American Airlines

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Thierry Brun, Editions Kubik, American Airlines

jeudi 13 février 2020

Lisez ! Polars et romans policiers. Thierry Brun, Ce qui reste de candeur. Editions Jigal


 Voici quelques mots du critique littéraire Laurent Greusard qui oeuvre pour le magazine K-Libre, L'Année de la fiction, "Mauvais genres", pour le Dictionnaire des littératures policières de Mesplède. 

..." Dès les premières lignes, Thierry Brun joue avec le cliché en présentant son personnage prêt à se suicider, comme un prélude à cette mort annoncée de la "balance", et parvient très bien à maintenir la distance de cette intrigue noire où chaque pas pour y échapper renvoie les personnages vers une issue fatale... "

Un extrait du roman Ce qui reste de Candeur :

"... Puis, comme mon index refusait de presser la queue de détente, je m’étais demandé s’il ne serait pas plus facile de me jeter du haut d’un pont ou d’une fenêtre. C’était accablant une telle lâcheté. J’avais abaissé l’arme et entendu un rire dans cette salle de bain, un rire désincarné, proche de la démence, en tout cas, désespéré. Ce n’était que partie remise, je savais qu’un beau matin, à Paris ou à Berlin, quelqu’un ferait le travail à ma place. Dans la foule, je ressentirai la présence latente du danger, d’un homme ou d’une femme qui n’aurait rien à faire là..."




jeudi 6 février 2020

Lisez ! Romans polars et policiers. Thierry Brun, Ce qui reste de candeur. Editions Jigal

"Dans les nouveautés des éditions Jigal,  Ce qui reste de Candeur, dont voici un extrait pour vous donner envie de découvrir ce livre sensible et noir"

"... Il se déplaçait comme un gymnaste ; souple, puissant, tranquille. Son visage était empreint de la fermeté qui figeait ceux des militaires commandos ou des gendarmes rodés aux interventions. Le genre de type qui protégeait des dignitaires, capable de jauger une situation rien qu’à la manière dont l’agresseur tenait son arme, qui connaissait les effets de certains calibres dans les organismes, qui avait étudié les dégâts en fonction des ogives et des poudres utilisées…"

"... J’étais fasciné par cette faculté qu’avaient certaines femmes de s’acoquiner avec des hommes violents et stupides, qui se fourraient dans les pires déboires à la première occasion, comme si elles sautaient à pieds joints pour mériter le grand bain, celui des vraies nageuses, des affranchies, et surtout pour ne plus avoir pied et de l’eau jusqu’au cou..."  


Ce qui reste de Candeur

 

jeudi 30 janvier 2020

Lisez ! Livres polar et romans policiers. Thierry Brun, Ce qui reste de candeur. Jigal

"Dans les nouveautés des éditions Jigal,  découvrez un livre sensible, addictif, qui va vous tenir en haleine de la première à la dernière phrase, un roman noir et aussi un roman d'amour,  un regard sur une réalité sociale et contemporaine"


Extrait :

"Je laissais toujours des bombes de défense et des matraques à proximité, dans la chambre, le salon, la cuisine et le garage, aux endroits où la main pouvait naturellement tomber dessus. Les petits modèles étaient les plus pratiques. À l’époque, j’étais extrêmement rapide, je m’entraînais et j’esquivais bien aussi. Je ne craignais pas les affrontements, mais je n’étais ni un combattant ni une tête brûlée et si, dans le passé, je m’étais retrouvé dans des situations compliquées, c’était parce qu’il n’y avait personne d’autre pour y aller… Miller m’avait aussi embauché pour ça" 

" ...Et, à l'époque, j'avais à peine levé les yeux sur Delphine, enregistrant plus ou moins son prénom, relevant tout juste sa blondeur sous la parka. Il ne fallait pas grand-chose pour se faire une idée de l'ambiance qui régnait au sein d'un couple, une simple absence, parfois un regard ou un silence, et tout était dit..."



Pour le découvrir


samedi 25 janvier 2020

Polar. Ce que reste de Grandeur. Thierry Brun chez Criminocorpus

J'ai eu le plaisir d'être interviewé par Philippe Poisson qui mène la barque du site : Criminocorpus. Il propose le premier musée nativement numérique dédié à l’histoire de la justice, des crimes et des peines. Ce musée produit ou accueille des expositions thématiques et des visites de lieux de justice. Ses collections rassemblent une sélection de documents et d’objets constituant des sources particulièrement rares ou peu accessibles pour l’histoire de la justice. Nous évoquons ce qui a provoqué l'écriture.

 
Polar

Voici un extrait de cet entretien : 


"...Alors, vient la rencontre avec un professeur de musique au profil atypique ; ancien musicien professionnel passé au professorat et avec une prof de lettres. Ils lui apprennent le respect et le bonheur de l’atelier, de faire son travail avec passion et de se servir de sa colère pour nourrir son écriture. Ils lui inculquent aussi l’envie d’apprendre, de ne pas trébucher, de ne pas abandonner à chaque écueil rencontré. S’il continue à écrire, il prend enfin les études au sérieux et décroche un diplôme dans une école de commerce. Se sentant à l’étroit dans le monde qui s’ouvre à lui, il part à l’aventure, fait mille petits boulots et en 1985 découvre la Bourse de Paris, le Palais Brongniart. C’est un chaudron. On doit apprendre vite. C’est aussi l’école le la fraternité, avant que les banques ne rachètent tout et virent les Agents de Change. Personne n’est innocent...".

La suite à découvrir ici : 

https://criminocorpus.hypotheses.org/115025

Pour le découvrir


mercredi 22 janvier 2020

Polar Social. Ce qui reste de Candeur. Thierry Brun

« Je vis le fantasme hideux d'un homme se lever, puis, par le travail de quelque machine puissante, montrer des signes de vie, et bouger en un mouvement malaisé et à moitié vivant... »
(Introduction de Mary Shelley de l'édition de 1831 de Frankenstein, Le Prométhée moderne.

Ce qui reste de Candeur. Thierry Brun
Ce qui reste de Candeur.


 

« Chaque jour sans exception, on doit se considérer comme mort »
Hagakuré, le livre secret des Samouraïs

 « Je ne sens plus mon visage… Enfin, je le touche, mais je ne sens rien à l’intérieur » Bobcat Goldthwait, Blow


Extrait

" J’avais bien essayé d’échapper à tout ça. Au bout du compte, j’avais fini par coller le canon d’un pistolet contre ma tempe. Comme dans les films, les chansons dramatiques, comme un policier ou un criminel de romans. Encore aujourd’hui, je ressens le contact froid sur mon épiderme. À genoux contre la baignoire, le menton posé sur le rebord glacé, je m’étais essayé à faire le vide, ne pas visualiser cette balle, à quelques centimètres de mon cerveau, qui allait subir une percussion, briser l’os de mon crâne et tout détruire sur son passage… "

https://www.furet.com/livres/ce-qui-reste-de-candeur-thierry-brun-9782377220946.html