de gentils dans L’Affrontement. Chaque personnage a ses raisons, ses motivations. Même derrière les actes les plus cruels, il y a une logique implacable, motivée par la survie de son espèce. On aurait pu craindre que les humains soient encore une fois les méchants du film. Ce serait trop facile et trop cliché, l’oeuvre de Matt Reeves ne tombe pas dans ce piège, contrairement à d’autres (c’est à toi que je parle, Avatar !).

Les représentants de notre espèce sont bien traités. Même Gary Oldman, en leader implacable des humains considérant les singes comme des animaux stupides, se montre touchant et dispose de motivations parfaitement compréhensibles.
Le
film s’attarde également sur les raisons qui peuvent amener à un
conflit. Deux camps opposés ne peuvent faire la paix, même s’ils le
souhaitent. Il y aura toujours quelque chose pour venir envenimer tout
ça, que ce soit des quiproquos ou des personnes n’ayant pas le même
point de vue que leur leader."

-
Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.
Romans à dévorer sur la plage. Thriller Mafia
AU NOM DE LA MAFIA
Outre-Alpes, les livres consacrés à la Mafia constituent un genre à
part entière. Côté fiction, de Giancarlo De Cataldo à Gioacchino Criaco,
on ne compte plus les avocats, magistrats ou policiers ayant exploité
le filon, avec plus ou moins d'authenticité ou de talent.


"Publié en 2007, Gomorra, du journaliste Roberto Saviano, documentaire
très informé sur la Camorra napolitaine, a assuré à son auteur une
renommée internationale comme l'obligation depuis de vivre sous
protection policière. Nonobstant cette abondante production, le livre de
Fabrizio Gatti, grand reporter à l'hebdomadaire de centre gauche
L'Espresso, apporte un témoignage assez exceptionnel sur une réalité où
l'Etat italien se débat sans fin, passant de la déclaration de guerre à
l'armistice quand il ne s'agit pas de collaboration pure et simple.

http://www.marianne.net/Des-polars-pour-la-plage_a240368.html?com
On ne reprochera pas à Gatti d'avoir cavalé derrière le succès puisqu'il a attendu près de vingt ans avant de mettre en forme le fruit d'une longue enquête menée sur la Mafia dans les années 90. Dans le droit-fil du journalisme en immersion porté au rang de méthode d'investigation (au demeurant contestée) par l'Allemand Günter Wallraff, Gatti s'était déguisé en employé du gaz afin d'observer les agissements de bandes criminelles dans la banlieue de Milan.

A cette occasion, il fait la connaissance de Rocco, jeune tueur de 20 ans, plongé dans le tourbillon des règlements de comptes entre clans et dont on suit le cheminement hésitant vers la rupture avec l'organisation et la décision de collaborer avec la justice. C'est un parcours de repenti comme on en a peu lu parce que raconté à la première personne, choix stylistique que le journaliste-écrivain s'applique à lui-même, donnant au livre toute la richesse née d'une expérience individuelle."

"Le lecteur capable d’aller au-delà de la couverture légèrement
racoleuse du dernier ouvrage de Fabrizio Gatti découvrira que ce dernier
n’est pas le genre de journaliste qui se contente de fréquenter les
dîners en ville ni de courir les conférences de presse. Il aime se
frotter à la réalité la plus âpre.

Après avoir partagé le sort de ceux qui risquent leur vie pour venir travailler en Europe dans Bilal, sur la route des clandestins, dans Au nom de la mafia, récemment paru aux éditions Liana Levi, il revient sur les “années de la peste” (titre original de l’ouvrage paru en Italie), ces années 1990 au cours desquelles l’Etat italien semble avoir voulu livrer une lutte générale contre les organisations mafieuses (dans le titre français le terme “mafia” semble surtout désigner toutes les sociétés criminelles de façon globale c’est-à-dire aussi bien la camorra que la n’drangheta). L’ouvrage raconte l’échec de ce combat qu’il a pu suivre de près en tant que journaliste.


