American Airlines

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Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines

lundi 11 août 2014

Nouveautés Poche Thriller. Genre : Innocents Massacrés

Le Massacre des Innocents est un tableau peint par Nicolas Poussin et un roman de Amédée Mallock.

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Voici l'avis de http://unpapillondanslalune.blogspot.fr

Le pitch :



La tour Eiffel, un ciel bleu, un soleil citron, une petite fille en robe jaune à pois blancs, ses parents, son frère, un policier en sueur. Brutalement, l'homme en uniforme ouvre le feu! Ainsi commence la nouvelle enquête du commissaire Mallock.

Un peu partout en France, les massacres s'enchaînent. Virus? Secte? Terrorisme? Le mystère est total, la panique à son comble. Le pays apprend à vivre avec le couvre-feu et l'armée dans la rue. Mallock et son équipe enquêtent dans une atmosphère de folie furieuse. Le commissaire, autant redouté pour son expertise que célèbre pour ses intuitions, saura-t-il arrêter le massacre des innocents ?

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Mon avis :




Voici un thriller avec une couverture bien inquiétante et stressante et un pitch très intéressant.



L'idée de départ est originale et plutôt bonne : des massacres sont commis dans divers endroits de France, sans lien apparent entre les forcenés ou les victimes. Bien sûr Mallock, commissaire au Quai des Orfèvres, va flairer l'embrouille.
 
Trois minutes passèrent. Hurlements, ricochets métalliques des balles
sur la structure de fer, sang, terreur et déchirement de chair.
Dessacre avait vidé tous ses chargeurs. Alors il se baissa pour les récupérer et les recharger.



De prime abord, j'ai trouvé Mallock, le personnage principal, assez caricatural du genre : un commissaire très doué mais brisé par la vie suite à la perte de son enfant de manière violente. C'est le personnage torturé par excellence. Il a comme des révélations, lorsqu'il plonge dans son inconscient, sous alcool ou sous opium...

Il se réveille avec des "intuitions" qui font avancer l'enquête. Cela peut paraître un peu facile, mais l'auteur semble s'interroger sur les mécanismes de l'inconscient bien qu'il nous laisse un peu dans le flou : sont-ce des déductions de l'inconscient ou des révélations fantastiques ? Il est bien sûr entouré d'une équipe compétente !
 
Le roman est jalonné de références, notamment SF, telles que Blade Runner, et aussi de recettes de cuisine car attention notre héros est un fin gourmet !
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Top Roman Collection French Thriller et Policier. Genre : Déjanté.

L'ENFANT DU PREMIER MATIN

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"Après eux, le déluge...

C'est le 7ème titre de Nicolas d'Estienne d'Orves auquel je m'attaque et, comme les 6 fois précédentes, j'ai aimé retrouver son univers bien déjanté, exempt de politiquement correct, rocambolesque à souhait, avec en plus, cette fois, un très intéressant clin d'oeil à Jules Verne qui est un vrai plus. Comment étiqueter, puisque c'est notre grande habitude, presque une passion, ce nouveau roman ?

Sur la couverture de "l'enfant du premier matin", qui vient de paraître chez XO, on lit thriller, un terme générique bien insuffisant. Car, outre le rythme du thriller, d'Estienne d'Orves y ajoute le fantastique et l'ésotérisme pour un livre qui se lit comme avance l'intrigue : à 100 à l'heure.

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Valentin est un garçonnet comme les autres. Ou presque. D'abord, parce qu'il est né le 11 septembre 2001. Ensuite parce que son père est mort accidentellement en 2010 et que ce père disparu semble lui avoir transmis une insatiable curiosité pour des sujets bien complexes pour un enfant de son âge. Ensuite, parce qu'il semble posséder des dons étranges, faire des cauchemars horribles et parler dans son sommeil agité une langue inconnue. Enfin parce qu'il est malade, atteint d'un mystérieux syndrome, une maladie orpheline que tout le monde ou presque semble ignorer.
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Lucie
, la maman de Valentin, a choisi, à la mort de son époux, de se retirer sur les hauteurs de Carpentras. Evidemment, elle se ronge les sangs devant son fils unique, ses douleurs, ses inquiétudes et ses aptitudes... Elle l'a donc, dès son installation en Provence, emmener consulter un pédopsychiatre, Laurent Soulès, qui semble bien avancer avec l'enfant...."