Après avoir partagé le sort de ceux qui risquent leur vie pour venir travailler en Europe dans Bilal, sur la route des clandestins, dans Au nom de la mafia, récemment paru aux éditions Liana Levi, il revient sur les “années de la peste” (titre original de l’ouvrage paru en Italie), ces années 1990 au cours desquelles l’Etat italien semble avoir voulu livrer une lutte générale contre les organisations mafieuses (dans le titre français le terme “mafia” semble surtout désigner toutes les sociétés criminelles de façon globale c’est-à-dire aussi bien la camorra que la n’drangheta). L’ouvrage raconte l’échec de ce combat qu’il a pu suivre de près en tant que journaliste.

Le récit joue sur plusieurs registres: le roman, l’auto-fiction, le
témoignage, la narration historique, l’analyse et la réflexion sans que
cela nuise à son unité. On suit d’une part le récit à la première
personne d’un membre de cette “mafia” de Milan qui, à la suite de la
mort de la plupart des ses amis exécutés par un groupe rival, à la suite
également de son emprisonnement, décide de passer dans le camp des
“repentis”.

http://www.italieaparis.net/actualite/news/fabrizio-gatti-13848/
On comprend ainsi ce qui a pu animer certains à vouloir collaborer avec les autorités. On vit de l’intérieur la prise de conscience par ce personnage, Rocco, de l'absurdité d’une violence débridée, le conflit difficilement surmonté entre l’éthos mafieux et l’amitié, avec, à l’horizon, la possibilité d’une forme de rédemption dans laquelle l’amour et la religion jouent leur rôle."


http://www.italieaparis.net/actualite/news/fabrizio-gatti-13848/
On comprend ainsi ce qui a pu animer certains à vouloir collaborer avec les autorités. On vit de l’intérieur la prise de conscience par ce personnage, Rocco, de l'absurdité d’une violence débridée, le conflit difficilement surmonté entre l’éthos mafieux et l’amitié, avec, à l’horizon, la possibilité d’une forme de rédemption dans laquelle l’amour et la religion jouent leur rôle."

samedi 2 août 2014
Lone Survivor. Thriller à Lire et à voir. Action.
A voir : Du sang et des Larmes.
Un film de guerre viscéral !
Un film de guerre viscéral !
Comme pour le film "La chute du faucon noir", "Du sang et des larmes" de Peter Berg s'inspire du récit véridique d'une opération militaire américaine qui tourne à la catastrophe, avec au casting Mark Wahlberg, Taylor Kitsch, Ben Foster et Eric Bana.
A l'Éthiopie du film de Ridley Scott (La chute du faucon noir), succède l'Afghanistan pour le film Du sang et des larmes de Peter Berg, où un commando de Navy Seal doit neutraliser un leader taliban et se retrouve vite encerclés en terrain hostile par un ennemi bien supérieur en nombre.
Je le confesse bien volontiers, j'adore le style de Peter Berg (Le Royaume, Hancock), ancien acteur protégé de Michael Mann qui suite à l'echec cuisant de son blockbuster Battleship revient à un budget plus modeste (30 millions de dollars quasiment le budget du navet francais Turf) qui ne freine pas ses ambitions visuelles. Sa manière de filmer les combats est viscérale tout en restant toujours limpide en terme de géographie.
Pas rancunier il embarque son héros de Battleship, Taylor Kitsch, dans un commando composé de Mark Wahlberg, Emile Hirsh (Speed Racer) et Ben Foster.
Les comédiens ont subi un début d'entrainement militaire pour être au plus près de leur rôles et ils sont tous excellents. Leurs rôles sont à peu près équivalent ce qui contribue à l'empathie qu'on peut avoir pour le groupe.
Le film se découpe en trois grandes parties, la première sur la base nous permet de découvrir le quotidien de ces soldats, leur amitié laisse entrevoir la vie qu'ils ont laissé "au pays" avant le début de la mission, que leur confie le Lt. Cmdr. Erik S. Kristensen (Eric Bana, déjà présent dans Black Hawk Down, donc un conseil ami soldat évite les missions avec l'acteur australien ça va mal tourner pour toi !!!).
http://www.nopopcorn.fr/reviews/films/1118-critique-du-film-du-sang-et-des-larmes
La seconde est une longue scène de combat où les 4 soldats combattent les talibans sur un terrain de plus en plus hostile à mesure qu'ils reculent, de sous bois jusqu'à des pentes rocheuses. La mise en scène de Berg nous place au cœur du feu, sa caméra très mobile ne nous perd jamais dans ses mouvements. La topographie des lieux rarement vu au cinéma apporte une vraie originalité. Les acteurs payent de leurs personne et rendent vraiment éprouvant le calvaire de ces hommes.
Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.
TOP 10 des auteurs de romans Thriller et Polar. Librairie Fnac.
Miséricorde, Jussi Adler Olsen. Misericorde
De quoi parle Miséricorde ?
"Carl Morck a été blessé lors d'une intervention qui a mal tourné : un de ses collègues est mort, et un autre est resté handicapé. Pour lui permettre de se remettre en selle, et tenir ses humeurs à l'écart, on lui confie la responsabilité du « Département V », spécialisé dans la résolution de crimes passés dont les dossiers n'ont pu être clos.
Parmi ces dossiers, celui de Merete Lyyngaard retient l'attention de Carl Morck : qu'a-t-il pu arriver à cette leader politique, intelligente et jolie, qui pourrait expliquer sa mystérieuse et soudaine disparition, cinq ans plus tôt ?"
Parmi ces dossiers, celui de Merete Lyyngaard retient l'attention de Carl Morck : qu'a-t-il pu arriver à cette leader politique, intelligente et jolie, qui pourrait expliquer sa mystérieuse et soudaine disparition, cinq ans plus tôt ?"
Le premier volet d'une série d'enquêtes
"Nous
voilà donc embarqués aux côtés de Carl Morck pour une série d'enquêtes,
dont déjà trois ont été publiées à ce jour. C'est toujours avec une grande curiosité et beaucoup d'espoir que
je découvre une nouvelle série policière, mais c'est aussi très rare.
En général, je découvre les personnages en cours de route, alors qu'ils
ont déjà beaucoup vécu, et cela n'est finalement pas si dérangeant.
Pour ce qui est de cette série des enquêtes du « Département V », nous pouvons donc nous attendre à retrouver en premier plan cet inspecteur acariâtre et que j'ai eu beaucoup de mal à sonder. Fragile et rustre en même temps, Carl Morck n'est pas particulièrement attachant, et Adler Olsen, en nous faisant beaucoup pénétrer les pensées de son personnage, nous en révèle trop ou pas assez, par rapport à son comportement. Nous pouvons également nous attendre à ce que son « co-équipier » syrien, Assad, l'accompagne longtemps. Ce personnage est particulièrement bien réussi : son passé trouble, l'ambiance orientale qui le suit partout, et son intuition remarquable, en font pour Morck un collègue au flair irremplaçable.
Dommage qu'Adler Olsen en fasse parfois un peu trop avec ce personnage, qui frise malheureusement parfois la caricature. Enfin, l'environnement familial de Morck est assez intéressant pour laisser espérer une évolution : il vit seul avec un locataire collectionnaire de figurines et son beau-fils, lycéen. Son ex-femme, même s'ils n'ont pas divorcé, n'est pas un personnage assez étoffé pour présenter un véritable intérêt."
http://www.critique-moi.fr/critiques-livres/roman-policier-polar/342-mis-ericorde-jussi-adler-olsen
Pour ce qui est de cette série des enquêtes du « Département V », nous pouvons donc nous attendre à retrouver en premier plan cet inspecteur acariâtre et que j'ai eu beaucoup de mal à sonder. Fragile et rustre en même temps, Carl Morck n'est pas particulièrement attachant, et Adler Olsen, en nous faisant beaucoup pénétrer les pensées de son personnage, nous en révèle trop ou pas assez, par rapport à son comportement. Nous pouvons également nous attendre à ce que son « co-équipier » syrien, Assad, l'accompagne longtemps. Ce personnage est particulièrement bien réussi : son passé trouble, l'ambiance orientale qui le suit partout, et son intuition remarquable, en font pour Morck un collègue au flair irremplaçable.