La suite ici : http://unpolar.hautetfort.com/archive/2011/11/18/l-enfant-du-premier-matin-de-nicolas-d-estienne-d-orves.html
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French Polar Genre : Ambitieux Carcéral

 
Un Prophète - Jacques Audiard (2009)
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"Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus... Le jeune homme apprend vite. Au fil des « missions », il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau..."
 
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"Cinquième long-métrage de Jacques Audiard, Un Prophète est sans doute son film le plus ambitieux à ce jour, en plus d'être une date dans le cinéma hexagonal."
 
" hormis les coups d'éclats de grands anciens comme Tavernier et son L627 (voire L'Appât en élargissant un peu), Corneau avec Le Cousin. Un cinéaste capable de grandes choses en la matière comme Éric Rochant donna un excellent Total Western, mais l'échec, quelques années plus tôt, de l'ambitieux Les Patriotes avait déjà sonné le glas pour lui de l'accession à des projets personnels."
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"S'inscrivant dans un sous genre typiquement américain, le film de prison, Un Prophète propose le plus singulier des parcours initiatiques, tout en renouvelant grandement l'imagerie du gangster à la française."

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"Petite frappe juvénile et illettrée plongée au milieu de mines patibulaire, Malik est très loin de l'image du gangster bodybuildé et imposant. Rusé, observateur et ayant soif d'apprendre, c'est un diamant brut qui, en acquérant le savoir, vrai symbole de pouvoir, va s'imposer peu à peu."
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"Pour la première fois depuis bien longtemps, on sent retranscrit ici ce que les américains ont toujours su faire dans ce type d'environnement : la description des rapports de force liés à une appartenance ethnique ou raciale.
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Audiard dépeint les codes et les mœurs de ses truands avec acuité, notamment l'aspect extrêmement clanique des corses et le racisme latent qui les perdra lorsque Luciani (Niels Astrup, terrifiant parrain corse) se trouvera isolé."

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" L'audace du film est de placer son héros au-dessus de la mêlée, Malik découvrant les arcanes du métier et se créant des contacts par les Corses, puis manipulant les Arabes en attisant leur haine. Déshumanisé par un terrible rite initiatique imposé à son arrivée, il est traité en subalterne chez les Corses et rejetés par les Arabes, pour désormais n'agir que dans son propre intérêt. Le scénario permet à Malik de tisser progressivement sa toile, de missions en petits trafics, dans une redoutable partie d'échecs avec Luciani. "
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http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2012/02/un-prophete-jacques-audiard-2009.html

"L'horizon semble d'ailleurs s'élargir au fil de la progression du héros, au propre comme au figuré. Claustrophobe et oppressante à souhait dans la première partie, la prison devient un vrai terrain de jeu, exploré de fond en comble par Audiard, lorsque Malik y prend ses marques, sans que le sentiment de danger et la vigilance ne s'estompent pour autant (voir l'explosion de Luciani lorsqu'il découvre le business de Malik)."

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dimanche 10 août 2014

Meilleur Thriller . Genre : Or en Plaques.

Casino. Martin Scorsese

"Avec Casino, Martin Scorsese retrace l'histoire vraie de Frank Rosenthal et de son homme de main. Le premier dirigeait plusieurs casinos à Las Vegas dans les années 70 pour le compte de la mafia de Chicago. Les thèmes de prédilection du réalisateur – mafia, jeu, religion, mal ou trahison – sont évidemment omniprésents.