Dommage qu'Adler Olsen en fasse parfois un peu trop avec ce personnage, qui frise malheureusement parfois la caricature. Enfin, l'environnement familial de Morck est assez intéressant pour laisser espérer une évolution : il vit seul avec un locataire collectionnaire de figurines et son beau-fils, lycéen. Son ex-femme, même s'ils n'ont pas divorcé, n'est pas un personnage assez étoffé pour présenter un véritable intérêt."
http://www.critique-moi.fr/critiques-livres/roman-policier-polar/342-mis-ericorde-jussi-adler-olsen
Une enquête assez pénible
"Misericorde n'est pas le polar que j'attendais, et beaucoup de points m'ont déçue. Tout d'abord, l'abondance des détails techniques inintéressants est absolument décourageante et laisse perplexe. Le moindre fait, le moindre numéro de téléphone par exemple fait l'objet de discussions interminables et de pourparlers incompréhensibles.

Toutes ces anicroches à l'enquête, et il n'y a finalement pas grand-chose d'autre à se mettre sous la dent, ralentissent terriblement le rythme du roman, qui devient souvent soporifique. Et ces détails sont encore compliqués par la somme, extraordinaire dans un polar, de personnages secondaires voire accessoires, dont les noms finissent par se mélanger pour se confondre définitivement."

- Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.
Classement romans policiers francais.
Ingrid Astier. Angle Mort.
"Deux faces,
comme au théâtre – côté cour, côté jardin. La face-voyous est
magnifique, presque épurée. Dessin précis ; on se croirait dans ces
estampes, où tous les détails – tous ! – sont infiniment donnés, à coups
de petites touches plus ou moins éclairées. Peu de personnages : Diego, le frère aîné
(on l'imagine porté par un Johnny Depp, sombre et enfantin, à la fois,
« parfois, il a une fine moustache de Sicilien »). Le « spanish »,
chargé de famille ; le « professionnel du crime » soigneux, méticuleux, à n'y pas croire.

Tellement au point, ses « coups », qu'on se laisse aller (on veut, en tous cas) à la certitude, jusqu'au bout, qu'il ne peut pas tomber ! Archi, le cadet, qu'on adopterait bien, avec des risques, bien sûr. Gamin perdu de toutes les zones. Oz, le jeune copain, qui explose en plein vol ; un seul devoir dans sa vie noire : arroser le ficus de sa mère, morte… « le seul truc vivant qui restait d'elle, à part, sa sœur, ses deux petits frères, et lui ».
http://www.lacauselitteraire.fr/angle-mort-ingrid-astier
Des bandits qu'on ne voudrait pas rencontrer, à Aubervilliers, ou ailleurs : « Souleymane Traore était le genre de beau gosse qui pense qu'un flic est le maillon manquant entre la larve migrante et le rat taupe glabre qu'il avait vus en Ethiopie ». L'argent – pardon ! la tune – est constant ; on en sent presque l'odeur. « T'as compris, gros, j'ai des billets parme plein les poches ! ». Braquages de PMU ; casse de DAB. Vous sortirez du livre, en sachant presque tout faire ! Mais, vous ne ferez pas, car, en écho, en miroir, vous saurez aussi, tout, de la façon – côté police – de vous faire coincer… « trace papillaire digitale recueillie sur l'extérieur de la vitre avant »…