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A la croisée des chemins entre faux documentaire, western, épopée et histoire d'amour, ce film noir et violent a été interdit aux moins de douze ans lors de sa sortie en France en 1995. D'une façon générale, ce point de vue négatif sur le jeu, qui met en évidence la réalité sordide et la corruption, a plutôt desservi l'image des casinos."
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"Sam « Ace » Rothstein (Robert de Niro), aidé de son homme de main et ami d'enfance Nicky (Joe Pesci), dirige l'hôtel casino Tangiers qui sert de paravent à la mafia. Impitoyable avec les tricheurs, froid et calculateur, désireux de maîtriser tous les événements, Sam est devenu le grand manitou de Las Vegas.

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Pourtant, Sam se laisse ensorceler par Ginger (Sharon Stone, récompensée par un Gloden Globe pour ce rôle), une superbe prostituée virtuose de l'arnaque. Il l'épouse et semble nager dans le bonheur mais le monde de Sam va rapidement s'écrouler et il finira comme il a commencé : bookmaker…"

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http://oblikon.net/critiques/critique-du-film-casino-de-martin-scorsese/
"Le film a été tourné en 4 mois et les scènes se déroulant dans le casino ont été filmées au Riviera de Las Vegas entre 1 et 4 heures du matin. Alors que les joueurs sont omniprésents, les personnages principaux, eux, dédaignent le jeu car pour eux, le jeu est un métier et non un passe-temps, puisque le casino gagne toujours."
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http://laplumeetlimage.over-blog.com/article-casino-martin-scorsese-82349495.html
"Casino est une de ces oeuvres phares qui, à un moment donné, nous offre la somme de ce que, périodiquement, une civilisation engendre pour le meilleur et le pire, avec une force et une précision étourdissantes.
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A la fois lyrique et intimiste, ce film, l'un des plus aboutis de Martin Scorsese, bénéficie d'une parfaite adéquation entre un metteur en scène surdoué et des interprètes qui ont su pleinement et magnifiquement assumer leurs rôles. C'est le cas de Sharon Stone, qui obtiendra le Golden Globe de la meilleure actrice pour son admirable composition, où elle allie l'intensité et la fragilité à la façon des personnages chers à Tolstoï, ainsi que de ses partenaires, excellentissimes eux aussi : Robert de Niro et Joe Pesci.

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La richesse et la perfection de Casino en font une oeuvre dense et essentielle de par la réflexion qu'elle instaure sur les grandeurs et misères du pouvoir. On pourrait à ce propos la rapprocher d'un film comme Ivan le Terrible, tourné par un Eisenstein alors au sommet de son art. Scorsese, qui est également au sommet du sien, y fait montre d'une science prodigieuse du rythme qui est l'un des éléments remarquable du film, en permanence sous tension, mais une tension concentrée qui ne se disperse pas, se ramasse pour devenir l'oeil du cyclone ; tout cela servi par un contrepoint visuel et sonore d'une grande qualité ( une mention spéciale pour la très belle musique de Georges Delerue ).
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Tragédie- parodie d'une ampleur et d'une cruauté inouïes, ce long métrage s'apparente à une parabole d'une décadence à la romaine, lorsque les hommes se croient suffisamment maîtres de leur destin pour oser affronter les dieux, le final a de ce fait quelque chose d'infiniment tragique, comme si une malédiction en avait précipité l'embrasement. Il nous fait assister également à une triple désagrégation : celle d'un couple, d'une amitié et d'un empire."
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samedi 9 août 2014

Ultra French Thriller Polar Violent II

Ni pour ni contre (bien au contraire)


" La Mauvaise route était certainement la meilleure à suivre "