Tellement au point, ses « coups », qu'on se laisse aller (on veut, en tous cas) à la certitude, jusqu'au bout, qu'il ne peut pas tomber ! Archi, le cadet, qu'on adopterait bien, avec des risques, bien sûr. Gamin perdu de toutes les zones. Oz, le jeune copain, qui explose en plein vol ; un seul devoir dans sa vie noire : arroser le ficus de sa mère, morte… « le seul truc vivant qui restait d'elle, à part, sa sœur, ses deux petits frères, et lui ».

http://www.lacauselitteraire.fr/angle-mort-ingrid-astier
Des bandits qu'on ne voudrait pas rencontrer, à Aubervilliers, ou ailleurs : « Souleymane Traore était le genre de beau gosse qui pense qu'un flic est le maillon manquant entre la larve migrante et le rat taupe glabre qu'il avait vus en Ethiopie ». L'argent – pardon ! la tune – est constant ; on en sent presque l'odeur. « T'as compris, gros, j'ai des billets parme plein les poches ! ». Braquages de PMU ; casse de DAB. Vous sortirez du livre, en sachant presque tout faire ! Mais, vous ne ferez pas, car, en écho, en miroir, vous saurez aussi, tout, de la façon – côté police – de vous faire coincer… « trace papillaire digitale recueillie sur l'extérieur de la vitre avant »…

Diego porte une famille,
une histoire espagnole, mais : « je ne suis pas un nostalgique ; je
suis juste fâché pour l'éternité avec mon passé. En duel, avec froideur,
je le descendrais ». Au mitan, comme un rêve incongru,
Adriana, la sœurette, la « petite mésange », celle qui a choisi le
cirque et le trapèze ; autre façon de s'évader, peut-être… ou, tout au
contraire, autres défis ! La femme-pont ; celle qui retient son frère au bord du déshumain.
Et, qui, dans la boucle du roman, tend l'autre main au lieutenant, chef
adjoint de la Police judiciaire – 2ème district. Genre-policier
moderne, quand même, où l'amour traîne au coin de tout commissariat digne de ce nom.


Le rythme,
la construction du livre, alternant (simple, mais si efficace) regards
des tenants de la loi, et ceux des voyous, minuté, par un en-tête de
chaque chapitre : « lundi 27 juin 2011 – 10h50 – Paris XIXè – croisement
du quai de Seine et de la rue Riquet – bar-PMU le Bellerive ». Tout,
mené à train d'enfer, vous faisant avaler les 500
pages, sans presque reprendre le souffle (une poursuite dans le canal
Saint-Martin est digne d'un très grand film américain). C'est peut-être à
cela, qu'on doit, dès le début de penser – belle et forte référence – au Millénium. Milieu de la Presse et « la » Salander, en moins, mais, la violence blafarde au diapason…"


- Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.
vendredi 1 août 2014
Roman à succès.
World War Z de Max Brooks
"... c'est avec réalisme et un certain sens de la tragédie que Max Brooks choisit de traiter le sujet Zombie. Pour donner émotion et crédibilité à son propos, il donne à son roman la forme d'un recueil d'entretiens. Civils, militaires, dirigeants politiques ou autres relatent leurs expériences et leur ressenti — et cette construction apporte une grande dynamique au livre.


Du premier médecin à rencontrer un cas de zombie au vétéran de la campagne américaine, en passant par un otaku japonais, plusieurs dizaines de témoins s'expriment dans des interviews de quelques pages.
http://www.cafardcosmique.com/World-War-Z-de-Max-BROOKS
On l'a dit, World War Z n'est pas le simple divertissement attendu. Le récit des horreurs du conflit rend la lecture proprement bouleversante. Les témoins racontent leurs traumatismes sans détours : perte des proches, déracinement, dépression, schizophrénie, syndrome de la guerre de Corée... Au-delà, c'est toute la société, profondément meurtrie, qui est à rebâtir.

Ces aspects sont abordés directement par les personnages, et par les courts paragraphes de présentation figurant en tête de chaque témoignage. En bref, si vous pensez que « poutrer du zombie » est marrant, essayez de vous-y coller pendant plus d'une dizaine d'heures...
Roman total, World War Z ne néglige aucun aspect de la guerre. Les fronts, la vie des civils, les mouvements de population, l'organisation politique et économique, rien n'est laissé au hasard. Et si la majorité des témoins sont américains, l'auteur du rapport a effectué le tour du monde ; il nous emmène sur tous les continents, à la découverte de la grande et de la petite histoire de cette guerre.

Poussant la logique jusqu'au bout, l'auteur bâtit son récit avec précision, du patient zéro au conflit généralisé... Seule la science est laissée à l'écart : le roman fait l'impasse sur la nature médicale des zombies, évitant l'écueil classique du genre. L'existence de la maladie acceptée, l'histoire se déroule naturellement, offrant au tout une crédibilité satisfaisante pour le plus exigeant des lecteurs de science-fiction, et ce à tous les niveaux : mode de propagation de l'épidémie, stratégie adoptée par les pays, géopolitique (l'utilisation de la force nucléaire, en particulier), comportement des zombies face aux éléments...

Max Brooks fait en outre preuve d'une inventivité exceptionnelle (et, n'en doutons pas, d'une excellente connaissance du genre). Le lecteur dérive de surprise en surprise, étonné par l'évidence de la solution proposée par l'auteur..."

"... c'est avec réalisme et un certain sens de la tragédie que Max Brooks choisit de traiter le sujet Zombie. Pour donner émotion et crédibilité à son propos, il donne à son roman la forme d'un recueil d'entretiens. Civils, militaires, dirigeants politiques ou autres relatent leurs expériences et leur ressenti — et cette construction apporte une grande dynamique au livre.


Du premier médecin à rencontrer un cas de zombie au vétéran de la campagne américaine, en passant par un otaku japonais, plusieurs dizaines de témoins s'expriment dans des interviews de quelques pages.
http://www.cafardcosmique.com/World-War-Z-de-Max-BROOKS
On l'a dit, World War Z n'est pas le simple divertissement attendu. Le récit des horreurs du conflit rend la lecture proprement bouleversante. Les témoins racontent leurs traumatismes sans détours : perte des proches, déracinement, dépression, schizophrénie, syndrome de la guerre de Corée... Au-delà, c'est toute la société, profondément meurtrie, qui est à rebâtir.

Ces aspects sont abordés directement par les personnages, et par les courts paragraphes de présentation figurant en tête de chaque témoignage. En bref, si vous pensez que « poutrer du zombie » est marrant, essayez de vous-y coller pendant plus d'une dizaine d'heures...
Roman total, World War Z ne néglige aucun aspect de la guerre. Les fronts, la vie des civils, les mouvements de population, l'organisation politique et économique, rien n'est laissé au hasard. Et si la majorité des témoins sont américains, l'auteur du rapport a effectué le tour du monde ; il nous emmène sur tous les continents, à la découverte de la grande et de la petite histoire de cette guerre.

Poussant la logique jusqu'au bout, l'auteur bâtit son récit avec précision, du patient zéro au conflit généralisé... Seule la science est laissée à l'écart : le roman fait l'impasse sur la nature médicale des zombies, évitant l'écueil classique du genre. L'existence de la maladie acceptée, l'histoire se déroule naturellement, offrant au tout une crédibilité satisfaisante pour le plus exigeant des lecteurs de science-fiction, et ce à tous les niveaux : mode de propagation de l'épidémie, stratégie adoptée par les pays, géopolitique (l'utilisation de la force nucléaire, en particulier), comportement des zombies face aux éléments...

Max Brooks fait en outre preuve d'une inventivité exceptionnelle (et, n'en doutons pas, d'une excellente connaissance du genre). Le lecteur dérive de surprise en surprise, étonné par l'évidence de la solution proposée par l'auteur..."

- Découvrir le nouveau roman de Thierry Brun. Editions Le Passage. La Ligne de Tir : Révélation.
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