"Caty, une jeune fille ordinaire et introvertie, va faire la rencontre d'une bande de braqueurs parisiens. A leurs côtés, elle va progressivement s'émanciper, pour finalement accepter de leur prêter main forte au cours d'un braquage périlleux."photo-Ni-pour-ni-contre-bien-au-contraire-2002-1
" A l'image de son titre, Ni pour, ni contre (bien au contraire) sonne comme une blague un peu grinçante. Une vanne que ses personnages balanceraient et qui leur reviendrait en pleine figure. Ça commence avec Jean (Vincent Elbaz), un type qui s'est construit en aimant les belles pompes, puis les belles fringues qui vont avec les belles pompes, les belles bagnoles qui vont avec les belles fringues, et la belle vie qui va avec tout ça.


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Résultat, Jean est un zéro, mais il fait de grands calculs : braquages de banques, méchantes entourloupes et, bien sûr, en perspective, le casse du siècle. L'argent facile, ça fait des amis : Mouss (Zine- dine Soulaem), chorégraphe dans une boîte de strip-tease ; Lecarpe (Simon Abkarian), vendeur de chiches-kebabs...

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Une fille rejoint ces Pieds Nickelés violents. Elle s'appelle Caty et, comme elle vit dans une cage à lapins, n'importe quoi la ferait rêver. Surtout des liasses d'euros, évidemment.


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Après sa première « opération commando » dans un hôtel, pour récupérer un petit magot, elle saigne du nez. La voilà « dépucelée », prête à tout. Même à servir d'appât dans le très gros coup que prépare Jean.

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La vision de Klapisch est moins rigide, mais elle n'est pas plus aboutie. Le cinéaste a trop affirmé sa complicité avec la jeunesse pour soudain se dresser contre elle. Mais prendre parti pour celle qu'il montre ici n'est pas envisageable non plus. Alors, il n'est ni pour, ni contre. Ni dedans, ni dehors.

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Il « croque » la petite bande de Jean avec un plaisir évident (et une direction d'acteurs très enlevée, comme toujours), tout en refusant de rendre ses personnages attachants. Il montre leur férocité tout en restant impassible quand ils appuient sur la gâchette. Quand, après beaucoup de morts, la caméra s'attarde sur le visage de Caty, elle scrute un néant qu'effleure peut-être une sorte de doute informulé.
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Caty comprend-elle quoi que ce soit à la vie ? Plus que de la violence des jeunes, voilà probablement de quoi voulait parler Klapisch : la bêtise crasse que ses personnages ont reçue en partage. La connerie noire qui baigne ce film sombre. Un vaste sujet qui reste, malheureusement, à l'état brut "




En savoir plus sur http://television.telerama.fr/tele/films/ni-pour-ni-contre-bien-au-contraire,2035094,critique.php#gRBGWkRfGsFKSbRF.99

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Plus beau thriller. Carlito Way. L'impasse. Genre : Ecarlate Redemption.

Carlito Way. L'impasse.
Genre : drame shakespearien.

Carlito Brigante en a fini avec les cinq longues années qu'il vient de passer en prison. Enfin libre, il retrouve les rues de New York, en 1975, bien décidé à les quitter au plus vite et à s'installer, en père tranquille, aux Bahamas. A lui le repos sous le soleil et les cocotiers et finie la grisaille bourdonnante de New York. Mais on n'échappe pas si facilement à son milieu.

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A peine revenu parmi les siens, Carlito est impliqué dans divers assassinats et nombre de trafics. Avec pour seuls amis son avocat, David Kleinfeld, et Gail, une ancienne maîtresse retrouvée, Carlito n'en poursuit pas moins son rêve d'évasion, tout en s'engluant dans une réalité poisseuse... "
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En savoir plus sur http://www.telerama.fr/cinema/films/l-impasse,30713.php#bX5zM7Ad0O1Huqbv.99

Carlito, prince des brigands à barbe de jais, revient d'un exil à Sing Sing. Son royaume, un secteur d'East Harlem, boîte de nuit, réseau de dealers, a changé. En cinq ans, coke et disco ont tout inondé. Les gangsters nouveaux n'ont plus les manières. La voie est sans issue. Al Pacino marche d'un pas décidé vers un mur où il espère trouver une brèche. On connaît la fin : le film s'ouvre sur son lit de mort. Mais cette marche funèbre est une ligne à haute tension.

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Plus fascinant
encore que le couple illusoire que Carlito esquisse avec Gail, la danseuse, le tandem qu'il forme avec Kleinfeld, l'avocat marron, fait des étincelles. Ce pantin veule (génial Sean Penn à moumoute) sera son homme fatal. Au finale, virtuose glissade sur les marbres et les escalators de Grand Central Station, De Palma est au meilleur de son maniérisme hitchcockien.

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Second point de vue :

"Le parti pris déteint sur l'ensemble de la mise en scène de L'Impasse qui, tout en demeurant pétrie de l'inventivité coutumière au cinéaste, n'en est pas moins à rebours de la grandiloquence des sommets baroques de l'auteur. Le formalisme de De Palma se tempère au contact de son héros assagi, catalyseur d'un certain apaisement dans le style du cinéaste. De cette logique d'épure, De Palma cultive une précision non exempte de maestria mais qui reste toujours dévolue à la peinture de son personnage et de son itinéraire tragique."
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http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/l-impasse.html

"Toute la richesse qui fait le sel de L'Impasse repose sur cet esprit classique dans lequel baigne la mise en scène, traversée toutefois dans ses acmés de suspense par un élan de liberté formelle. De sorte que l'esthétique de De Palma se love ici dans un entre-deux pour atteindre un équilibre entre fluidité de la narration et ruptures stylistiques. D'une élégance miraculeuse au regard de ce paradoxe intrinsèque, la réussite de L'Impasse, film funambule, tient à la chorégraphie conjointe de Brian De Palma et de Carlito Brigante. Carlito peut être considéré en effet comme l'avatar du metteur en scène au cœur de la fiction, tant il influe sur l'action par l'intelligence de son regard et la vivacité de ses réflexes."
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"On peut a priori lire L'Impasse comme le négatif de Scarface, autant d'un point de vue de mise en scène (beaucoup plus criarde dans le film de 1983) que dans la représentation mythifiée du criminel moderne. Mais l'approche ne peut se réduire à la comparaison des deux entités fictionnelles comme incarnations de leurs époques respectives – piste qui de toute façon ne tient pas la route au regard du portrait que compose Brian de Palma. La maturité apaisée de Carlito contraste avec l'impétuosité de Benny (et par extension celle de Tony Montana) dans le rapport qu'ils entretiennent tous deux à la mort et à leur propre finitude. L'Impasse déjoue donc quelque part l'attente autour d'une

déconstruction de la figure du gangster pour mieux esquisser la contemplation mélancolique du temps qui passe.
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À l'ambition dévorante et l'égotisme de Montana, De Palma oppose l'abnégation et l'ingéniosité – hélas vaine – d'un homme face au cours implacable de son destin. En embrassant la mythologie du film noir sur le mode de l'élégie et de la symbiose avec son personnage, le cinéaste livre son film le plus lumineux." 

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vendredi 8 août 2014

Meilleur Thriller Tendu.

The Honourable Woman

 
"Après le très médiocre Tyrant et sa collection de clichés sur le Moyen-Orient, la télévision anglaise s'attaque avec The Honourable Woman au même sujet, prenant pour toile de fond non pas un pays fictif, mais le très actuel conflit israélo-palestinien. La «femme respectable» de l'histoire, c'est Nessa Stein.

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Enfant, elle a assisté hébétée avec son frère à l'assassinat brutal de son père, vendeur d'armes israélien. Vingt-neuf ans plus tard, on la retrouve dans cette même pièce, fraîchement anoblie, tenir un discours éloquent devant un parterre de dignitaires et hommes d'affaires. Avec l'aide de son frère Ephra, Nessa a transformé la société familiale en une fondation qui ?uvre pour la paix au Moyen-Orient. Femme d'affaires et de conviction, elle pense que la seule façon d'arriver à un apaisement durable dans la région est d'aider les Palestiniens à s'élever socialement et économiquement, notamment en améliorant leurs moyens de télécommunications.
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Quand le bénéficiaire palestinien du dernier appel d'offre de la Fondation Stein est assassiné, Nessa se retrouve au centre d'un complot aux ramifications multiples. Elle-même cache bien des secrets."

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"D'un pitch prometteur, Hugo Blick (The Shadow Line) tire un thriller psychologique d'une élégance formelle rare. Il a fait le choix d'un rythme lent, plus proche du chef-d'oeuvre La Taupe de Tomas Alfredson que des dernières saisons de Homeland, à laquelle la série ne manquera pas d'être comparée. Ce rythme lui permet de développer un récit d'une grande sophistication, construit sur des allers et retours continus entre le passé et le présent. Le montage, volontiers elliptique, est accompagné d'une bande-son intense.

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Certaines scènes sont construites avec des moments présents et un futur très proche, de quelques secondes plus tard. D'autres au contraire nous ramènent huit ans plus tôt, au moment où la vie de Nessa a basculé à la suite d'un voyage en Cisjordanie. Là où les ennuis ont commencé pour cette figure sacrificielle prête à tout pour préserver sa fondation de la corruption, et par la même son rêve d'un Moyen-Orient pacifié. Autour des Stein s'agitent dans l'ombre tout un tas de protagonistes : le MI-6 largement mêlé à l'affaire, le Fatah, l'OLP, le Hamas ou encore le gouvernement israélien. Il faut rester bien concentré pour s'y retrouver au sein de cette intrigue touffue, qui n'en demeure pas moins plausible.

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«Who do you trust ?»

demande Nessa Stein de sa voix claire et séduisante dans le pilote de la série. La question de la confiance est centrale dans la série. Elle représente un préambule indispensable pour mener à bien des projets dans cette zone où règnent la corruption et les trahisons. Mais la confiance peut être fatale à celle ou celui qui l'a placée en de mauvaises mains."

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"La réussite de The Honourable Woman doit beaucoup à ses interprètes impeccables, à commencer par Maggie Gyllenhaal. Elle possède une élégance naturelle qui colle au personnage de cette femme d'affaires au caractère complexe. L'actrice parvient à transmettre avec une égale justesse l?exhalation de Nessa l'idéaliste, mais aussi sa part d'ombre, beaucoup moins «honorable». Seul petit bémol dans cette interprétation subtile : l'apparent détachement de Nessa sur certaines scènes peut tenir le téléspectateur à distance. Aucun personnage dans cette série n'est tout noir ou tout blanc, et c'est bien ce qui fait sa force.

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Dans le rôle ambigu du frère plus impliqué qu'il n'y paraît, Andrew Buchan passe d'une certaine indolence à une prise d'autorité surprenante. Côté MI-6, on retiendra la performance de Stephen Rea, qui réussit à rendre sympathique un arriviste parfaitement détestable dans ses méthodes.

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Minisérie composée de huit épisodes, The Honourable Woman n'a pas fini de livrer tous ses secrets. Sur sa première moitié, elle s'inscrit en tout cas dans la lignée de ces thrillers british noirs et subtils (The Fall, Luther, Southcliffe, Top of the Lake) que le reste du monde leur envie. Vu le contexte politique actuel, il faut saluer l'initiative de la BBC. La chaîne publique anglaise n'a pas remis en question la diffusion de cette série. Si certaines scènes pourront choquer, voir être sujettes à interprétation selon les points de vue, The Honourable Woman a le bon goût de ne pas prendre parti, et de s'abstenir de tout manichéisme."

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